Entre 3.500 et 4.000 personnes sont attendues samedi matin pour ce premier rassemblement placé sous le signe de la « fidélité » et de la « reconnaissance » à Nicolas Sarkozy. Jusque-là composée d'élus ou d'anciens parlementaires, de l'UMP mais aussi du centre, l'association a annoncé vendredi son ouverture à la société civile.
"J'espère qu'un jour, les historiens diront que Nicolas Sarkozy a été un grand homme d'Etat dans la tourmente", a déclaré le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé. Mais point de nostalgie excessive, « nous ne sommes pas un musée » a déclaré l'ancien ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux. "C'est surtout pour nous une réunion de l'espérance", renchérit Christian Estrosi, secrétaire général de l'association. Si certains ne cachent pas leur désir de voir l'ancien président revenir en politique, il n'est pas encore question de se mobiliser dans cette perspective. Au cas où, Nadine Morano a assuré que le jour venu, elle « serait là ».
Après une réunion à huis clos, les candidats, déclarés ou non, et leurs soutiens ont évité d'aborder les sujets qui fâchent. Les jardin du Musée Matisse constituant « un espace d'unité », selon Brice Hortefeux. "Un de nos rôles c'est d'être vigilant sur la préservation de ce climat d'unité." C'était sans compter Jean-François Copé : le député qui doit annoncer sa candidature dimanche, a déclaré qu'il « ne faisait pas partie des gens qui prennent leur distance ». Allusion sans équivoque à François Fillon (lire notre article Fillon sur sarkozy : "j'assume"), qui a pris ses distances avec le sarkozysme, défendant une approche des choses "plus sereine et pragmatique". Sentant le feu couver, Eric Ciotti a évoquer « la singularité » de la relation entre l'ancien Premier ministre et Nicolas Sarkozy.









