Par D.D.F.,  le 15 février 2012 à 20h34
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, mis à jour le 15 février 2012 à 23h00

À Rouen, Hollande tacle la "pluie de référendums" proposée par Sarkozy

Pour son deuxième grand meeting de campagne, le candidat PS avait choisi sa ville natale. Si l'ensemble de son discours avait des airs du Bourget, le coeur du propos était dirigé à l'encontre de son principal adversaire, qui déclarait sa candidature au même moment.

François Hollande, candidat socialiste, en meeting à Rouen le 15 février 2012.François Hollande, candidat socialiste, en meeting à Rouen le 15 février 2012. © AFP/PATRICK KOVARIK

 

Le public était moins galvanisé qu'au Bourget. Mais pendant 1h10, François Hollande a fait le spectacle à Rouen, pour son deuxième grand meeting de campagne. Un choix de ville presque "naturel" puisque c'est là que le candidat socialiste a grandi jusqu'à ses 14 ans. Mais hasard du calendrier (ou pas), c'est également ce mercredi 15 février que Nicolas Sarkozy a choisi pour officialiser sa candidature à la présidentielle, sur le plateau du 20 heures de TF1 (Voir la vidéo> Sarkozy annonce sa candidature sur TF1 : la vidéo intégrale ).

Une annonce qui a obligé le candidat socialiste a réécrire une partie de son propos dans l'après-midi (Lire : Hollande s'adapte au timing de Sarkozy ). Les premières allusions au président sortant sont apparues en creux, dès le début d'un discours qui s'est ouvert sur "les atouts de la Normandie" que "la crise frappe durement", en particulier l'industrie. "Je n'ai jamais été de ceux qui ont anticipé une France sans usine", a-t-il rappelé, indiquant que "depuis 10 ans, ceux qui dirigent le pays ont abandonné toute ambition industrielle pour y substituer des annonces sans lendemain". Une référence aux "promesses non tenues" de Nicolas Sarkozy aux salariés de Gandrange, qu'il citera de nouveau par la suite. Comme au Bourget, François Hollande a dessiné son portrait en opposition au président sortant avant d'évoquer l'officialisation de la candidature de son principal adversaire.

"Vous connaissez la nouvelle du jour, peut-être qu'elle n'est pas venue jusqu'à vous. Le président-candidat est désormais le candidat-président. Quelle nouvelle! Quel bouleversement! Quelle sensation!", a-t-il ironisé. Et de poursuivre, devant les rires du Zénith : "Je vais vous faire une confidence: je m'en doutais. La vérité, c'est que le président-candidat est candidat depuis 5 ans. À peine élu, il était déjà en campagne, à peine entré il était déjà sortant". Le bilan du quinquennat de Nicolas Sarkozy? "Un fiasco!" "Pas une semaine sans qu'une promesse ne soit faite, sans que les moyens de l'Etat et de l'audiovisuel ne soient mis au service d'un homme, d'une carrière", a-t-il fustigé.

"Qui va mieux depuis 5 ans ? Le peuple des dirigeants!"

François Hollande a mis en garde ses sympathisants, car selon lui, le chef de l'Etat "tentera de faire de ses faiblesses une force". "Car qui va mieux depuis cinq ans?", s'est-il interrogé, chacune de ses questions trouvant en écho les huées du public. "Les ouvriers? Les employés? Les agriculteurs? Les professeurs? Mais qui va mieux en France? Je vais vous le dire, c'est un peuple à part, qui vit au-dessus du peuple. Le peuple des importants, des possédants, des dirigeants, lui va mieux depuis cinq ans".

Le candidat socialiste a également ironisé sur "la pluie de référendums" proposée par Nicolas Sarkozy, s'imaginant le type de questions qui pourrait être posé au peuple français sur les thèmes évoqués par le chef de l'Etat. Sur le chômage, par exemple : "vous êtes pour ou contre le chômage?", a-t-il lancé. "Curieuse position", selon lui, "quand, pendant cinq ans, il n'a pas consulté le peuple français" sur des questions importantes comme les retraites. "Curieuse conception" également des institutions, a déclaré François Hollande, en ajoutant qu'il croyait à "la capacité du Parlement à nous représenter". Pour lui, il n'y a qu'un seul référendum. Celui du 6 mai prochain. "Et j'ai même trouvé la question qui sera posée", s'est-il amusé : "voulez-vous poursuivre cinq ans de plus avec le même président?" ou "voulez-vous changer de président et de méthodes?".

Encore 66 jours jusqu'à l'élection. "Je les compte, chaque jour", a-t-il affirmé, rappelant qu'il était "en campagne depuis près d'un an". "Je ne me préoccupe pas des autres. Je ne me préoccupe que de mon objectif, faire gagner la France. Je suis sur ma ligne et je n'en dévie pas. J'ai compris que d'autres s'étaient engagés", a-t-il déclaré en référence à Nicolas Sarkozy. "Et bien le débat va s'élancer". Le candidat socialiste est attendu jeudi soir sur le plateau de Laurence Ferrari. Comme un duel à distance avec celui qui est désormais officiellement son principal adversaire dans la course à l'Elysée.

Rendez-vous

François Hollande 

sera jeudi l'invité de       Laurence Ferrari 

Jeudi 16 Février 2012 -20h00
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  • modigliani11Le 17/02/2012 à 09h59

    Vive Sarko pour ne pas être déçu par Hollande.

  • beaurains62Le 17/02/2012 à 06h42

    Je ne voterais pas pour un chauffeur de salle sans expérience !!!! TRISTE.....

  • stephany23Le 16/02/2012 à 19h50

    Quand on pense qu' Hollande est là, grâce à N. Diallo, çà ne présage rien de bien intéressant ^^

  • ledoc28Le 16/02/2012 à 18h49

    @j.bon ; vous préfereriez vivre en Grèce ou en Italie ????sérieusement ?

  • matgerLe 16/02/2012 à 16h40

    L'art du caméléon c'est savoir s'adapter,et N.Sarkozy a su adapter sa position face à la crise,face à la longévité croissante de la population.Finalement,être un caméléon comme il l'a été,c'est plutôt une qualité.

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