Polémique sur le RSA : le coup de colère de Borloo

Par F.L., le 09 juin 2011 à 09h44 , mis à jour le 09 juin 2011 à 11h31

Face à des expressions comme "cancer de l'assistanat", et à la volonté affichée de cibler les bénéficiaires du RSA, le président du Parti radical dénonce "la méthode des boucs émissaires", privilégiée selon lui par le gouvernement.

Jean-Louis BorlooJean-Louis Borloo/Image d'archives - décembre 2010 © ABACA

 
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"Cliver" : fendre un minéral ou un corps dans le sens naturel des couches. Synonyme : fendre. "Cliver", c'est aussi, pour Jean-Louis Borloo, ce que s'efforce de faire aujourd'hui le gouvernement Sarkozy sur les grands sujets de société. Parmi lesquels le RSA, remonté depuis peu au rang de priorité politique. Et il s'en irrite, Jean-Louis Borloo. Une irritation qu'il a exprimée sans ambages jeudi matin au micro de RTL. "Décidément, après les radars, après la laïcité, voilà qu'il faut absolument cliver, comme si la solution des problèmes qui, me semble-t-il, nécessite plutôt de mettre les gens autour de la table, de fédérer les bonnes volontés, il y avait une forme de sentiment d'impuissance", a déploré le président du Parti radical.

Le facteur déclencheur de cette attaque en règle ? La polémique autour du Revenu de solidarité active, précisément. "On ne peut pas cliver sur la pauvreté, c'est un sujet qui est beaucoup trop grave", s'est exclamé Jean-Louis Borloo. Un sujet qui concerne "pratiquement 2 millions de familles, à peu près 4 millions de personnes avec les enfants, qui sont dans une situation psychologique, morale, professionnelle extrêmement difficile".

Le pouvoir à l'Elysée, "oui j'ai envie de l'exercer"

Aux yeux du président du Parti radical, "les remettre en activité est une nécessité y compris pour eux (...) mais parler de 'cancer de l'assistanat', je trouve que ce n'est pas correct". Or c'est bien l'expression qui avait été utilisée par Laurent Wauquiez, à l'origine de cette polémique, lorsqu'il avait suggéré d'imposer des heures d'activité aux bénéficiaires du RSA. "Je ne crois pas à la méthode de la dénonciation et des boucs émissaires", a dénoncé encore Jean-Louis Borloo, reprochant au gouvernement de présenter "un certain nombre de sujets de manière toujours un peu clivante". La bonne "méthode", pour lui, "c'est : on réunit les acteurs on fait un diagnostic partagé, on le fait avec humilité, on sort de l'idée que c'est toujours de la faute des autres".

L'ancien ministre a ensuite décrit, comme s'il y était déjà, sa vie à l'Elysée. "Je me dis semaine après semaine, dans ce bureau au 1er étage entouré de ce jardin, avec une forme de vide, dans telle circonstance que dois-je faire ? Comment j'organise l'action ? (...) Pendant 5 ans, quelles seront mes priorités, mes organisations, les contre pouvoirs, le mode de gouvernance ?", a-t-il détaillé. "Je suis un peu comme les skieurs. Avant les grandes descentes, vous les voyez : ils simulent complètement le passage des portes, eh bien moi j'essaie de réfléchir, de simuler. Oui je me pose la question de mon propre niveau", a poursuivi le président des Radicaux.

Le pouvoir à l'Elysée, "oui j'ai envie de l'exercer, évidemment que j'ai envie de l'exercer", a-t-il assuré, tout en réaffirmant qu'il se prononcerait "entre l'été et l'automne" quant à son éventuelle candidature.

Par F.L. le 09 juin 2011 à 09:44
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8 Commentaires

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  • tosca66, le 09/06/2011 à 16h42

    Quand il a accepté le poste de ministre , il a donc accepté aussi la politique de Mr.Sarkozy!!! maintenant, qu'il n'a pas eu ce qu'il voulait, en l'occurence le poste de premier ministre, il crache dans la soupe!!! ah, que la place doit être bonne pour qu'ils se battent ainsi!!!

  • nicapae, le 09/06/2011 à 16h39

    Federer un pays aux 300 fromages ca veut dire rien faire avancer , comme sous Chirac

  • gillou955, le 09/06/2011 à 14h06

    Pourtant c'est ce qu'il fait en reniant tout ce qu'il a fait comme ministre sous Raffarin, de Villepin et Fillon

  • sambrest, le 09/06/2011 à 13h03

    Il y en a un qui semble t il ne l'a pas encore compris...!

  • muscat, le 09/06/2011 à 11h45

    Injustice sociale

  • giorgio.fismodi, le 09/06/2011 à 11h39

    Yaka Fauquon !!!!

  • kosotto1, le 09/06/2011 à 11h28

    Sans entrer dans le détail, Mr Borloo a grandement raison sur un point. Pour diriger un pays, il faut fédérer et non diviser.

  • andre-victor, le 09/06/2011 à 11h12

    Je m'voyais déjà.....

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