Jean-François Copé et Nicolas Sarkozy à Fort-de-France en janvier 2011 © AbacapressAu lendemain de la primaire PS, qui a vu la consécration de François Hollande, désormais candidat officiel des socialistes pour se lancer dans la course à la présidentielle, Nicolas Sarkozy et sa majorité se retrouvent au pied du mur et vont devoir organiser la riposte.
Dati tire à boulets rouges sur Fillon
Irritée à la pensée de se retrouver en concurrence avec François Fillon dans la même circonscription parisienne lors des législatives 2012, Rachida Dati charge le Premier ministre sur plusieurs dossiers. Elle l'accuse notamment d'avoir fait recruter le fils de Jean Tiberi au ministère des Finances.
Publié le 24/10/2011
Accord avec le PS : Duflot fixe ses lignes rouges
Dans une interview que publie le Journal du dimanche, la secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts pose ses conditions : pas d'accord électoral avec le Parti socialiste sans la fixation d'un objectif de "sortie du nucléaire". Autre exigence : le retour à la retraite à 60 ans.
Publié le 23/10/2011
Hollande : "Nous sommes aujourd'hui dans le combat"
François Hollande a été investi officiellement candidat socialiste pour 2012 lors d'une convention à Paris samedi. Il s'est dit être désormais dans le "combat" pour la victoire de son camp en mai.
Publié le 22/10/2011
Hollande investi candidat avant une pause
Prévue à 14H30 à la Halle Freyssinet, à Paris, la convention d'investiture devrait réunir plus de 3.000 militants. Le candidat PS y prononcera un discours avant de partir quelques jours en vacances.
Publié le 21/10/2011
Ségolène Royal ne compte pas "tirer un trait sur sa vie politique"
Candidate malheureuse à l'investiture PS, Ségolène Royal a confié jeudi dans Le Parisien avoir "été assommée" par son très faible score. Mais elle jouera sans arrière pensée "le rôle qui sera utile pour faire gagner la gauche".
Publié le 20/10/2011
Sarkozy remporterait une primaire ouverte à droite
Si une primaire pour 2012 était organisée aujourd'hui par l'UMP, elle mobiliserait au moins 14% des Français inscrits sur les listes électorales et Nicolas Sarkozy en sortirait largement vainqueur, selon un sondage Harris Interactive-VSD.
Publié le 19/10/2011
Pour l'UMP, le projet PS c'est 255 milliards de dépenses nouvelles
Jean-François Copé a qualifié mardi d'"imposture financière" le projet du PS pour 2012, affirmant qu'il représentait "255 milliards d'euros de dépenses et 126 milliards d'impôts nouveaux.
Publié le 18/10/2011
59% des Français souhaitent une victoire de la gauche en 2012
Près de six Français sur dix (59%) souhaitent une victoire de la gauche à la présidentielle de 2012, le plus haut niveau depuis septembre 2010, selon le tableau de bord des personnalités politiques Paris-Match/Ifop publié mardi.
Publié le 18/10/2011
La droite veut "décortiquer" un projet PS "irréaliste"
L'UMP organise une convention en fin d'après-midi pour riposter à la candidature de François Hollande. Jean-François Copé est l'invité du 20h de TF1.
Publié le 18/10/2011
Pour Fillon, le projet PS est à côté de la plaque
Le Premier ministre s'en est pris lundi soir sur France 2 au projet du PS pour la présidentielle 2012, qu'il a jugé "à côté de la plaque", ajoutant que dans le contexte de crise, "le principe de réalité" devait l'emporter sur les promesses de "rêve".
Publié le 17/10/2011
Hollande-Aubry : le score dans votre département
Découvrez les résultats de la primaire socialiste, département par département.
Publié le 16/10/2011
Hollande prévient ses amis : "il n'y aura pas deux campagnes"
Le candidat assure à l'AFP il n'y aura "pas deux campagnes", celle du candidat et celle du PS, ni "une campage avec double commandement" au Parti socialiste, contrairement à ce qui s'était passé en 2007.
Publié le 17/10/2011
Primaire PS : le triomphe de Hollande
Retrouvez minute par minute le déroulé du second tour de la primaire socialiste de dimanche. Vers 23h30, François Hollande l'emportait avec 56,39% sur 2,3 millions de bulletins. Martine Aubry a reconnu sa défaite.
Publié le 16/10/2011
Le PS a enfin son "leader"... et la droite, son adversaire
REACTIONS - Pour Pierre Moscovici, coordonnateur de campagne de François Hollande, "le PS a enfin un leader incontesté" pour la première fois depuis Jospin. Valls salue "l'unité" du PS, "contrairement à 2006". Copé se réjouit à sa manière, grinçante : "l'heure des explications est venue".
Publié le 17/10/2011
Le succès de Hollande ? "Un faux suspense" minimise Copé
REACTIONS - La plupart des responsables politiques ont réagi au résultat de la primaire socialiste. Le secrétaire général de l'UMP a notamment minimisé la victoire de François Hollande, en estimant qu'avec tous les ralliements qu'il avait engrangés, il aurait dû l'emporter avec "65 ou 70%" des voix.
Publié le 16/10/2011
Désir : "la droite est déstabilisée"
Harlem Désir a estimé dimanche soir que le parti socialiste offre "son meilleur candidat" pour la présidentielle 2012. Selon lui, avec le succès de la primaire et la victoire de François Hollande "la droite est déstabilisée".
Publié le 16/10/2011
X. Bertrand compare le président "solide" au "magicien" Hollande
Xavier Bertrand a opposé mardi le président Nicolas Sarkozy, "solide et courageux", au "magicien" que serait, selon lui, le candidat socialiste François Hollande.
Publié le 18/10/2011
Hollande, c'est du "Jospin décongelé" pour Daubresse
Le secrétaire général adjoint de l'UMP a réagi lundi à la victoire de François Hollande à la primaire PS. Pour Marc-Philippe Daubresse, le projet du candidat socialiste est flou et n'est pas adapté à la réalité.
Publié le 17/10/2011
Copé : "Hollande est le champion du monde de l'ambiguïté"
Le patron de l'UMP a tenu lundi matin un point-presse pour lancer la contre-offensive de la droite après l'élection du candidat PS.
Publié le 17/10/2011
Réaction de Copé à la victoire de Hollande
Publié le 17/10/2011
Pour Morano, Aubry "vient d'être désavouée"
Nadine Morano estime que Martine Aubry a été désavouée. Elle se demande comment la secrétaire du PS peut faire campagne "pour un candidat en qui elle ne croit pas".
Publié le 16/10/2011
François Hollande, retour sur 30 ans de politique
Qui est François Hollande ? S'il n'a jamais été ministre, celui qui vient d'être élu président de la République a déjà 30 ans de carrière politique à son actif.
Publié le 30/04/2012
Primaire PS, second tour : quatre départements ont voté Aubry
L'avance de François Hollande au second tour de la primaire est visible partout, sauf dans l'extrême nord de la France et dans la capitale.
Publié le 17/10/2011
Mais la tâche s'annonce délicate pour le camp de Nicolas Sarkozy, qui devrait être très probablement le candidat de l'UMP pour 2012. Car, à six mois du scrutin, l'UMP est en proie à des dissensions entre droite de la droite et centristes, "droite populaire" et "droite humaniste", partisans du Premier ministre François Fillon et proches du secrétaire général Jean-François Copé, face à un PS désormais ressoudé derrière son champion qui a obtenu toute la légitimité nécessaire grâce à une victoire sans appel. Et outre les dissensions au sein de la majorité présidentielle, il semble que son champion lui-même soit en mauvaise posture. En berne dans les sondages d'opinion face à François Hollande, Nicolas Sarkozy n'a donc qu'un objectif : reconquérir un espace médiatique que le PS occupe depuis des semaines après avoir longtemps eu du mal à exister face à un chef de l'Etat hyperactif et omniprésent.
Quelle méthode adopter alors pour Sarkozy et son camp alors que les observateurs admettent que c'est le PS qui a désormais un temps d'avance ? D'abord séparer les rôles : à Nicolas Sarkozy, qui n'officialisera probablement sa candidature qu'en janvier ou février, la poursuite de la gestion des affaires de l'Etat. A l'UMP la riposte contre le PS et son programme. Selon le ministre des Affaires étrangères et numéro deux du gouvernement, Alain Juppé, dont le rôle de conseiller auprès de Nicolas Sarkozy s'affirme de jour en jour, le chef de l'Etat réfléchit à des "initiatives fortes". Sur quelle thématique Nicolas Sarkozy va-t-il étayer son combat de fond ? Dans l'immédiat, il mise sur une séquence internationale qui culminera début novembre avec le sommet du G20 de Cannes sous présidence française et le conduira d'ici là à Bruxelles, dimanche, pour un Conseil européen crucial sur la crise de la zone euro. Hélas, ce thème est à double tranchant pour le chef de l'exécutif : un échec du couple franco-allemand dans sa lutte contre la crise de la dette hypothéquerait largement ses chances de rebondir en France sur le thème de l'économie.
"Le PS reste le centre de gravité"
Du côté de l'UMP, le terrain semble plus propice à la contre-attaque. Ses ténors se réjouissent de la fin de la séquence de la primaire socialiste. "Enfin, on va pouvoir cogner !" déclarait lundi matin, lors d'un point de presse, le secrétaire général adjoint de l'UMP Marc-Philippe Daubresse, d'ordinaire plus mesuré. Mais là aussi, le flou règne, car la droite peine à trouver l'angle d'attaque imparable pour contrer la dynamique de François Hollande. Toutefois, une consigne semble désormais se dégager, qui vaut ce qu'elle vaut : haro sur le caractère consensuel de l'ancien premier secrétaire du PS. Profitant des piques lancées par Martine Aubry lors de la campagne de la primaire et de son fameux concept de "gauche molle", les ténors de la droite comptent bien asseoir le portrait d'un candidat de gauche incarnation de "l'inaptitude à prendre des décisions courageuses". "Le champion du monde de l'ambiguïté sur tous les sujets", comme l'a asséné lundi Jean-François Copé lors du point de presse de l'UMP. Reste à savoir si l'opinion va mordre à l'hameçon. Lundi soir, c'est François Fillon qui a poursuivi sur la lancée en qualifiant sur France 2 le projet PS d'"archaïque" et d'"inadapté".
Signe que tout n'est pas encore au point dans la contre-offensive de l'UMP, cette dernière consacrera mardi une convention à la critique systématique du programme du PS, avec la participation d'une douzaine de ministres. Mais chez les alliés du parti présidentiel, on doute de l'intérêt d'un tel raout. Pour Dominique Paillé, conseiller politique du Parti radical, cette convention "n'est pas constructive" et ne peut que "donner l'impression que le PS reste le centre de gravité". "Ce n'est pas par la caricature qu'on gagnera des voix au centre", ajoute l'ancien porte-parole de l'UMP. Et de finir sur cet avertissement : "L'outrance dessert la majorité". Elle est prévenue.
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