Aubry-Hollande : à 48 heures du vote, affrontements à distance

Par L.G, le 13 octobre 2011 à 22h40 , mis à jour le 14 octobre 2011 à 07h13

Dossier : PS : dossier sur le Parti socialiste

François Hollande et Martine Aubry ont tenu jeudi soir leur dernier meeting de campagne avant le second tour de la primaire. Très offensif, le député de Corrèze a de nouveau refusé de céder aux attaques. "Face à une droite dure, je veux une gauche forte", a asséné de son côté la maire de Lille dans son fief.

Au lendemain de leur débat télévisé, les deux derniers candidats à la primaire PS ont tenu jeudi soir leur ultime meeting de campagne. Depuis la salle des Sports de sa ville, la maire de Lille a affirmé qu'elle voulait "une gauche forte qui s'attaque au système" face à une "droite dure". Offensif, le député de Corrèze a de nouveau exprimé son refus de céder aux attaques, en donnant rendez-vous, devant 1.500 personnes réunies au Bataclan, dans l'Est parisien, "pour la victoire". Mais tout deux ont, plus ou moins ouvertement, continué de durcir le ton à l'égard de leur concurrent.
  • A son tour, Hollande répond à Montebourg

    François Hollande a répondu par lettre à Arnaud Montebourg, en lui faisant savoir que "plusieurs thèmes" chers au troisième homme de la primaire "recevaient chez lui un écho favorable". Mais précise préférer à la démondialisation la lutte contre ses "excès".

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  • Montebourg fait durer le suspense : consigne ou indication ?

    Le député de Saône-et-Loire fait monter les enchères pour un éventuel ralliement. Ses proches donnent des signaux contradictoires.

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    Il a prévenu : il se décidera sur une consigne pour le second tour de la primaire PS en fonction de la réponse de Martine Aubry et François Hollande à sa lettre ouverte et à leurs positions lors du débat de mercredi. Arnaud Montebourg a publié sa lettre ce mardi soir.

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  • Aubry, Hollande: débat courtois, lendemains acerbes

    Sur Europe 1 et RTL, le duel entre les deux candidats à la primaire PS s'est tendu un peu plus jeudi matin, Martine Aubry accusant François Hollande d'avoir employé "des mots de droite". Lui disant refuser de "rien faire pour diviser dans son camp".

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    Les deux candidats PS ont échangé en tentant de forcer leurs différences. Mais cette rencontre courtoise n'aura probablement pas fait bouger les lignes.

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  • Débat Hollande-Aubry ce soir, 90 minutes à risques

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  • Pourquoi le duel Hollande-Aubry s'annonce serré

    Très grand succès en terme de participation, la primaire PS a montré un écart moins grand que prévu entre le député de Corrèze et la maire de Lille. Le premier veut rassembler, la seconde veut en découdre.

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  • Hollande devant Aubry au second tour, mais en baisse

    François Hollande recueille 54% d'intentions de vote contre 46% à Martine Aubry chez les sympathisants de gauche, selon un sondage OpinionWay-Fiducial pour Le Figaro réalisé lundi et mardi. Mais il accuse une baisse de 4 points par rapport au même sondage daté du 7 octobre, avant le premier tour.

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  • Primaire PS : les résultats définitifs du premier tour

    2.665.013 personnes se sont rendues aux urnes dimanche 9 octobre. François Hollande obtient 39,17% des suffrages, Martine Aubry 30,42% et Arnaud Montebourg 17,19%.

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  • Hollande-Aubry : l'écart se resserre un peu

    François Hollande emporterait le second tour de la primaire avec 53% des suffrages contre 47% à Martine Aubry, selon un sondage OpinionWay Fiducial pour LCI et le Figaro réalisé mercredi et jeudi. Le score du député de Corrèze régresse d'un point par rapport à la même enquête réalisée mardi.

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  • Primaire PS : dernière ligne droite pour Aubry et Hollande

    Martine Aubry et François Hollande n'ont plus que quelques jours pour convaincre avant le second tour de la primaire PS dimanche.

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  • B.Julliard : "Aubry n'a pas été trop offensive"

    Soutien de Martine Aubry, l'adjoint au maire de Paris a trouvé la maire de Lille "meilleure, offensive et solide" lors du débat de mercredi soir face à François Hollande

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  • Aubry : son analyse sur le débat avec Hollande

    Tout sourire à son arrivée à son QG après son débat sur France 2 avec François Hollande, Martine Aubry a jugé "n'avoir pas bougé d'un iota" par "cohérence", même "si elle peut en agacer quelques-uns", lançant une nouvelle pique à la "gauche molle".

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  • A.Filippetti : "les attaques d'Aubry tombaient à l'eau"

    Soutien de François Hollande, la députée PS de Moselle a jugé que "agressivité" de Martine Aubry lors du débat de mercredi soir avait été inefficace.

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Plus d'infos

 
Le verbe combatif, la voix éraillée, très mobile à la tribune, le député de Corrèze a d'emblée semblé vouloir répondre aux accusations égrénés par le camp de l'autre finaliste Martine Aubry, qui voit en lui un tenant de la "gauche molle". "Rien ne m'a été donné", a lancé le député de Corrèze. "Ce que j'ai gagné, je l'ai toujours pris à la droite". "Celui qui saura réunir, rassembler, réconcilier sera le vainqueur de l'élection présidentielle", a-t-il lancé. "Celui ou celle qui gagnera, c'est celui qui est capable de donner au pays une confiance, celle qu'il a perdue", a-t-il ajouté sous les applaudissements et autres "François président" criés par une salle enthousiaste. Pour cette dernière réunion publique avant "le choix décisif"  du 16 octobre, il était entouré sur scène par le président du Parti radical de gauche Jean-Michel Baylet, le député de l'Essonne Manuel Valls et Dominique Bertinotti, directrice de campagne de Ségolène Royal, qui lui ont apporté leur soutien après le premier tour de dimanche dernier.
 
"Arnaud, avec nous !"
 

Dans son discours d'une heure, il a remercié Ségolène Royal, son ancienne compagne et ex-candidate du PS à la présidentielle. Presqu'au même moment sur France 2, celle-ci assurait qu'elle ne reniait pas sa vie avec le candidat, avec qui elle a eu quatre enfants. François Hollande s'est aussi adressé au "troisième homme" de la primaire, Arnaud Montebourg, qui n'a pas encore donné de consigne après avoir récolté 17,2% des voix le 9 octobre. "Arnaud, je ne voudrais pas peser sur sa décision mais en même temps j'entends aussi ce que les électeurs ont voulu dire", a-t-il dit, déclenchant dans la salle des "Arnaud, avec nous !" S'adressant au chantre de la "démondialisation", François Hollande a rappelé son souhait de lutter contre les paradis fiscaux et d'organiser un contrôle partiel des banques où l'Etat est entré dans le capital.
 
"Même si ça ne plaît pas à certains (...), face à une droite dure, je veux une gauche forte qui s'attaque au système" et ne se contente "pas seulement de le replâtrer, une gauche qui défende les services publics, une gauche qui redresse l'économie en s'appuyant sur le travail", a lancé le maire de Lille devant quelque 3.000 personnes au Palais des sports de la capitale nordiste. "J'ai entendu ceux qui ont voté et, avec moi, ils ne seront pas déçus!",a assuré la candidate. "Je ne me contenterai pas d'être une bonne gestionnaire" comme ceux qui ont "accepté la règle d'or", a-t-elle lancé, dans une nouvelle pique à son rival. "Il ne s'agit pas de donner des chiffres pour paraître sérieux" mais de "s'attaquer réellement au changement" avec "l'emploi, l'emploi, l'emploi" en priorité "matin, midi et soir", a-t-elle également assuré.
 
Pour elle, "la gauche forte" c'est celle qui "veut remettre les banques au pas", a-t-elle aussi dit et voulant créer "une tranche à 50%" de l'impôt sur le revenu  même "si ça ne plaît pas à tout le monde". "Je reprends aussi une idée de Ségolène Royal : il faudra un rayon de prix citoyens dans les grandes surfaces", a assuré Mme Aubry, en direction de l'ex-candidate à l'Elysée. 
 
"Candidat du système"


Hors de la tribune, les candidats continuaient jeudi soir d'émailler leurs interventions de petites phrases assassines. Au Grand Journal de Canal+, François Hollande a déploré "l'oral de rattrapage" de Martine Aubry au lendemain de leur débat télévisé, estimant que la maire de Lille avait été "au-delà de ce qu'il fallait faire" en choisissant des mots qui pourront être "utilisés par d'autres". Dans la matinée, la maire de Lille avait dit sur RTL avoir trouvé "des points de flou" dans le discours de son adversaire. Loin de baisser les armes, Martine Aubry a qualifié dans un entretien à paraître vendredi dans 20 Minutes son concurrent de "candidat du système" et des sondages, "plus facile à battre pour Sarkozy". François Hollande a répondu qu'il "n'était fabriqué par personne d'autres que les électeurs".

Pierre Moscovici, coordinateur de la campagne de François Hollande, a mis en garde Martine Aubry, en lui lançant: "attention à ne pas se tromper d'adversaire", en estimant que "sa rhétorique évoquait d'autres familles politiques". Plus net, le chef de file des sénateur PS, François Rebsamen, a accusé la maire de Lille d'utiliser "une rhétorique semblable à celle de l'extrême droite". "Cela est inacceptable, cela doit cesser", a-t-il ajouté.

Par L.G le 13 octobre 2011 à 22:40
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69 Commentaires

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  • ricky1-37, le 15/10/2011 à 23h57

    Oui moi aussi j'en ras le bol de les voir , car je n'écoute pas .

  • matger, le 15/10/2011 à 19h42

    Elle n'a même pas été fichue de rassembler les reports de voix,c'est dire si elle est appréciée.

  • kline972, le 14/10/2011 à 16h08

    Attendez plutôt que NS se déclare, là vous risquez plus qu'une overdose ! Pour le moment, il décoche ses piques et profite à fond des moyens de la république. N'étant pas encore en campagne, il n'y a pour le moment aucun décompte de temps pour l'UMP. Mais attendez encore un tout petit peu, car l'issue de la primaire socialiste va l'obliger à se déclarer plus tôt que prévu !!!

  • kline972, le 14/10/2011 à 15h55

    C'est peut-être pour ça que vous voulez 5 nouvelles années de sarkozysme ? Ce sera NON !!!

  • kline972, le 14/10/2011 à 15h52

    Seulement vous, je pense.

  • a1n2n2e3, le 14/10/2011 à 15h50

    Comme vos amis umpistes .... :- (((

  • brianforever1, le 14/10/2011 à 14h21

    Ce qui me fait marrer c'est les critiques de sarkozy sur les primaires..alors que c'est lui même qui en avait proposé pour sa propre candidature aux dernières éléctions

  • samain87, le 14/10/2011 à 14h10

    Si il y a une bonne parité hommes/femmes, il aura de quoi s'occuper avec les femmes et comme la mère de Mlle Triston elles ne diront rien.

  • automatekin24, le 14/10/2011 à 12h37

    Et bien ça y est, la primaire n'est pas à son terme que les luttes internes commencent et la France là dedans ? Et bien ils l'ont tout simplement oublié ! De vrais socialistes (ce qu'ils sont d'ailleurs) d'abord eux et surtout eux, les autres ensuite (peut être

  • monacfrance, le 14/10/2011 à 12h07

    Mais bien sûr qu'il imite Mitterrand, je me tue de vous le dire. Il avait tout à fait sa place au Bataclan ....

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