Karachi : la gauche dénonce, Guaino au secours de Sarkozy

le 25 septembre 2011 à 16h11 , mis à jour le 25 septembre 2011 à 17h07

Dossier : Affaire Karachi : scandale d'Etat ?

Réactions - Les appels à des "explications" se multipliant, l'entourage du président monte au créneau. Conseiller spécial du président de la République, Henri Guaino a affirmé samedi sur France2/France3 que Nicolas Sarkozy "n'était en rien concerné" par le volet financier de l'affaire Karachi.

Henri Guaino, conseiller spécial du président de la République Nicolas SarkozyHenri Guaino, conseiller spécial du président de la République Nicolas Sarkozy © TF1/LCI

L'affaire Karachi continuait de faire des vagues ce week-end, la femme de Thierry Gaubert, Hélène de Yougoslavie, ayant accusé publiquement samedi son mari d'avoir rapporté des valises d'argent de l'étranger dans les années 1990, en pleine enquête sur des financements politiques présumés occultes visant des proches de Nicolas Sarkozy et d'Edouard Balladur. La justice enquête sur des policiers, magistrats et avocats susceptibles d'avoir transmis des informations du dossier Karachi couvert par le secret de l'instruction. L'enquête vise aussi des tiers qui ont bénéficié de ces informations, parmi lesquels Brice Hortefeux (lire notre article > Karachi : accusations, valises d'argent et enquête sur des fuites...). Des derniers développements visant plusieurs proches de Nicolas Sarkozy qui alimentent les réactions politiques.

  • Affaire Karachi : Léotard sort du silence

    Des commissions ? Il y en a eu lors de la signature du contrat avec le Pakistan, mais elles étaient légales, affirme l'ex-ministre. Mais y a-t-il eu aussi des rétrocommissions ? Si c'était le cas, elles seraient "illégales" et "il faut qu'il y ait des sanctions", affirme François Léotard.

    Publié le 15/10/2011 Affaire Karachi : Léotard sort du silence
  • Attentat de Karachi : Guéant privilégie toujours la piste islamiste

    La piste islamiste a toujours été privilégiée par le ministère de l'Intérieur dans l'enquête sur l'attentat qui fit 15 morts à Karachi en 2002, dont onze Français de la DCN, a déclaré dimanche Claude Guéant.

    Publié le 09/10/2011 Attentat de Karachi : Guéant privilégie toujours la piste islamiste
  • Takieddine met en cause Villepin dans le dossier Karachi

    Entendu mercredi par le juge sur son intervention dans le contrat Sawari II avec l'Arabie Saoudite, l'intermédiaire en armement Ziad Takieddine a dénoncé jeudi sur Europe 1 "un complot" contre Nicolas Sarkozy.

    Publié le 06/10/2011 Takieddine met en cause Villepin dans le dossier Karachi
  • Karachi : retour chez le juge pour Takieddine

    La justice maintient la pression sur les protagonistes de cette affaire de financement présumé occulte de la campagne présidentielle de 1995 d'Edouard Balladur. Ce mercredi, elle a réentendu l'intermédiaire libanais, déjà mis en examen dans ce volet.

    Publié le 05/10/2011 Karachi : retour chez le juge pour Takieddine
  • Hortefeux-Sarkozy : un couple "inoxydable" ?

    Sans contact avec le chef de l'Etat depuis la publication du "verbatim" de ses appels téléphoniques à Thierry Gaubert en marge de l'affaire Karachi, Brice Hortefeux assure dans le JDD que ses "liens avec le président de la République sont inoxydables".

    Publié le 02/10/2011 Hortefeux-Sarkozy : un couple "inoxydable" ?
  • Takieddine affirme avoir agi "en mission" pour Sarkozy

    L'homme d'affaires, mis en examen dans l'affaire Karachi, affirme dans Libération que chacune de ses interventions "correspondait à une mission officielle", précisant être allé en Libye et en Syrie sur "demande express" de Nicolas Sarkozy et Claude Guéant.

    Publié le 01/10/2011 Takieddine affirme avoir agi "en mission" pour Sarkozy
  • Affaire Karachi : Hortefeux a eu "une intuition"

    Invité vendredi soir de France 2, l'ex-ministre de l'Intérieur a dénoncé les "pseudo-révélations" dans les affaires qui n'auraient comme objectif que d'"atteindre Nicolas Sarkozy". Quant à l'appel passé à l'un de ses amis en garde à vue ? Une "intuition", assure-t-il.

    Publié le 30/09/2011 Affaire Karachi : Hortefeux a eu "une intuition"
  • Karachi : Takieddine en appelle à Sarkozy... et vise Chirac

    L'homme d'affaires franco-libanais, acteur-clé de l'affaire Karachi, où deux proches de Nicolas Sarkozy sont poursuivis, en appelle publiquement au chef de l'Etat pour faire la lumière sur ce dossier et reconnaître son rôle.

    Publié le 30/09/2011 Karachi : Takieddine en appelle à Sarkozy... et vise Chirac
  • Affaire Karachi : Hortefeux "soulagé" d'avoir témoigné

    L'ex-ministre de l'Intérieur a été entendu vendredi matin comme témoin par la police dans l'enquête ouverte pour violation du secret professionnel après la révélation de ses conversations téléphoniques avec un protagoniste du dossier Karachi, Thierry Gaubert. Il se dit "soulagé".

    Publié le 30/09/2011 Affaire Karachi : Hortefeux "soulagé" d'avoir témoigné
  • Hortefeux cité en correctionnelle en marge de l'affaire Karachi

    L'ancien ministre de l'Intérieur va être cité en correctionnelle à l'initiative de l'avocat des victimes de l'attentat de Karachi qu'il aurait menacé dans des propos au Nouvel Observateur.

    Publié le 29/09/2011 Hortefeux cité en correctionnelle en marge de l'affaire Karachi
  • Plaintes croisées dans l'affaire Karachi

    Brice Hortefeux a annoncé mardi qu'il allait porter plainte pour diffamation contre l'avocat des familles de victimes de l'attentat de Karachi, qui venait lui même de déposer plainte contre lui pour "complicité de subornation de témoins".

    Publié le 27/09/2011 Plaintes croisées dans l'affaire Karachi
  • Karachi : règlement de comptes en famille chez les Gaubert

    Une fille d'Hélène et Thierry Gaubert a accusé lundi sur Europe 1 sa mère, qui a mis en cause son père dans le scandale Karachi, d'être animée par un désir de vengeance et de vouloir l'"emmerder".

    Publié le 24/09/2011 Karachi : règlement de comptes en famille chez les Gaubert
  • Affaire karachi : Hortefeux veut être entendu par la justice

    L'ex-ministre de l'Intérieur a demandé vendredi soir "à être entendu par la justice" après avoir été mis en cause dans l'affaire Karachi. Il menace d'attaquer en diffamation.

    Publié le 23/09/2011 Affaire karachi : Hortefeux veut être entendu par la justice
  • Karachi : Hortefeux a alerté Gaubert

    L'ex-ministre de l'Intérieur a confirmé vendredi avoir prévenu par téléphone son ami Thierry Gaubert, qui vient d'être mis en examen dans le cadre du volet financier du dossier Karachi, que sa femme "balançait tout". Mais il nie avoir eu accès au dossier.

    Publié le 23/09/2011 Karachi : Hortefeux a alerté Gaubert
  • Affaire Karachi : un démenti de l'Elysée qui fait polémique

    Réagissant à la mise en cause de deux proches du chef de l'Etat, l'Elysée a assuré que le nom de Nicolas Sarkozy n'apparaissait "dans aucun des éléments du dossier". Les magistrats s'insurgent : comment le savoir... sans violation du secret de l'instruction ? A gauche aussi, les critiques fusent.

    Publié le 23/09/2011 Affaire Karachi : un démenti de l'Elysée qui fait polémique
  • Karachi : l'Elysée dénonce "calomnie et manipulation politicienne"

    L'Elysée a démenti, jeudi, dans un communiqué, tout lien entre Nicolas Sarkozy et le financement de la campagne électorale d'Edouard Balladur en 1995, après la mise en examen de deux de ses proches : Thierry Gaubert et Nicolas Bazire.

    Publié le 22/09/2011 Karachi : l'Elysée dénonce "calomnie et manipulation politicienne"
  • Karachi : un deuxième proche de Sarkozy mis en examen

    Après Thierry Gaubert mercredi, Nicolas Bazire, l'ex-directeur de cabinet d'Edouard Balladur et proche de Nicolas Sarkozy a lui aussi été mis en examen jeudi pour "complicité d'abus de biens sociaux".

    Publié le 22/09/2011 Karachi : un deuxième proche de Sarkozy mis en examen
  • Affaire Karachi : la presse évoque "l'étau" autour de Sarkozy

    <b>Revue de presse - </b>Alors que la justice s'intéresse de près à deux proches du chef de l'Etat dans l'affaire Karachi, la presse voit déjà l'ombre du Pakistan se profiler sur la campagne présidentielle.

    Publié le 22/09/2011 Affaire Karachi : la presse évoque "l'étau" autour de Sarkozy
  • Karachi: deux proches de Sarkozy dans le collimateur de la justice

    Thierry Gaubert, ex-conseiller de Nicolas Sarkozy, a été mis en examen mercredi dans l'enquête sur le financement de la campagne présidentielle de 1995. Parallèlement, Nicolas Bazire, ex-directeur de cabinet d'Edouard Balladur, a été placé en garde à vue.

    Publié le 21/09/2011 Karachi: deux proches de Sarkozy dans le collimateur de la justice
  • Takieddine mis en examen dans le volet financier de l'affaire Karachi

    L'intermédiaire franco-libanais été mis en examen mercredi pour abus de biens sociaux, dans le volet financier du dossier. Selon nos informations, l'enquête aurait repéré des mouvements de fonds entre ses comptes suisse et parisien au même moment où Edouard Balladur recevait de l'argent liquide sur ses comptes de campagne.

    Publié le 14/09/2011 Takieddine mis en examen dans le volet financier de l'affaire Karachi
  • Karachi: Sarkozy n'est "en rien concerné"

    Henri Guaino, conseiller spécial du président de la République, a dit samedi sur France 2 que Nicolas Sarkozy "n'était en rien concerné" par le volet financier de l'affaire Karachi, affirmant que Nicolas Bazire n'a jamais été un "proche conseiller" du chef de l'Etat.

    Publié le 25/09/2011 Karachi: Sarkozy n'est "en rien concerné"
  • Aubry veut "tourner la page" de la "République délétère" de Sarkozy

    Martine Aubry, candidate à la primaire socialiste, a estimé dimanche sur Canal+ qu'il était "temps de tourner la page" de la "République délétère" du quinquennat de Nicolas Sarkozy.

    Publié le 25/09/2011 Aubry veut "tourner la page" de la "République délétère" de Sarkozy
  • Karachi : Guaino vole au secours de Sarkozy

    Henri Guaino, conseiller spécial du président de la République, a dit samedi sur France 2 que Nicolas Sarkozy "n'était en rien concerné" par le volet financier de l'affaire Karachi, affirmant que Nicolas Bazire n'a jamais été un "proche conseiller" du chef de l'Etat.

    Publié le 25/09/2011 Karachi : Guaino vole au secours de Sarkozy
  • Nicolas Bazire, de la politique aux affaires

    Directeur général de Groupe Arnault depuis 1999, Nicolas Bazire, en garde à vue dans l'enquête sur le financement de la campagne présidentielle de 1995, a été le très jeune directeur du cabinet du Premier ministre Edouard Balladur de 1993 à 1995.

    Publié le 21/09/2011 Nicolas Bazire, de la politique aux affaires
Plus d'infos

 
Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, a affirmé samedi sur France 2 que le président de la République "n'était en rien concerné" par le volet financier de l'affaire Karachi. Nicolas Bazire "est un ami du président de la République, mais ce n'est pas son proche conseiller, il ne l'a jamais été" et Thierry "Gaubert n'est plus dans l'entourage du président", a-t-il dit (voir la vidéo > Karachi : Guaino vole au secours de Sarkozy).
 
Martine Aubry, candidate à la primaire socialiste, a estimé dimanche sur Canal+ qu'il était "temps de tourner la page" de la "République délétère" du quinquennat de Nicolas Sarkozy. "Il faut que la justice soit indépendante dans la nomination des procureurs, dans le statut pénal du chef de l'Etat, mais il faut aussi arrêter les instructions individuelles ou de violer le secret de l'instruction comme vient de le faire M. Hortefeux", dans le cadre de l'enquête sur l'affaire Karachi, a-t-elle estimé (voir la vidéo > Aubry veut "tourner la page" de la "République délétère" de Sarkozy).
 
Autre candidat à la primaire socialiste, Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche (PRG), estimait dimanche dans Le Parisien que "le chef de l'Etat doit s'expliquer" à propos de l'affaire Karachi. "A partir du moment où il y a un tel scandale qui touche ses plus proches, il doit prendre la parole pour dire la vérité aux Français", selon le sénateur du Tarn-et-Garonne.
 
Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, a demandé dimanche, alors qu'il était invité du "Forum" Radio J, que "le pouvoir donne des preuves que la justice peut faire son travail en toute indépendance" dans le cadre du volet financier de l'affaire Karachi.
 
La présidente du FN Marine Le Pen a souhaité dimanche, lors d'un déplacement à la braderie de son fief d'Hénin-Beaumont, que Nicolas Sarkozy "s'explique" auprès des Français sur l'affaire Karachi, selon elle "probablement la plus grave de la Ve République" et de nature à "faire sauter le pouvoir en place". Elle a accusé le chef de l'Etat d'être "au coeur de cette affaire".
 
Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a réclamé dimanche la "levée totale du secret défense" dans l'affaire Karachi au nom des salariés français victimes de l'attentat commis il y a neuf ans, jugeant "insupportable" l'hypothèse d'une origine politique.

le 25 septembre 2011 à 16:11
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25 Commentaires

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  • 123tdc, le 26/09/2011 à 13h28

    Causez toujours monsieur guaino, les français ne sont pas aussi bètes que vous sembez le supposer, nicolas sarkosy devra le moment venu s'expliquer, et si il n'a rien à se repprocher, alors qu'il donne l'ordre de lever le secret défense sur l'affaire "karachi" et sur les commissions sur les ventes d'armes,une chose qui m'étonne aussi, on ne parle pas du principal interressé, je veux nomer édouard balladur, a quand une convocation chez le juge?

  • michalowice, le 26/09/2011 à 12h24

    " Le coupable a le bonheur de rester caché" cette citation est d'actualité !!!

  • fimadou, le 26/09/2011 à 06h13

    @syberya: ça pourrait être rigolo,s'il n'y avait eu des victimes innocentes.

  • 33a25a52, le 25/09/2011 à 20h48

    Le roi n'est jamais au courant de rien...ni responsable en rien.;bref c'est un irresponsable....

  • alain-paris, le 25/09/2011 à 20h30

    Si ça continue, vont dire que ce n'etaient que de vagues connaissances rencontrées aux hasards de quelques réunions. Discours que vont reprendre en choeur les Sakolatres prêts à tout gober. Et évidement, ce sera un abominable complot de la gauche pour salir leur grand homme. Les communicants vont transpirer pour mettre tout ça en musique

  • roubene, le 25/09/2011 à 19h23

    Donc M.Guaino, conseiller de Sarkozy, est au courant de ce qui a été fait ou non. Mais Sarkozy, ministre du budget en 1995 et porte-parole de Balladur, lui, n'était au courant d'absolument rien par contre...logique, très logique.

  • frenchinlondon, le 25/09/2011 à 18h54

    @robert13 Que les années Mitterand et gouvernements de gauche aient aussi connus leurs affaires de corruption, y compris actuellement avec l'affaire Guerini, soit.Et la justice doit s'en occuper. Mais les exigences de bonne gouvernance dans une démocratie moderne augmentent, surtout quand le Président en exercice avait pris conscience du problème en nous promettant la République exemplaire tout en nous montrant jour après jour a quel point il se paye de mots . Les écuries d'Augias doivent être nettoyées, a gauche comme à droite.

  • syberya, le 25/09/2011 à 18h43

    De toutes façons, pas besoin de Mr Guaino, pour savoir qu'effectivement Sarko : " n'était en rien concerné " nous, cela fait bien longtemps que nous l'avons compris !!!

  • syberya, le 25/09/2011 à 18h38

    Bah un de plus, depuis plus de quatre ans ils en ont jalonné leur Gouvernance (coucou @al38240! ) à tel point que si c'était des " pas japonais " la " Drève des Boules d'Hérin " serait quatre fois plus longue !!

  • salauddepauvre, le 25/09/2011 à 18h23

    Le rôle de fusible, ça paye bien, retraite dorée assurée.

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