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Blanchiment : EELV prend ses distances, l'UMP critique un "climat permissif"


le 13 octobre 2012 à 14h28 , mis à jour le 13 octobre 2012 à 21h25.
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4min
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PolitiqueAlors qu'une élue parisienne EELV a été interpellée dans une affaire de blanchiment de fonds liés au trafic de drogue, le parti écologiste a tenu à affirmer que les faits n'avaient "rien à voir avec EELV". Du côté de l'UMP, on dénonce un "climat permissif" sur la question de la drogue.

Florence Lamblin, a été mise en examen dans le cadre du démantèlement d'un réseau franco-suisse de blanchiment d'argent de la drogue. Cette adjointe EELV au maire du XIIIe arrondissement de Paris, chargée du développement durable et de l'environnement a accepté de démissionner de ses fonctions politiques.

Le premier secrétaire par intérim du PS, Harlem Désir, a déclaré qu'"il n'y a pas de place pour la polémique, elle est artificielle", tout en voyant dans l'"indispensable" démission "une mesure de clarté".

Bertrand Delanoë s'est dit "consterné" par cette mise en examen. "Je souhaite que la police et la justice puissent rapidement faire toute la lumière sur cette affaire et, compte tenu de la gravité des faits reprochés et de sa mise en examen, j'invite Florence Lamblin à en tirer toutes les conséquences sur l'exercice de son mandat issu du suffrage universel", a ajouté le maire de Paris dans un communiqué. "C'est une affaire grave. Il faut vraiment que toute la vérité soit faite,  que la police, la justice puissent établir les faits, mais il s'agit quand même  de blanchiment d'argent dans un cadre de trafic de drogue, c'est très très  grave", a également déclaré Bertrand Delanoë.

Le porte-parole national d'Europe Écologie-Les Verts, Jean-Philippe Magnen, a affirmé samedi que son parti n'avait "rien à voir" avec la mise en examen d'une élue parisienne du mouvement écologiste pour blanchiment d'argent de la drogue. "Si les faits sont avérés, ils sont graves et il faut qu'ils soient condamnés", a-t-il déclaré. Mais, a-t-il insisté, "ces faits n'ont rien à voir avec EELV ni son activité d'élue". Selon lui, "ça ne concerne pas le mouvement".

Le député écologiste de Paris Denis Baupin s'est déclaré "abasourdi" : "Je suis abasourdi, et même triste, parce que je connais bien Florence. Elle est élue d'un arrondissement dont je suis député et c'est une élue motivée, avec des convictions et qui est très présente", a-t-il déclaré. "J'ai beaucoup de mal à croire ce que j'entends", a-t-il ajouté.

"Tentative d'instrumentalisation politique"

Yves Contassot, élu EELV du XIIIe arrondissement a par ailleurs dénoncé une "tentative d'instrumentalisation politique" après la divulgation du nom de Florence Lamblin dans ce dossier. "C'est la seule dont le nom est jeté en pâture. C'est un peu étonnant que son nom sorte aussi rapidement alors qu'aucun autre nom (parmi les mis en examen) n'a été publié. Ce n'est pas totalement le fruit du hasard, d'autant plus qu'on a vu quasi instantanément des réactions de la droite et de l'extrême droite", s'est étonné Yves Contassot ajoutant que sa collègue lui avait assuré par SMS qu'elle "n'était absolument pour rien" dans l'affaire de blanchiment d'argent de la drogue dans laquelle elle est mise en examen.
 
Le patron de l'UMP parisienne, Philippe Goujon, a jugé samedi que les positions des Verts et du PS sur la drogue créent un climat "permissif qui fait que certains ne voient pas la différence entre le licite et l'illicite". "Je ne veux pas faire d'amalgame, mais l'approche par les Verts et le PS de la question de la drogue, qui passe pour les Verts par la légalisation et pour certains socialistes par la dépénalisation, créé un climat favorable, permissif, qui fait que certains ne voient pas la différence entre le licite et l'illicite, entre le bien et le mal", a-t-il déclaré.

Pour sa part, Patrick Trémège, conseiller UMP de Paris et élu du XIIIe arrondissement, a "condamné très fermement le climat de banalisation provoqué par des élus comme les socialistes Jean-Marie Le Guen et Daniel Vaillant ou les Verts Yves Contassot et Denis Baupin, qui ont un discours de permissivité vis-à-vis de la drogue".

"Pourriture à tous les niveaux"
 
Le responsable du Front national à Paris, Wallerand de Saint-Just, a pour sa part dénoncé samedi "la pourriture à tous les niveaux". "On peut l'affirmer : une des premières causes de l'insécurité angoissante qui nous envahit, c'est la corruption généralisée aux plus hauts niveaux. Les cas de cette élue écologiste et des responsables policiers de Marseille nous le prouvent", a-t-il écrit dans un communiqué. "A Paris, à Marseille, dans le Pas-de-Calais, à Lille, il faut nettoyer les écuries. Il apparaît de toute façon urgent de préparer le changement de ces équipes municipales parisiennes usées, affaiblies et divisées", a-t-il conclu.

Lire aussi : Blanchiment : l'avocat de l'élue EELV parle "d'erreur judiciaire"

Commenter cet article

  • jeanmaulu : Et la droite = championne du detournement de fonds publics au profit de mr buisson et consor

    Le 14/10/2012 à 16h48
  • vansterarful : La gauche champione du cynisme !

    Le 14/10/2012 à 14h02
  • clementine1218 : Et cette gauche qui se dit au dessus de tout soupçon et qui traine beaucoup beaucoup de casserole. Nous sommes dans l'opposition maintenant donc oui a nous de donner des leçons.

    Le 14/10/2012 à 12h45
  • ababord : A droite comme à gauche il y a des brebis galeuses ; le débat n'est pas là !

    Le 14/10/2012 à 12h21
  • absolute84 : Prise la main dans le sac avec 400.000 euros et en liquide s.v.p. et elle nie les faits !!!

    Le 14/10/2012 à 10h16
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