Le porte-parole du PS Benoît Hamon est revenu sur le remaniement annoncé dimanche soir par Nicolas Sarkozy. © TF1/LCIOpposition
Record d'impopularité pour Sarkozy
La cote de confiance du chef de l'Etat est au plus bas depuis 2007, selon le baromètre politique du mois de mars TNS Sofres du Figaro Magazine.
Publié le 03/03/2011
Juppé/MAM: passation de pouvoir au Quai d'Orsay
L'ex-ministre de la Défense devient le nouvel homme fort du gouvernement. Il remplacera mardi matin Michèle Alliot-Marie, limogée dimanche après seulement trois mois aux Affaires étrangères.
Publié le 01/03/2011
Juppé se confie librement sur Sarkozy et ses ambitions au Quai
Le nouveau ministre des Affaires étrangères a affirmé depuis Bordeaux s'être rendu compte depuis 3 mois qu'il était "possible de travailler avec Nicolas Sarkozy".
Publié le 28/02/2011
Printemps arabe : le difficile discours du gouvernement sur l'immigration
A la suite de Nicolas Sarkozy, François Fillon a redit lundi l'intention du gouvernement de faire "preuve d'une très grande fermeté à l'égard de l'immigration illégale, redoutée après les révoltes arabes." Mais le Premier ministre, plus que le chef de l'Etat, a insisté sur le nécessaire soutien aux peuples de la Méditerranée.
Publié le 28/02/2011
Sarkozy : "ère nouvelle" avec les pays arabes et "flux migratoires"
Nicolas Sarkozy a estimé que les révolutions arabes ouvraient "une ère nouvelle" et mis en garde contre le risque de "flux migratoires". Cela justifie le remaniement.
Publié le 27/02/2011
Guéant fixe sa mission : "sécurité" et "immigration irrégulière"
Lors de sa passation de pouvoirs avec Brice Hortefeux, le nouveau ministre de l'Intérieur a fixé les deux priorités de sa mission.
Publié le 28/02/2011
Pour le PS, la politique étrangère française est "un fiasco"
Le porte-parole du PS Benoît Hamon est revenu sur le remaniement annoncé dimanche soir par Nicolas Sarkozy, dénonçant le "fiasco total" de la politique étrangère de Sarkozy.
Publié le 27/02/2011
Voici l'intégralité de l'allocution de Nicolas Sarkozy
Le président de la République est revenu dimanche soir sur le mouvement de révolte qui touche une grande partie du monde arabe et a officialisé le remaniement de son gouvernement, provoqué par le départ de Milchèle Alliot-Marie.
Publié le 27/02/2011
Le remaniement en détail
MAM a remis sa démission dimanche et est remplacée par Alain Juppé. Gérard Longuet devient ministre de la Défense et Claude Guéant ministre de l'Intérieur. Quant à Hortefeux, son sort n'est pas encore fixé...
Publié le 27/02/2011
- Laurent Fabius, député PS: "Ce n'est pas sept minutes de discours qui vont faire oublier des semaines de cafouillage. Il y a ces démissions-limogeage de Mme Alliot-Marie - c'était devenu impossible pour elle de rester - et de M. Hortefeux, parce que la politique de sécurité échoue, parce qu'il a une condamnation pénale. M. Sarkozy, de manière très habile, essaie de justifier ça par une analyse internationale, au demeurant juste, mais qu'il avait oublié de faire il y a treize jours. Le remaniement sanctionne surtout un échec complet de politique étrangère et de sécurité" (déclaration sur France 2).
- Cécile Duflot, secrétaire nationale Europe Ecologie: "Pour que la France soit crédible, il aurait fallu que Nicolas Sarkozy reconnaisse qu'il y avait eu une erreur d'appréciation et qu'il y avait un regret des déclarations qui ont pu être commises, notamment par Michèle Alliot-Marie mais que je n'accable pas parce que je n'ose pas imaginer une seconde que les déclarations qu'elle a faites sur la Tunisie n'aient pas été validées par le président le République" (sur BFM TV).
- Marielle de Sarnez, eurodéputé MoDem: "Après l'intervention de M. Sarkozy, il reste que la France a raté le train d'événements historiques et que les vraies questions demeurent: au dela des relations d'Etat à Etat, la France doit être capable de dialoguer avec tous ceux qui veulent faire évoluer les régimes autoritaires. Elle doit engager des relations de partenariat avec ces nouvelles démocraties. L'Europe de son côté doit répondre présente en matière d'aide économique et sur la question des flux migratoires".
- Marine Le Pen, présidente du FN: "On met à l'Intérieur M. Guéant dont M. Sarkozy nous dit lui-même que ça fait neuf ans qu'il est chargé avec lui de la sécurité (...) quand on voit les résultats, on peut s'attendre à ce que rien ne change en la matière. Mais surtout en matière d'immigration: il nous parle de période troublée, et nous partageons cette analyse, il évoque (...) des vagues d'immigration et on remet les mêmes (...) C'est très inquiétant, une nouvelle fois, aucune annonce concrète, rien en ce qui concerne le contrôle des flux à nos frontières ". (déclaration sur BFM-TV)
- Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA): Nicolas Sarkozy "s'est livré à un très grand exercice d'hypocrisie, saluant le renversement des dictatures mais en même temps justifiant les liens de la France avec ces régimes, présentés comme des "remparts contre l'extrémisme religieux et le terrorisme (...) Comme à son habitude, il a également joué avec les peurs en évoquant les risques de flux migratoires incontrôlables pouvant résulter des situations révolutionnaires dans le monde arabe" (communiqué).
Majorité
- Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP :"On voit ce dimanche un président de la République qui réagit en homme d'Etat, qui prend un certain nombre de décisions et qui surtout trace pour la suite des perspectives" (point de presse).
- Thierry Mariani, conseiller politique UMP en charge des Français de l'étranger : "Tout en accompagnant et en soutenant la juste aspiration des peuples qui, de l'autre côté de la Méditerranée, réclament plus de liberté et plus de démocratie, le chef de l'Etat a parfaitement, en responsabilité, alerté nos concitoyens sur les enjeux que cette nouvelle donne internationale exige en termes d'équilibres économiques et sociaux, mais aussi géopolitiques et migratoires" (communiqué).
- Laurent Wauquiez, ministre des Affaires européennes: "Le président a repositionné le débat à la hauteur du séisme historique que nous traversons. Ni cynisme, ni naïveté. Dans cette bourrasque géopolitique qui traverse le monde, il s'agit pour nous de protéger la France et les Francais. C'est pour cela qu'il a changé les pièces maîtresses de l'échiquier gouvernemental pour faire face à ce défi autour des trois postes clefs, l'Intérieur pour l'immigration et le terrorisme, la Défense pour les menaces géopolitiques et les Affaires étrangères pour gérer les changements de la rive sud de la Méditerranée (...) Le président a tranché (...) Sa clarté et sa vision tranchent avec le marigot dans lequel le débat franco-français s'était enfermé" (à l'AFP).
- Philippe Vigier et Jean-Marie Cavada (portes-paroles du Nouveau centre) : "le chef de l'Etat a enfin déterminé un cap clair en plaçant la France aux côtés des peuples qui se libèrent des tyrannies. Cependant, la succession des crises internationales ne peut servir d'alibi aux graves dysfonctionnements de la diplomatie française. Ce remaniement ne peut pas non plus constituer à lui seul le second souffle indispensable au pays pour qu'il affronte les défis auxquels il est confronté. Il doit s'accompagner d'une politique gouvernementale résolument orientée vers plus de justice et de cohésion sociale" (communiqué).
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