Les Français favorables au serment d'allégeance de Copé, selon un sondage
Selon un sondage IFOP pour France Soir, les Français sont favorables à 62% à "la création d'un serment d'allégeance aux armes", une idée proposée mardi par le patron de l'UMP, Jean-François Copé, qui a suscité des réserves jusque dans son camp.
Publié le 22/09/2011
L'UMP veut une "allégeance aux armes" pour chaque jeune Français
Cette allégeance interviendrait à l'occasion d'un serment au moment de sa majorité ou, s'il n'est pas né Français, lors de sa naturalisation.
Publié le 20/09/2011
L'allégeance aux armes, pas forcément la formulation la plus adaptée pour Chatel
Le ministre de l'Education nationale a estimé mercredi que la formulation "allégeance aux armes", proposée par l'UMP, n'était "pas forcément la plus adaptée", mais s'est dit favorable à une cérémonie qui "rappelle les valeurs de la République".
Publié le 21/09/2011
Allégeance aux armes : Valls "favorable à l'idée d'un changement"
Manuel Valls se dit "favorable à l'idée d'un engagement, d'un serment mais à nos valeurs, à la République, pas aux armes". Le candidat à la primaire PS "propose un service civique obligatoire pour les garçons et filles qui s'engagent pour les associations".
Publié le 21/09/2011
"Allégeance aux armes" : au delà du terme, Copé vante "la loyauté"
Le patron de l'UMP a affirmé sur LCI que la formulation avait moins d'importance que le fond dans cette proposition, répondant aux critqiques de gauche, comme de droite.
Publié le 21/09/2011
Critiqué à gauche mais aussi par certains à droite, le projet "d'allégeance aux armes" pour chaque jeune Français a été défendu mercredi matin par Jean-François Copé sur LCI. Invité de Julien Arnaud, le secrétaire général de l'UMP a voulu minimiser la polémique naissante sur la sémantique et préférer insister sur "la loyauté" à la France en cas de conflit contenue dans ce projet. Le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, a estimé lui que la formulation "allégeance aux armes" n'était "pas forcément la plus adaptée", mais s'est dit favorable à une cérémonie qui "rappelle les valeurs de la République". De son côté, NKM s'est dite opposée à cette idée, dans Le Point.fr.
Lors du point presse hebdomadaire du parti mercredi matin, Jean-François Copé a indiqué "comprendre" que le mot allégeance "ne plaise pas", en proposant une nouvelle sémantique, celle d'un "engagement de loyauté, d'engagement solennel ou d'engagement tout court". Mais a jugé "scandaleux et indigne que le seul fait de parler de l'amour de la patrie puisse être considéré par certains commentateurs comme politiquement incorrect au point (qu'ils) osent faire le parallèle avec Vichy, l'une des pages les plus honteuses de notre histoire", a-t-il poursuivi.
Ce projet qui fait beaucoup penser à l'exemple américain (le serment d'allégeance au drapeau existe depuis longtemps aux Etats-Unis) et qui figure parmi les 29 propositions de l'UMP destinées à alimenter le programme du futur candidat Sarkozy - "sans engager le président de la République", a tenu à préciser le secrétaire général de l'UMP. La proposition s'inscrit en tout cas dans le cadre d'une attaque en règle contre les projets prêtés à la gauche si elle revient au pouvoir à l'occasion de la prochaine présidentielle : s'appuyant sur le succès libyen de Nicolas Sarkozy, le parti majoritaire a mis en garde contre une victoire de la "coalition" PS-écologistes, accusée de vouloir faire du budget de la défense une simple "variable d'ajustement", synonyme "d'affaiblissement de la France". "Je suis très inquiet. Les socialistes parlent plus aux Verts, qui veulent supprimer les cérémonies du 14 juillet, qu'aux Français. Jusqu'où iront-ils? Si on baisse la garde, c'est alors la sécurité des Français qui sera menacée", a affirmé Jean-François Copé.
Martine Aubry a jugé cette idée "ridicule, on a autre chose à s'occuper". Pour le PS, le député Bernard Cazeneuve a aussitôt dénoncé une proposition "exclusivement électoraliste", "en forme de clin d'oeil au Front national". François Hollande a estimé pour sa part que la proposition n'était "pas la formule la plus heureuse". "La fidélité à la France doit se marquer à des moments qui ne sont pas forcément liés aux armes", a-t-il dit devant des journalistes, soulignant que "ce sont ceux qui ont supprimé le service militaire qui font aujourd'hui cette proposition". Et de poursuivre : "Ce qu'on doit demander aux jeunes Français, c'est sans doute un engagement civique de fidélité à des principes de solidarité et de justice". La campagne présidentielle de l'UMP "s'apparente désormais à une gigantesque chasse à l'électeur FN", a renchéri le NPA.
"Une proposition de cohésion nationale"
La présidente du FN, Marine Le Pen, a réagi ironiquement : "Encore un serment... l'américanisation, qu'est-ce qu'on aime ça chez Sarkozy... Ils vont bientôt nous sortir la Bible pour qu'on fasse le serment dessus ?". Selon elle, "s'il y a une réflexion à mener, c'est sur l'existence d'un service national".
Et jusqu'au sein du parti majoritaire, la prise de position gêne. A la sortie de la convention de l'UMP mardi, le ministre de la Défense Gérard Longuet s'est dit "un petit peu" gêné. "L'idée est bonne, mais il faut travailler la sémantique", a-t-il déclaré à des journalistes, tandis que son collègue Bruno Le Maire, chargé de l'élaboration du projet de l'UMP pour 2012, bottait en touche. Hervé Mariton, conseiller politique de l'UMP chargé des questions de défense et partisan affiché du projet, a concédé pour sa part que "le mot est peut-être un peu ancien".
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