Ministère de l'Economie et de Finances à BercyNouvelle accusation, nouveau démenti. Eric Woerth a nié vendredi matin dans un communiqué avoir donné son aval au remboursement de 30 millions d'euros à Liliane Bettencourt au titre du bouclier fiscal, comme l'a fait valoir le site Médiapart hier. "Eric Woerth rappelle qu'un ministre du Budget n'a pas dans ses attributions de calculer lui-même l'impôt de chaque Français, du plus riche au plus modeste", précise le communiqué. "Si l'administration fiscale considère que les éléments déclaratifs fournis par un contribuable le rendent éligible au bouclier fiscal, elle procède, conformément à la loi TEPA, au versement correspondant", poursuit-il. "Un ministre du Budget n'intervient en aucun cas dans cette procédure. Contrairement à ce qui est dit, Eric Woerth, alors ministre du Budget, n'a donc pas 'donné son aval" pour le versement du bouclier fiscal de Madame Bettencourt", ajoute le communiqué.
Ce que Sarkozy veut faire du bouclier fiscal
L'argument de la convergence fiscale avec l'Allemagne, où n'existent ni bouclier fiscal ni impôt sur la fortune, peut servir de base à la grande réforme de la fiscalité du patrimoine annoncée pour le printemps. Sur ce thème du bouclier fiscal, Nicolas Sarkozy a déjà mis de l'eau dans son vin.
Publié le 14/10/2010
Bouclier fiscal: les opposants en hausse, selon un sondage
Sept Français sur dix souhaitent la suppression du bouclier fiscal, selon un sondage Sofres. En septembre, pour ce même sondage, ils étaient cinq sur dix.
Publié le 08/10/2010
Tirs croisés contre les "micros-partis"
Les soupçons entourant une visite à Londres de Laurent Wauquiez, au cours de laquelle il a reconnu avoir sollicité des dons d'hommes d'affaires, relancent la polémique sur les "micros-partis", qualifiés par François Bayrou "d'officines de financement" de la vie politique.
Publié le 17/07/2010
Wauquiez reconnaît une collecte de fonds à Londres
Le secrétaire d'Etat à l'Emploi a reconnu s'être rendu fin juin à la City où il a évoqué le financement de son micro-parti politique avec des banquiers. Le PS est "profondément choqué".
Publié le 16/07/2010
Fillon : "notre priorité, ce n'est pas le remaniement"
Dans un discours à Matignon, le Premier ministre a largement évoqué mardi la tempête qui secoue Eric Woerth, fermant la porte à un remaniement ministériel immédiat. "Nicolas Sarkozy est maître de son calendrier", a-t-il lancé d'ailleurs à l'adresse de ceux qui réclament une intervention du président.
Publié le 07/07/2010
Woerth sur TF1 : "C'est insupportable"
"Je ne savais pas qu'il y avait autant de haine dans ce pays" a déclaré Eric Woerth démentant avec force et émotion les affirmations du site Mediapart. "C'est insupportable" a-t-il encore déclaré à plusieurs reprises.
Publié le 06/07/2010
La droite demande à Sarkozy de parler aux Français
Jean-François Copé, Jean-Pierre Raffarin et François Sauvadet ont affirmé mardi qu'il fallait que le président s'exprime rapidement après les derniers rebondissements de l'affaire Bettencourt. Il semble que Nicolas Sarkozy y "réfléchisse".
Publié le 06/07/2010
La gauche vise maintenant directement Sarkozy
Après les dernières révélations du site Médiapart, les socialistes ont continué à demander des comptes au ministre du Travail mais aussi directement à Nicolas Sarkozy.
Publié le 06/07/2010
Liliane Bettencourt : "pas de pression" de Banier
Dans une interview à Claire Chazal sur TF1, l'héritière de l'Oréal a déclaré n'avoir subi "aucune pression" de François-Marie Bannier dont elle "espère" être toujours l'amie.
Publié le 02/07/2010
"La République est abîmée par trois ans de sarkozysme"
Portée par les affaires qui embarrassent le gouvernement, la première secrétaire du PS Martine Aubry a affirmé samedi à Paris que "la République et notre démocratie sont abîmées" et a promis que le PS "réparera la France" s'il gagne en 2012.
Publié le 03/07/2010
Interview de Liliane Bettencourt au 20h vendredi
<b>EXCLUSIF - </b> L'héritière de L'Oréal répondra pour la première fois à la télévision aux questions de Claire Chazal.
Publié le 01/07/2010
Procès Bettencourt/Banier : aussitôt ouvert, aussitôt reporté ?
Le procès du photographe François-Marie Banier, soupçonné d'avoir abusé de la faiblesse psychologique de l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt, s'ouvre jeudi matin. Mais il pourrait être aussitôt reporté après les révélations d'enregistrements qui ont transformé l'affaire de famille en affaire d'Etat.
Publié le 01/07/2010
Affaire Woerth : Accoyer pas opposé à une commission d'enquête
Le président de l'Assemblée n'est pas opposé, sous certaines conditions, à la création d'une commission d'enquête sur l'affaire Woerth, comme le réclame le PS.
Publié le 01/07/2010
Woerth affaibli ? "Dans vos rêves"
Selon Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, Eric Woerth n'est absolument pas affaibli et rien ne le déviera de la réforme des retraites.
Publié le 05/07/2010
Eric Woerth appelle "à la plus grande prudence celles et ceux qui reprennent les allégations totalement à charge d'un site internet et leur demande au minimum de vérifier leur vraisemblance au regard de la loi fiscale". Selon Mediapart, qui a diffusé l'information jeudi sur la base de sources "au courant du dossier", le chèque de ristourne accordé en mars 2008 à l'héritière de L'Oréal n'a pu se faire sans l'aval d'Eric Woerth, alors ministre du Budget. Eric Woerth, qui est aussi trésorier de l'UMP, est soupçonné de conflit d'intérêts dans le dossier Liliane Bettencourt, suspectée pour sa part d'évasion fiscale.
Selon une source fiscale "au courant du dossier" citée par Mediapart, le versement des 30 millions à Liliane Bettencourt a été opéré par le Trésor public sur un compte qu'elle détenait à la BNP. Ce remboursement a été effectué après une demande en ce sens faite par les conseils de l'héritière de L'Oréal et première fortune de France-, adressée entre la fin janvier et début février 2008, selon Mediapart. D'après le site d'information en ligne, qui cite un fonctionnaire des impôts ayant requis l'anonymat, "les remboursements opérés par l'administration fiscale, lorsqu'ils sont supérieurs à plusieurs millions d'euros, nécessitent l'aval du ministre de tutelle". "Eric Woerth, ministre du Budget au mois de mars 2008, a donc dû donner son accord pour le versement de cette somme colossale", ajoute Mediapart.
"Secret professionnel"
Par ailleurs, Mediapart affirme, citant des sources concordantes, que "l'héritière n'a été l'objet depuis au moins quinze ans ni d'un examen de situation fiscale personnelle ni d'une vérification de comptabilité, susceptible de viser par exemple la holding mise en place pour gérer sa fortune". Dimanche, l'actuel ministre du Budget, François Baroin, interrogé par Europe 1, a refusé de dire si Mme Bettencourt avait fait l'objet d'un contrôle fiscal dans un passé proche, au nom du "secret professionnel". Il a simplement rappelé que "les patrimoines de plus de plus de 3 millions d'euros" (...) sont contrôlés tous les trois ans".
Interrogé sur cette dernière révélation, le ministère du Budget s'est refusé à tout commentaire "en vertu du secret professionnel en matière fiscale". "Mme Bettencourt est bénéficiaire du bouclier fiscal", a indiqué la porte-parole de la milliardaire, sans toutefois confirmer le montant évoqué par Mediapart."Ma cliente m'a confirmé que ce chiffre était exact", a déclaré pour sa part Me Antoine Gillot, avocat de l'ex-comptable de Mme Bettencourt qui a cessé de travailler pour elle en novembre 2008.
Règlement de compte
Les révélations ne s'arrêtent pas là puisque selon La Tribune de Genève de vendredi, l'épouse du ministre du Travail Eric Woerth avait ses habitudes à Genève, où elle gérait les comptes bancaires de l'héritière de L'Oréal. Le quotidien cite un banquier suisse qui n'est pas nommé. Florence Woerth, qui travaillait chez Clymène, gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, a récemment démissionné après la publication d'enregistrements clandestins laissant penser que Liliane Bettencourt pratiquait l'évasion fiscale.
L'entourage d'Eric Woerth a réagi vendredi en estimant que des banquiers suisses cherchaient à "régler leurs comptes" avec un ministre qui s'était illustré, lorsqu'il était au Budget précédemment, dans la lutte contre l'évasion fiscale. "Cela prouve que l'action qu'il a menée en matière de lutte contre l'évasion fiscale a largement perturbé des patiques aussi anciennes que contestables", ajoute-t-on. "Eric Woerth n'a pas à commenter des informations anonymes."
Soutien de Claude Guéant à Eric Woerth
Dans une interview à paraître samedi dans Le Figaro Magazine, le secrétaire général de la présidence de la République, Claude Guéant, intervient pour la première fois dans un feuilleton qui dure depuis deux semaines pour prendre la défense du ministre du Travail et exclure sa démission. Mais les marques répétées de soutien de l'exécutif - Nicolas Sarkozy a défendu mercredi Eric Woerth contre "un amalgame honteux" - ne dissipent pas le malaise qui s'instille dans l'opinion et la classe politique.Selon un sondage CSA publié jeudi dans Le Parisien-Aujourd'hui en France, l'"affaire" Woerth est jugée"grave" par 56% des Français.
Les réactions au conflit d'intérêt présumés, à gauche comme à droite, vont également bon train. Jouant les trouble-fêtes, Dominique juge dans un entretien paru dans Libération vendredi que remplacer François Fillon à Matignon est vraisemblablement "une des dernières cartouches" dont Nicolas Sarkozy dispose pour regagner la confiance des Français. De son côté, Ségolène Royal avait dénoncé mardi soir sur TF1 le "système Sarkozy corrompu".
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Ce que Sarkozy veut faire du bouclier fiscal
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