En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies à des fins statistiques et de personnalisation. En savoir plus
×
ARCHIVES

Candidats à la présidence de l'UMP : ça se bouscule au portillon


le 25 juin 2012 à 17h51 , mis à jour le 26 juin 2012 à 12h49.
Temps de lecture
4min
Alain Juppé, François Fillon, Jean-François Copé et Rachida Dati le 10 juin 2012 à l'issue du 1er tour des législatives

Alain Juppé, François Fillon, Jean-François Copé et Rachida Dati le 10 juin 2012 à l'issue du 1er tour des législatives / Crédits : TF1-LCI

À lire aussi
PolitiqueCopé, Fillon, Juppé, NKM... Le congrès de l'UMP en novembre, où les 260.000 militants éliront leur président, poste "gelé" pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy, fait l'objet de toutes les convoitises. Etat des lieux des candidats et quasi candidats.

- Jean-François Copé: 48 ans, député-maire de Meaux (Seine-et-Marne), ancien ministre de Chirac, ex-patron des députés UMP, secrétaire général de l'UMP depuis fin 2010. Rêve à haute voix, depuis toujours, d'être président de la République. Il a clairement fait de 2017 son horizon élyséen, ce qui passe par la case UMP. Le contrôle du parti est essentiel même si le candidat de 2017 sera désigné non plus par les seuls militants UMP mais dans une primaire ouverte, en 2016.
>Atouts : homme méthodique, gère très bien ses réseaux, dont son club Génération France. En campagne interne depuis des mois, il a profondément renouvelé -"copéisé", disent ses détracteurs- les cadres de l'UMP, intermédiaires essentiels lors du vote des militants. Inscrit ses pas dans ceux de Sarkozy, toujours aussi populaire auprès de la base. Sait mouiller la chemise: "toi, tu n'as pas peur de faire des accrocs à ton costume", lui a lancé Sarkozy pendant la campagne. A pris Fillon de vitesse en annonçant la reconnaissance des "mouvements". Capable de "dealer" avec ses ex-ennemis, comme Christian Estrosi.
>Points faibles : jugé parfois trop ambitieux et trop clanique. Se classe très loin derrière Fillon dans les sondages auprès des sympathisants (mais ce ne sont pas eux qui voteront). Essaie de lisser quelque peu son image d'homme cassant: "je ne suis pas quelqu'un d'agressif", dit-il.
  
- François Fillon: 58 ans, nouveau député de Paris après avoir été élu 30 ans dans la Sarthe, ministre à plusieurs reprises, Premier ministre de 2007 à 2012. Beaucoup plus taiseux mais pas moins ambitieux que Copé. Sa ligne d'horizon à lui aussi, c'est la présidentielle de 2017. Malgré son arrivée dans la capitale, ne semble pas viser les municipales de 2014. Envisage de faire un ticket avec Valérie Pécresse, longtemps proche de Copé.
>Atouts : sorti quasiment indemne de Matignon, avec une belle cote de popularité. Bat largement Copé dans les sondages comme à l'applaudimètre dans les meetings. Bénéficie d'une stature d'homme d'Etat. Prend ses distances, par proches interposés (Roselyne Bachelot), avec la "droitisation" de Sarkozy et aimerait incarner un recentrage (le "gaullisme social"), pas forcément voulu par les militants. A fait alliance avec Xavier Bertrand, ennemi juré de Copé.
>Points faibles : peu de troupes, réseau (France.9) mal structuré. Accusé de jouer trop "perso", de ne jamais renvoyer l'ascenseur. Surnommé le "planqué de Matignon" par Copé, qui l'accuse de manquer de courage et d'être une fausse valeur. Son absence de soutien à Bertrand, candidat malheureux face à Christian Jacob à la présidence du groupe UMP, a été mal perçue.
  
- Alain Juppé : 66 ans, maire de Bordeaux, plusieurs fois ministre, ancien Premier ministre (1995-1997). En embuscade: il y songe sans trop y croire tout en pensant avoir ses chances... Aurait confié à Paris Match: "je laisse (Copé et Fillon) s'écharper entre eux, mais je vais me lancer, je suis le plus capé, il n'y a pas photo". Des propos démentis -mollement- par l'intéressé. Mais si le duel Copé-Fillon tourne au pugilat, Juppé veut jouer le recours ou le président de transition. Fait son auto-portrait quand il souligne que le patron du parti doit s'engager à ne pas concourir à la prochaine présidentielle. Mais son image d'homme du passé lui colle à la peau.
  
- Jean-Pierre Raffarin, 63 ans, ex-Premier ministre, déplore la "dérive droitière" de la fin du quinquennat. Veut faire entendre la voix "humaniste" de l'UMP et dit "ne rien exclure". Anti-Fillon, il roule en fait pour Copé.
 
- Laurent Wauquiez, 37 ans, le benjamin de la bande, rêve déjà de la présidentielle. Tenant de la "Droite sociale", il pourrait être tenté de compter ses soutiens avant de rallier Fillon.
 
- Nathalie Kosciusko-Morizet, 39 ans, "miraculée" des législatives, se voit un jour en première femme présidente de la République. Tenterait bien sa chance si sa "ligne" n'était pas reprise.
 
- Bruno Le Maire, 43 ans, comme NKM, "prêt à porter lui-même ses idées" si elles ne sont pas reprises, par son ami Copé ou d'autres.
 
- Xavier Bertrand, 47 ans, s'est allié avec Fillon pour déloger Copé mais n'exclut plus de se mettre rapidement "à son compte".
 
- François Baroin, 47 ans, "a priori" pas candidat mais prend date pour 2017.
 
- Rachida Dati, 46 ans, pro-Copé, n'exclut rien, veut que les femmes aient leur place à l'UMP.

Voir la vidéo : Présidence de l'UMP : qui soutient quel candidat :

Commenter cet article

  • jghttc1 : L'UMP en proie à des lutte tribales pour le renouvellement de sa direction, en pleine reconstruction après une série de défaites électorales mémorables et dans la peur d'un éventuel" inventaire" de l'ère Sarkozy, semble actuelement dans l'incapacité totale d'assumer son rôle d'opposition crédible et constructive... Il ne faut pas s'étonner alors, de l'hégémonie du pouvoir en place, ni de sa propension à vouloir gouverner tout seul, sans demander l'avis de personne !

    Le 26/06/2012 à 13h27
  • shooby02470 : Pourtant liberte, la gauche existe bien mieux que la droite, et cela vous contre carie encore plus, a vous lire ? Bref, ça sent le baroud d'honneur. Vous savez, c'est comme en cosmétologie, quand une étoile brille plus lors des derniers moment de sa vie

    Le 26/06/2012 à 13h23
  • andalou2a : @ kosotto, MDR!... liberté-stupidité.. tellement vrai...

    Le 26/06/2012 à 11h48
  • shooby02470 : Euh, je me trompe ou d'habitude le défilé de miss France c'est en Décembre ? Ils s'y prennent sacrément tôt cette année dis donc ! Et il est où Jean Pierre ?

    Le 26/06/2012 à 11h31
  • marsmouss : C'est toujours comme ça quand il y a un échec, à moins d'avoir un leader naturel, les égos se font connaître, il faut remettre à plat les stratégies parce que si on a perdu c'est que ça n'a pas fonctionné... C'est le cycle normal des choses...

    Le 26/06/2012 à 09h54
      Nous suivre :
      États-Unis : deux femmes passent sous un train et échappent à la mort

      États-Unis : deux femmes passent sous un train et échappent à la mort

      logAudience