Le ministre français de l'Intérieur, Claude Guéant © TF1/LCILe ministre de l'Intérieur s'en est pris lundi aux "bandes" qui tendent des "guet-apens" à la police, estimant que la fillette qui a été grièvement blessée dimanche soir dans l'Essonne en était une victime. A des journalistes qui lui demandaient si la fillette, qui se trouve dans le coma, était une victime de ces "bandes", Claude Guéant a répondu par l'affirmative. Cependant, il s'est dit "dans l'incapacité" de dire ce qui avait occasionné la blessure de la fillette, jet de pierre ou balle en caoutchouc tirée par la police, refusant de "dire quoi que ce soit" avant les conclusions de l'enquête confiée à l'IGPN (Inspection générale de la police nationale). Le ministre a dénoncé les "comportements inadmissibles" de "bandes qui essaient de braver la police pour couvrir leur trafic de drogue", au lendemain des heurts qui se sont produits dimanche soir dans le quartier des Tarterêts à Corbeil-Essonnes. "Nous ne les laisserons pas prospérer", a-t-il déclaré.
Sécurité : pluie de réactions sur un rapport qui "fait l'effet d'une bombe"
Le premier président de la Cour des Comptes a sèchement répondu jeudi aux critiques de Claude Guéant, affirmant que le rapport critique sur les forces sécurité est "exact et objectif". Ce n'est "pas un rapport, mais un tract du PS", rétorque l'UMP Bernard Carayon.
Publié le 07/07/2011
Cour des Comptes : la colère de Guéant
Le ministre de l'Intérieur a adressé une réponse cinglante à un rapport de la Cour des Comptes, avant même sa publication officielle jeudi. Rapport mettant en cause la gestion des forces de sécurité en France entre 2002 et 2010.
Publié le 07/07/2011
La tension toujours aux Tarterêts
Lundi soir, des jeunes ont brièvement pris à partie des CRS dans cette cité de l'Essonne où une enfant de neuf ans avait été gravement blessée la veille en marge d'échauffourées.
Publié le 07/06/2011
Tension aux Tarterêts au lendemain des affrontements
Des jeunes ont brièvement pris à partie des CRS lundi soir et des journalistes ont été pris à partie dans la journée dans la cité des Tarterêts à Corbeil-Essonnes, où une fillette a été grièvement blessée la veille en marge de heurts entre jeunes et policiers.
Publié le 06/06/2011
Heurts à Corbeil-Essonnes : la fillette dans le coma
Agée de 9 ans, la petite fille a été grièvement blessée dimanche soir lors d'affrontements entre jeunes et forces de l'ordre dans le quartier des Tarterêts. Les parents accusent la police, Claude Guéant "les bandes".
Publié le 06/06/2011
Les parents de la fillette ont pour leur part mis en cause la police. "Ca ne pouvait pas être autre chose qu'une balle de flashball", a estimé le père de la fillette, absent au moment des faits, mais pour qui le projectile "n'était pas une pierre", comme l'affirme pourtant une source policière. "Le médecin a parlé de quelque chose de rond", a ajouté le père de Daranca, qui envisage de porter plainte. Selon M. Guéant, "personne" ne peut dire aujourd'hui ce qui a occasionné ces blessures. "C'est une cité qui a le droit de vivre dans la joie, dans la sérénité, dans la paix, ce n'est pas la police qui organise des confrontations", a-t-il fait valoir. "Ce sont des guet-apens qui sont organisés pour agresser des policiers et c'est à partir de là que les problèmes naissent. Il faut donc que nous prenions en compte ce phénomène de bandes et que nous les mettions hors d'état de nuire", a-t-il déclaré. "Les parents n'étaient pas sur place, donc ils ne peuvent pas plus que d'autres dire ce qui s'est passé, mais quand la vérité sera connue, elle sera bien sûr communiquée", a ajouté M. Guéant, formant le voeu que la fillette "se rétablisse".
Valls pour "une réunion de crise"
A gauche, le porte-parole du PS Benoît Hamon a réagi lundi matin à cette affaire. "On sent une montée extrêmement forte de la tension et de la violence dans la société française", a-t-il déploré, lors de son point de presse hebdomadaire. "Ces violences sont en augmentation et marquent l'échec d'un gouvernement qui avait promis la concorde et on constate un peu partout la discorde", a-t-il poursuivi, dénonçant "l'échec depuis presque dix ans" de Nicolas Sarkozy, ancien ministre de l'Intérieur devenu président de la République.
De son côté, Manuel Valls a demandé "une réunion de crise" sur "la situation des Tarterêts". Selon lui le quartier est "victime d'un système 'mafieux' qui n'accepte pas la présence de toute forme d'autorité républicaine (...) Ce sont des voyous qui agissent avec un sentiment d'impunité totale, souvent mêlés à des affaires de trafics, qui sont les véritables responsables des violences que subissent au quotidien les habitants de ce quartier", insiste-t-il. "A nouveau, des individus s'en sont pris aux forces de l'ordre et aux pompiers en organisant un véritable guet-apens", dénonce M. Valls, qui apporte "un message de soutien aux forces de l'ordre dont le travail est de plus en plus difficile aux Tarterêts".
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Trois journalistes ont été pris à partie lundi dans la cité des Tarterêts à Corbeil-Essonnes, là même où la fillette a été blessée la veille, selon des sources policière et judiciaire. Vers 11h, deux jeunes femmes travaillant pour une chaîne de télévision ont vu une personne s'approcher d'elles et tirer, sans les viser, deux coups de feu avec une arme non déterminée. Plus tard, un autre journaliste a été pris à partie par une dizaine de jeunes et son véhicule a été caillassé. Tous ont porté plainte, a-t-on ajouté. |
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