Le Parti Socialiste s'est engagé à détruire les listes des électeurs qui voteront aux primaires à l'automne. L'UMP dit malgré tout craindre que ces listes soient conservées. © TF1/LCI
"Fichage" ? Ayrault va porter plainte en diffamation contre l'UMP
Le président du groupe PS à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, a annoncé jeudi avoir décidé de porter plainte en diffamation contre l'UMP après la diffusion d'un tract sur les modalités d'organisation de la primaire PS qui le met directement en cause.
Publié le 23/06/2011
Les primaires PS suscitent la colère de l'UMP
Le parti présidentiel s'en est vivement pris ce week-end à l'organisation des primaires socialistes, Jean-François Copé y voyant même "un gigantesque fichage politique". Le PS se défend.
Publié le 20/06/2011
Primaire PS : Guéant évoque "un problème" sur les listes
La primaire PS pose "un problème grave" car elles reviendront à publier "une liste des opinions politiques des Français" selon qu'ils y prendront part ou non, a déclaré mardi à l'Assemblée Claude Guéant.
Publié le 21/06/2011
Aubry : "Il y a un vent de panique à droite quand on parle démocratie"
Lors du Bureau national du PS, Martine Aubry a réagi à la nouvelle offensive de l'UMP sur la primaire socialiste. La Première secrétaire du PS a rappelé que tout avait été fait dans les règles et validé par la conseil constitutionnel et la CNIL.
Publié le 21/06/2011
Primaires du PS : "le fichier pas à la disposition des maires"
Invité du Grand Jury, Arnaud Montebourg a assuré dimanche, face aux critiques émises à l'UMP, que le fichier des primaires PS des 9 et 16 octobre en vue de l'élection présidentielle ne serait pas à la disposition des maires.
Publié le 19/06/2011
Primaire PS
La désignation du candidat socialiste à la présidentielle est ouverte à tous les électeurs inscrits sur les listes électorales, pour un euro. Le premier tour se déroule le 9 octobre, le second tour le 16 octobre.
Publié le 13/07/2011
A son tour, Martine Aubry a répliqué. La Première secrétaire du Parti socialiste a estimé mardi soir qu'"un vent de panique" soufflait sur la droite "dès que l'on parle" de démocratie. "Faut-il encore une fois que le fait de donner la parole aux Français les inquiète ?", a-t-elle ironisé. Il faut dire que la primaire socialiste avait fait l'objet dans l'après-midi de joutes oratoires à l'Assemblée nationale, où le PS a promis d'apporter les garanties demandées par le ministre de l'Intérieur sur le déroulement de ce scrutin. La primaire visant à désigner le candidat du PS pour l'élection présidentielle de 2012 aura lieu les 9 et 16 octobre prochains. Elle est ouverte à tous les sympathisants de gauche, qui pourront voter moyennant le versement d'un euro et la signature d'une charte.
Joutes à l'Assemblée
Invoquant la Constitution qui protège le secret du vote, le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a soulevé lors des questions d'actualité à l'Assemblée ce qu'il considère comme un problème de "liberté individuelle", disant s'inquiéter "du respect de ceux de nos compatriotes qui, dans telle ou telle ville socialiste soit parce qu'ils sont fonctionnaires ou président une association qui bénéficie de subventions (...) n'iront pas voter à ces primaires".
Quant au ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, il a reconnu que le scrutin était légal mais il a demandé des "garanties sur la destruction immédiate des listes d'émargement". "Les listes d'émargement vont très clairement faire apparaître le nom de ceux qui vont afficher leur sympathie à l'égard du PS et, par différence, le nom de ceux qui n'ont pas affiché cette sympathie", a-t-il souligné. "Nous aurons donc ni plus ni moins qu'une liste nominative des opinions politiques des Français", a-t-il ajouté, parlant de "problème grave".
Le député PS Alain Vidalies lui a répondu. "Vous voulez des garanties supplémentaires, vous les aurez", a-t-il dit, ajoutant que la présence d'assesseurs UMP ou choisis dans la population seraient bienvenue. "Nous nous engageons de manière très claire à ce que les listes électorales soient mises sous scellés et détruites sous constat d'huissier", a-t-il expliqué. L'élu a ajouté faire la différence entre la primaire PS, qui constitue "un nouvel espace démocratique et un nouveau souffle" et "les pratiques d'un autre âge" de l'UMP où "le chef se désigne lui-même et tout le monde marche derrière".
La voix discordante de Jean-Pierre Grand
Une voix discordante dans les rangs de la majorité s'est toutefois fait entendre mardi dans la soirée. "C'est un faux procès, oui. Pour moi, c'est inutile. Pendant qu'on parle de ça, on ne parle pas d'autre chose", a déclaré l'élu de l'Hérault, Jean-Pierre Grand sur France 3, jugeant "un peu injustes" toutes ces critiques du parti présidentiel sur les risques de "fichage politique". "La Ve République ne prévoyait pas que ce soient les partis politiques qui désignent les candidats. A l'UMP, c'est très simple, ils ont désigné Nicolas Sarkozy, donc silence dans les rangs. C'est une formule, je ne la trouve pas exceptionnelle, mais c'est comme ça", a-t-il commenté. "Au Parti socialiste, ils faisaient désigner par leurs militants leur candidat. Aujourd'hui, ils ouvrent les portes à d'autres citoyens, je trouve que c'est moderne. Moi je suis maire, je leur prêterai une salle, je jouerai le jeu. Pourquoi ne pas jouer le jeu ?", a poursuivi le député.
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