© AFP / P. Kovarik« Dire que la droite pensait qu'on allait se bousiller dans cette primaire. La vérité, c'est qu'ils nous regardent en préparation de la leur en 2017 ». Il voit juste ce soutien de Martine Aubry. Après 2011 et l'actuelle compétition interne au PS, plus rien ne sera comme avant pour les partis politiques français. Jean-François Copé confie d'ailleurs à ses amis que l'UMP fera aussi une primaire la prochaine fois, « c'est d'ailleurs prévu dans nos statuts », glisse-t-il malicieusement, lui qui ne goûtait guère il y a encore quelques semaines ce processus. Mais par son organisation professionnelle et par son déroulement, le modèle de la primaire PS va donc s'imposer à tous. Et il est déjà riche d'enseignements pour la suite du débat public en France.
Primaire PS : comment voter ?
Le choix du candidat(e) PS se déroule en deux tours, les 9 et 16 octobre. Tout le monde peut y participer. Voici le mode d'emploi.
Publié le 04/10/2011
L'appel de Royal aux soutiens de Borloo
"Je leur dis : rejoignez-nous, rejoignez la gauche, rejoignez les forces du progrès pour qu'en 2012 vos voix puissent compter dans le changement", a déclaré la candidate PS à la primaire.
Publié le 04/10/2011
Hollande : "La crise sera toujours là, même si Sarkozy est battu"
Candidat le mieux placé par les sondages à la primaire PS, François Hollande a affirmé dimanche que "celui ou celle" qui remporterait la présidentielle devrait "affronter une situation comme jamais nous avons connue", et prendre "des décisions lourdes sans doute rapidement".
Publié le 02/10/2011
Hors Sarkozy, point de recours, jurent en choeur Copé et Fillon
Face à un Juppé volontiers énigmatique sur la future présidentielle et qui ne s'interdit pas de rêver d'une "surprise", le patron de l'UMP et le chef du gouvernement s'efforcent de parler d'une seule voix pour écarter toute hypothèse d'une non-candidature de Sarkozy, et toute idée d'un "recours".
Publié le 01/10/2011
Pour Hollande, Sarkozy n'aurait pas survécu à une primaire à l'UMP
Lors d'un discours vendredi dans son fief corrézien, François Hollande a estimé que Nicolas Sarkozy n'aurait pas été élu si une élection primaire avait été organisée à l'UMP. Ce alors que la question de la candidature du chef de l'Etat à l'élection présidentielle est l'objet de commentaires ces derniers jours.
Publié le 30/09/2011
Montebourg à Marseille, sous protection policière
Le député de Saône-et-Loire, auteur d'un rapport sans concession sur la fédération des Bouches-du-Rhône, doit tenir à Marseille une réunion publique sur le thème de la corruption. Il sera accompagné d'un membre du GIPN. Ce qui fait réagir Jean-Noël Guérini et la fédération locale.
Publié le 29/09/2011
Si j'étais président : ce que feraient François, Martine...
Banques sous tutelle, relance de l'Europe, emploi des jeunes, restauration de la confiance dans les institutions : les six candidats à la primaire d'investiture socialiste pour la présidentielle ont détaillé mercredi leurs mesures prioritaires dans l'hypothèse de leur accession à l'Elysée.
Publié le 29/09/2011
Débat PS : Copé dénonce "une course aux promesses démagogiques"
<b>Réactions</b> - Jean-François Copé, Christian Jacob et Valérie Rosso-Debord ont vivement critiqué mercredi soir l'échange entre les six candidats à l'investiture PS lors du second débat télévisé de la primaire. D'autres membres de la majorité ont organisé une railleuse "iRiposte".
Publié le 28/09/2011
Primaire PS : à J-11, les candidats se lâchent enfin
Portés par la victoire de la gauche au Sénat, les six candidats à la primaire PS ont échangé d'une façon animée et pugnace lors du deuxième débat télévisé à onze jours du premier tour du scrutin.
Publié le 28/09/2011
Primaire PS : Montebourg et Valls en hausse, Hollande en tête
Selon le sondage OpinionWay-Fiducial pour LCI et Le Figaro, Arnaud Montebourg arrive juste derrière Ségolène Royal chez les sympathisants de gauche.
Publié le 27/09/2011
Ils se retrouvent mercredi soir en débat
Portés par la victoire de la gauche au Sénat, ils se retrouvent pour une nouvelle confrontation télévisée de deux heures (18H00 à 20H00) afin d'"aiguiser les arguments" à onze jours du scrutin.
Publié le 27/09/2011
Le "stand up" Montebourg à Lille
Le candidat à la primaire va à la rencontre des gens pendant sa campagne. Quelques images de son déplacement à Lille mardi.
Publié le 28/09/2011
Ayrault : " François Hollande le plus présidentiel "
Jean-Marc Ayrault, le président du groupe PS à l'Assemblée a trouvé le débat " très intéressant ", plus " musclé " que le premier. Il s'est dit " fier " que les socialistes aient pu l'organiser.
Publié le 29/09/2011
Morano : les socialistes " d'accord sur rien "
Au lendemain du deuxième débat PS, Nadine Morano, la ministre chargée de l'apprentissage, estime qu'il y a un " monde entre Valls et Montebourg " et " une énorme rivière " entre François Hollande et Ségolène Royal.
Publié le 29/09/2011
Pour Delanoë, Aubry est " la présidente des solutions "
Bertrand Delanoë a estimé jeudi matin sur RTL que Martine Aubry " a de grandes chances de gagner " et qu'elle " se bat avec conviction, efficacité ", au lendemain du débat des candidats à la primaire socialiste. Valérie Pécresse se dit quant à elle inquiète d'une " course effrénée à la dépense publique " dans la primaire socialiste.
Publié le 29/09/2011
Aubry veut "tourner la page" de la "République délétère" de Sarkozy
Martine Aubry, candidate à la primaire socialiste, a estimé dimanche sur Canal+ qu'il était "temps de tourner la page" de la "République délétère" du quinquennat de Nicolas Sarkozy.
Publié le 25/09/2011
Sur la forme d'abord, le 2ème débat entre les six candidats fut un vrai moment de télévision. Rarement la politique s'était montrée comme cela aux Français : animée mais sérieuse, sans (trop) de langue de bois mais sans injures. Peut-être vaccinés du temps des haines, les socialistes ont appris à débattre sans se battre. Et si le premier débat fut ennuyeux et crispé avec les piques Aubry-Hollande, le deuxième fut vif mais paradoxalement beaucoup plus détendu que le premier. « Il n'y avait aucune tension en coulisses, confirme à TF1 News un directeur de campagne, mais juste de la fatigue chez les candidats et dans les staff à cause du rythme de la campagne ».
Pas de tension non plus sur le plateau, les candidats à la primaire ont débattu des solutions à la crise parfois en se tutoyant et en se congratulant, parfois en exposant sans fard leurs divergences sur un ton très direct et neuf. Dans une nouvelle étape de désacralisation du politique, les socialistes ont osé pendant plus de deux heures la transparence de leurs différences, un peu comme si leurs réunions à Solférino autorisaient désormais les caméras. Au-delà des apparences, ce fut bien une soirée de télévision assez révolutionnaire puisqu'un parti politique affichait sa diversité, voire ses doutes, face à l'opinion, prêtant du coup le flanc aux critiques de ses adversaires mais assumant de fait une certaine humilité face aux solutions qui peut plaire à des citoyens lassés des programmes tout faits. « On est entré dans le dur de la crise de la mondialisation et c'est vrai que ce débat était quelque part inquiétant par les inconnues qu'il révélait mais si la droite faisait le même exercice, elle apparaîtrait aussi à poil face au monde qui vient », analyse un parlementaire chevronné.
« Ou sera le centre de gravité ? »
Il est vrai qu'au-delà des enseignements de forme sur la communication politique, le 2ème débat socialiste a tracé sur le fond les frontières nettes de deux gauches à venir, les volontaristes contre les réalistes, à la fois sur le traitement de la mondialisation comme des questions de chômage et de pouvoir d'achat. « Ce n'est pas nouveau, Mitterrand, Rocard ou Jospin, Emmanuelli ont déjà occupé ces espaces », affirme le député parisien Jean-Christophe Cambadélis mais il pose tactiquement sur son blog la question : « où sera le centre de gravité de la gauche pour la présidentielle ? »
Mercredi soir, François Hollande, Manuel Valls et Jean-Michel Baylet ont plusieurs fois rappelé à l'ordre leurs rivaux sur la faisabilité des solutions avancées, compte tenu du contexte de gravité des déficits publics. Après quarante minutes de discussions, le favori des sondages a même mis fin à une polyphonie de propositions en lâchant un professoral « loin de moi l'idée qu'on puisse tout faire ! ». Tout au long de la soirée, le député de Corrèze a ainsi tenu le rôle du sage rassembleur, en se mettant déjà (trop vite ?) dans la peau du candidat de la gauche face à Nicolas Sarkozy. Au contraire, Ségolène Royal mais surtout Arnaud Montebourg ont endossé avec punch leur costume de thuriféraires du libéralisme, le second collant à la première pour espérer lui passer devant au soir du premier tour de la primaire. Enfin, Martine Aubry a pour sa part voulu tenir une place au centre de gravité du PS, mêlant par petites touches volontarisme et réalisme pour affirmer une gauche ambitieuse.
« La violence est partout »
Mais à la fin de la soirée, un constat s'imposait : quasiment tous les candidats convergeaient vers un socialisme gestionnaire, donnant aux Français les gages de sérieux qu'ils attendaient dans un contexte économique de plus en plus difficile. Un rapprochement était également très net entre tous pour affirmer que le coût du travail était trop élevé en France, minant la possibilité de faire profondément baisser le chômage. Certes, la TVA sociale défendue par Manuel Valls, visant à transférer sur la consommation une partie des charges sociales sur les salaires, a été critiquée par tous les autres candidats mais le seul fait que le débat tourne pendant vingt minutes autour de cette proposition, pour trouver d'autres solutions, est déjà une évolution notable.
Sur les questions de la sécurité et de l'immigration, les six candidats se refusant clairement à faire un lien direct entre les deux, l'évolution des socialistes est également très nette. « La violence est partout », ont affirmé entre autres Martine Aubry et Arnaud Montebourg, privan la droite de l'un de ses arguments fétiches pour la campagne sur l'aveuglement du PS sur le diagnostic de l'insécurité. Ségolène Royal a pu ainsi se réjouir de l'évolution de ses camarades sur ce sujet, ne se privant pas de rappeler qu'elle avait été bien seule en 2007 sur le besoin de fermeté. A la fin du débat, il ne s'est pas trouvé un candidat pour défendre la régularisation massive des sans papiers, les uns et les autres se différenciant sur des nuances.
Au final, le PS peut se réjouir de ces grandes convergences et réelles différences assumées au grand jour, offrant une image moderne de la vie politique. Mais il ne doit pas triompher trop vite. Le manque de précisions d'un grand projet d'espoir pour les Français peut ouvrir de l'espace à des candidats concurrents sur sa gauche, tout comme chez Europe Ecologie ou au FN. "On avait le sentiment que c'était un débat de mandataires-liquidateurs, c'est-à-dire: comment on va gérer la faillite", a réagi jeudi matin Marine Le Pen. « C'était utile mais ce n'est pas comme ça que l'on va réenchanter la gauche », confiait jeudi sous couvert de l'anonymat un des grands dirigeants du PS. Mais comment réenchanter la politique alors que le cadre national est aujourd'hui dépassé pour aborder les vraies solutions ? A ce titre, le passage mercredi soir sur l'impossibilité d'agir contre le dumping chinois tant cela se décide à l'échelon européen fut cruellement éclairant.
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