François Fillon/Image d'archives © ABACA"Aujourd'hui, ce serait une faute économique". C'est ainsi que François Fillon a affirmé qu'il n'y aurait pas de coup de pouce donné au Smic au-delà de l'inflation, lors de sa prochaine revalorisation, dans une interview au quotidien régional Nice-Matin paru samedi. "Cela écraserait la hiérarchie des salaires et induirait une augmentation du coût du travail et donc du chômage", a expliqué le Premier ministre.
Pour favoriser l'emploi, Bruxelles milite en faveur du salaire minimum
Ces propositions de la commission européenne ne sont pas contraignantes mais il s'agit d'un véritable tournant idéologique de la part de Bruxelles.
Publié le 18/04/2012
Le Smic revalorisé à 9,19 euros de l'heure
Cette hausse de 2,1%, qui entrera en vigueur le 1er décembre, est calquée sur l'inflation. Elle a été publiée au Journal Officiel mercredi matin.
Publié le 30/11/2011
Le 1er décembre, le Smic augmentera de 21 euros
L'indice des prix à la consommation en France, l'un des baromètres de l'inflation, a augmenté de 0,2% en octobre par rapport au mois précédent et a franchi le seuil entraînant une revalorisation automatique du Smic.
Publié le 10/11/2011
François Fillon a fait valoir qu'"avant 2000, le coût du travail des produits fabriqués en France était en moyenne 15% moins cher qu'en Allemagne". Or, "depuis les 35 heures, cet avantage a été perdu et dans certains secteurs comme l'agriculture et les services, on est en train de dépasser l'Allemagne", a-t-il déploré. Selon le ministère du Travail et de l'Emploi, la prochaine revalorisation automatique du Smic, quand la hausse des prix atteint 2% depuis la revalorisation précédente, "pourrait avoir lieu" en août.
Rien pour le Smic depuis 2007
Depuis l'élection de Nicolas Sarkozy en 2007, aucun "coup de pouce" n'a été donné au Smic lors de ses différentes revalorisations. Jeudi, la CGT a indiqué qu'elle revendiquait désormais le Smic à 1.700 euros brut par mois, contre 1.600 euros jusque là, "compte tenu de l'inflation et du poids des dépenses contraintes" (chauffage, carburants, loyer...). Par ailleurs, interrogé par Nice-Matin sur la détermination du gouvernement à "limiter les salaires exorbitants", François Fillon a rétorqué ne pas croire "à la réglementation des salaires". "En revanche, je suis choqué de voir des progressions de salaires pour quelques-uns totalement déconnectées de la réalité économique de l'entreprise et des négociations salariales", a poursuivi François Fillon. Il a annoncé réfléchir "avec le gouvernement (...) à un dispositif qui consisterait à surtaxer les entreprises qui délivrent des rémunérations exorbitantes". "Les entreprises devraient être attentives à ce débat qui s'ouvre. Le mieux serait qu'elles se régulent elles-mêmes. Si elles ne le font pas, nous serons obligés d'intervenir", a-t-il prévenu.
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