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Ayrault face aux tensions de sa majorité


le 19 septembre 2012 à 17h29 , mis à jour le 19 septembre 2012 à 17h34.
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4min
Jean-Marc Ayrault et Michel Sapin le 15 mai 2012 à Paris

Jean-Marc Ayrault et Michel Sapin le 15 mai 2012 à Paris / Crédits : AFP

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PolitiqueAlors que les parlementaires PS sont réunis pour deux jours à Dijon, le Premier ministre se démultiplie pour s'imposer en chef de la majorité, notamment sur le dossier du traité européen.

Pour faire mentir ceux qui lui reprochent un manque d'autorité sur ses ministres, Jean-Marc Ayrault met les bouchées doubles cette semaine, notamment sur le terrain médiatique. En jeu, son rôle de chef du gouvernement et de chef de la majorité alors qu'approche le débat à l'Assemblée sur le traité européen, un dossier crucial pour l'Elysée. Alors que les parlementaires socialistes se retrouvaient mercredi et jeudi à Dijon, le mot d'ordre, martelé par le Premier ministre et les dirigeants du parti est de "présenter aux Français un message d'unité et de rassemblement"
 
Jean-Marc Ayrault est en terrain connu puisqu'il a présidé pendant 15 ans le groupe socialiste à l'Assemblée avant de passer le relais à Bruno Le Roux. Il conclura jeudi matin les travaux. Il s'exprimera juste après Harlem Désir, premier secrétaire du PS par intérim en attendant de prendre officiellement la succession de Martine Aubry lors du congrès du parti à Toulouse, fin octobre. Les conditions contestées de la nomination de M. Désir, comme les intenses tractations entre "écuries" des principaux ministres qui ont pesé pour la constitution de son équipe, alimenteront sans doute les conversations de couloirs.

"Il n'est sans doute pas parfait mais..."
 
Mais le gros dossier du moment reste le traité européen. A l'issue du Conseil des ministres, Jean-Marc Ayrault a appelé de ses voeux un "vote massif" au Parlement. "Plus le vote sera fort, plus la voix de la France sera forte, plus nous pourrons continuer à travailler à la réorientation de l'Europe", a justifié le Premier ministre. Le traité est contesté par la gauche de la gauche, qui accuse François Hollande de ne pas avoir "renégocié" le texte comme promis pendant la campagne et d'entériner ainsi une politique d'austérité. « Faux ! » a rétorqué M. Ayrault. Ce n'est pas le traité qui "impose" l'austérité mais plutôt la nécessité, selon lui, de "sauvegarder nos propres intérêts", a-t-il assuré.
 
 
Si rares sont les parlementaires à faire bande à part et à signer, tels la sénatrice de Paris Marie-Noëlle Lienemann et le député de l'Essonne Jérôme Guedj, la motion de l'aile gauche pour le congrès de Toulouse, nettement plus nombreux sont ceux qui, sur le fond, partagent avec ces opposants le refus du traité budgétaire européen. Selon le député de Paris Pascal Cherki, proche du ministre de l'Economie solidaire Benoît Hamon, et qui considère ce texte comme "un obstacle majeur vers le retour de la croissance en Europe", une vingtaine de ses collègues refuseront comme lui de le voter, lors de son examen à l'Assemblée début octobre. Le patron des sénateurs PS, François Rebsamen, a ouvert mercredi les journées parlementaires socialiste en demandant à ce qu'"aucune voix socialiste" ne fasse défaut au vote, en octobre, par le Parlement, du traité budgétaire européen. "Il n'est sans doute pas parfait, mais il marque un pas essentiel vers l'Europe que nous voulons tous, plus soudée, plus solidaire, plus sociale", a-t-il ajouté.
 
Autre sujet du moment, le droit de vote des étrangers non communautaires aux élections locales. Cette  promesse de François Hollande, devrait aussi donner lieu à un exercice de pédagogie du gouvernement, après l'appel de 75 députés PS lundi dans Le Monde à l'adopter voter au plus vite. Jean-Marc Ayrault a démenti mercredi toute friction avec Manuel Valls sur le sujet, recadrant toutefois légèrement son ministre de l'Intérieur, qui a pris sur plusieurs dossiers des positions contraires aux promesses de campagne de François Hollande. Autre sujet de crispation, principalement pour les sénateurs: la fin du cumul entre une fonction parlementaire et un mandat exécutif local (maire ou maire adjoint, président ou vice-président de département ou région), promise par François Hollande durant sa campagne.
 
 
 
 
 
 

Commenter cet article

  • gib4806 : Le droit de vote des étrangers, est-ce urgent ???? Je ne pense pas. Il y a plus urgent, le chômage, les gens qui ont des fins de mois difficiles, ne peuvent plus payer le loyer, etc... Là ce sont des urgences, le reste non. Mais je pense que comme le gouvernement n'a pas de solutions à ces problèmes là, il fait diversion sur un autre sujet, hélas !!!!!!! Le mur est droit devant.

    Le 19/09/2012 à 18h19
  • balalahila : Cacaphonie tout azimut au PS : la cuisine (politicienne), connaissent bien ces gens là : passe moi le sel, je te passe le poivre ..... heu, heu

    Le 19/09/2012 à 18h16
  • guyguette2 : Quelle équipe !!! Lamentable .......

    Le 19/09/2012 à 18h09
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