Carla Bruni-Sarkozy fait son retour médiatique, cinq mois après la défaite de Nicolas Sarkozy à la présidentielle. Dans un entretien paru jeudi dans l'hebdomadaire Elle, l'ex-Première dame revient sur sa nouvelle vie. Elle se confie sur ses quatre ans et demi passés à l'Elysée et sur l'avenir politique de son mari.
Quelques conseils à la nouvelle Première dame
L'ex-mannequin évoque le cas de Valérie Trierweiler, compagne de François Hollande, avec qui elle n'est pas mariée, dont elle juge la situation "un peu floue"."Je ne me permettrais pas de donner des conseils à quiconque, je ne parle que de mon expérience, mais il me semble qu'il est plus simple d'être l'épouse légitime du chef de l'Etat que sa compagne", déclare-t-elle. "La présidence de la République est un lieu officiel qui implique des situations officielles."
Comme on lui demande si la compagne de François Hollande a raison de vouloir rester journaliste, Carla Bruni-Sarkozy demande en retour si Valérie Trierweiler a "le choix". "C'est complexe et difficile : pour ses confrères et pour elle vis-à-vis de ses confrères. Parce que, même culturel, le journalisme est censé être un contre-pouvoir, c'est même une de ses missions, il me semble", ajoute-t-elle.
L'hypothétique retour de Nicolas Sarkozy en politique
"Son retour me semble improbable, même si je ne suis pas une experte des mouvements de la vie politique, explique Carla Bruni. C'est lui qui verra, c'est les Français qui verront." Rendant plusieurs fois hommage à son mari dans l'entretien, Carla Bruni-Sarkozy se dit "encore stupéfaite que les Français se soient privés de lui, de son énergie, de sa vision, de son courage, de son humanité, d'une intelligence et d'une volonté comme les siennes". Lire "Cinq mois d'abstinence médiatique".
Les médias après sa grossesse
Sur sa relation avec les médias, notamment après sa grossesse, elle déclare : "Ça a été une période difficile : je voulais soutenir mon mari pendant sa campagne et, en même temps, je ne voulais pas sortir, je ne voulais pas qu'on me prenne en photo, j'avais envie de pleurer de fatigue, j'étais fragile, confie-t-elle. Je n'étais heureuse qu'en famille et le contraste entre la douceur de la vie à la maison avec le bébé et la brutalité du monde extérieur a été violent."
En cause, des attaques personnelles, notamment "sur [son] physique", raconte-t-elle. "Je trouve limite qu'on utilise ces arguments dans le combat politique." (lire notre article : Carla Bruni-Sarkozy : "Je ne m'attendais pas à une telle cruauté").








