Eric Woerth à l'université d'été de l'UMP (août 2010) © www.abacapress.comNicolas Sarkozy a renouvelé vendredi en Côte-d'Or son soutien à Eric Woerth, malmené dans l'affaire Bettencourt. La veille, le ministre du Travail reconnaissait être l'auteur d'une lettre écrite en 2007, lettre par laquelle il appuyait la demande d'attribution de la Légion d'honneur de Patrice de Maistre, gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt. Un aveu qui le "disqualifie" de son poste de meneur de la réforme des retraites selon le PS. Même les syndicats, jusqu'alors plutôt silencieux, ont reconnu que l'affaire Bettencourt posait "un vrai problème".
Affaire Woerth/Bettencourt : le mea culpa de Rémy Pflimlin
Le PDG de France Télévisions reconnaît avoir "répondu de manière maladroite" sur le traitement de l'affaire Woerth/Bettencourt par Médiapart, et se défend d'avoir voulu "attaquer" le site d'information.
Publié le 26/09/2010
Le Monde : pluie de critiques contre l'exécutif, l'informateur cloué au pilori
Dans toute la classe politique, l'indignation est restée vive mardi après les accusations d'espionnage lancées contre l'Elysée, Martine Aubry dénonçant le "mensonge permanent" du gouvernement. Le camp présidentiel a, lui, fustigé l'attitude "inadmissible" de l'informateur du Monde.
Publié le 14/09/2010
Le Monde : Fillon déplore "les fuites répétées" du cabinet de MAM
Devant les députés UMP, le Premier ministre a jugé mardi que "la République ne peut pas accepter" que soit "violé le secret de l'enquête", dénonçant "les fuites répétées émanant du cabinet de la garde des Sceaux".
Publié le 14/09/2010
Accusations du Monde : la police a épluché des relevés téléphoniques
La DCRI a bien vérifié un renseignement sur des fuites dans la presse concernant l'affaire Bettencourt et saisi le parquet, en mettant en cause un haut fonctionnaire, a annoncé lundi le Directeur général de la police nationale.
Publié le 13/09/2010
Woerth : Le Monde accuse l'Elysée de "violation des sources"
Le quotidien accuse lundi en Une l'Elysée d'avoir violé le secret des sources d'un de ses journalistes travaillant sur l'affaire Woerth en utilisant les services du contre-espionnage et annonce qu'il va déposer plainte contre X.
Publié le 13/09/2010
Revue de presse : Sarkozy ne reculera pas, ou ce "serait aussitôt Waterloo"
Vos journaux estiment mercredi matin que le chef de l'Etat pourrait accorder quelques concessions sur la réforme des retraites, mais qu'il ne cèdera pas sur les mesures symboliques.
Publié le 08/09/2010
Retraites : Sarkozy et Fillon chauffent leurs troupes
A quelques heures du débat à l'Assemblée, Nicolas Sarkozy et François Fillon se sont adressés chacun leur tour aux députés UMP. Message : fermeté sur l'âge légal de départ, ouverture sur la pénibilité notamment.
Publié le 07/09/2010
Eric Woerth affronte l'Assemblée et la rue
Les débats sur la réforme des retraites s'ouvrent mardi à l'Assemblée nationale. Un exercice périlleux pour Eric Woerth, l'architecte du projet, fragilisé par l'affaire Bettencourt. D'autant que l'ouverture des débats coïncide avec une grande journée de manifestation contre la réforme.
Publié le 06/09/2010
Combien de temps ?
L'aveu d'une lettre de soutien à la demande de Légion d'honneur de Patrice de Maistre a rendu la situation d'Eric Woerth plus qu'inconfortable : la presse le juge globalement dans une position "intenable", et estime son "lâchage" inévitable.
Publié le 03/09/2010
Pour Chérèque, les démêlés de Woerth sont "un vrai problème"
Dans un entretien aux Echos à paraître vendredi, le secrétaire général de la CFDT affirme que les démêlés du ministre du Travail dans l'affaire Bettencourt constituent "un vrai problème" pour aborder le dossier de la réforme des retraites.
Publié le 02/09/2010
Le PS dénonce un "double mensonge" de Woerth
"Il y a déjà un double mensonge" de la part de M. Woerth, a déclaré le porte-parole du PS Benoît Hamon. Le parti n'appelera pas à la démission du ministre.
Publié le 02/09/2010
Woerth reconnaît être intervenu pour la Légion d'honneur de Maistre
Le ministre du Travail a reconnu jeudi être intervenu pour l'attribution de la Légion d'honneur au gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre.
Publié le 02/09/2010
Fillon : Woerth "mènera à son terme" la réforme des retraites
Eric Woerth, empêtré dans des affaires judiciaires et de trafic d'influence, "mènera à son terme" la réforme du régime des retraites dont l'examen débute mardi à l'Assemblée nationale, a réaffirmé François Fillon jeudi soir dans un communiqué.
Publié le 02/09/2010
Quand Fillon omet de citer Woerth
François Fillon a affirmé jeudi que "le ministre en charge" de la réforme des retraites "ira la défendre devant le Parlement", sans prononcer le nom d'Eric Woerth et en refusant de réagir aux dernières affirmations de son ministre dans l'affaire Bettencourt
Publié le 02/09/2010
Interpellé par la presse à l'issue d'une table-ronde sur l'industrie à Montbard, Nicolas Sarkozy a répondu par un "oui" appuyé, et un rien agacé, à la question "est-ce que vous apportez toujours votre soutien à Eric Woerth ?" A une autre question, "est-ce que le ministre du Travail est toujours à même de défendre la réforme des retraites ?", il s'est contenté d'acquiescer avant de tourner le dos aux journalistes, sans autre commentaire.
Contrairement à ce qu'il avait toujours assuré, Eric Woerth a concédé pour la première fois jeudi être intervenu dans l'attribution de la Légion d'honneur au gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre, qui a employé sa femme et compte parmi les donateurs de l'UMP. A quatre jours du coup d'envoi du débat parlementaire sur la réforme des retraites et d'une manifestation des syndicats annoncée comme très suivie, ces propos ont placé le ministre du Travail dans une situation très délicate.
"On n'aborde plus du tout le fond du dossier"
Dans un entretien commun aux Echos datés de vendredi, le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault et son homologue de la CFDT, François Chérèque, déclarent que les différentes affaires qui visent Eric Woerth empêchent d'avoir un débat de fond sur ce projet clé du quinquennat de Nicolas Sarkozy. "Je me pose une question légitime : comment peut-il gérer en même temps ses problèmes personnels avec l'affaire Bettencourt et la réforme des retraites ?", s'interroge François Chérèque dans Les Echos. "Cette situation fait qu'on n'aborde plus du tout le fond du dossier. C'est un vrai problème". Bernard Thibault estime lui aussi qu'Eric Woerth "est objectivement plus occupé, et préoccupé, par autre chose que par le sujet qui nous, nous intéresse", le projet qui reporte de 60 à 62 ans l'âge légal de départ à la retraite.
L'intéressé continue à réfuter toute idée de démission. "Je suis mobilisé, disons à 120%. Je suis évidemment totalement concentré sur le dossier des retraites, je le suis depuis le mois d'avril et il n'y aucune raison que ça change", a-t-il dit vendredi lors d'un déplacement à l'université d'été du Medef à Jouy-en-Josas.
"On ne pourra pas tenir pendant deux mois"
Et officiellement, du côté du gouvernement, les explications contradictoires d'Eric Woerth n'ont rien changé. Avant le soutien réaffirmé vendredi par Nicolas Sarkozy, François Fillon, jeudi soir, lui avait aussi renouvelé dans un communiqué toute sa "confiance", estimant qu'Eric Woerth faisait "face à une campagne de dénigrement inacceptable" et réaffirmant qu'il mènerait la réforme des retraites "à son terme". Mais en coulisse le ton est un peu différent. "Ça devient vraiment très compliqué", lâche un proche du chef de l'Etat. "On ne pourra pas tenir comme ça pendant deux mois encore", abonde une source gouvernementale.
Avant de s'exprimer par communiqué, François Fillon avait refusé lors d'un déplacement en province de commenter le dernier rebondissement de cette affaire politico-judiciaire, se contentant de dire que la réforme serait "conduite par le ministre" qui en est "en charge". La participation du chef du gouvernement jeudi prochain à une émission télévisée consacrée aux retraites a été perçue comme un nouveau camouflet à Eric Woerth, déjà considéré comme une des victimes du remaniement annoncé pour novembre. "Il est mort politiquement et ne sera pas reconduit, c'est clair", parie sans l'ombre d'un doute un cadre de la majorité.
Ces derniers jours, le ministre est apparu les traits tirés, physiquement marqué par deux mois de polémique. "Il a une très grande lassitude", dit un membre de l'UMP. Peut-il tenir le vif débat qui s'annonce à partir de mardi sur les retraites? Les députés PS le jugent "totalement disqualifié". Un avis partagé par le PCF et le NPA, qui réclament de nouveau sa démission, en plus du retrait de la réforme.
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