La réaction de François Hollande et du Parti socialiste ne s'est pas faite attendre sur la polémique lancée par Luc Chatel contre Vincent Peillon qu'il accuse de paraphraser Pétain sur la morale laïque. "C'est le sens de ma volonté que Vincent Peillon a rappelé de faire que la morale laïque puisse être enseignée de l'élémentaire à la Terminale pour transmettre aux enfants les principes et les comportements du vivre ensemble", a déclaré lundi matin François Hollande à Trappes dans le Yvelines.
Le porte-parole du PS, David Assouline, a quant à lui jugé "désolants" les propos de l'ancien ministre UMP de l'Education, Luc Chatel. "Il n'y a pas matière à polémiquer. Cette proposition de Vincent Peillon de faire en sorte qu'il y ait une éducation à la morale laïque est une évidence qui doit rassembler au lieu de produire des polémiques", a-t-il poursuivi. "Justement, nous voyons dans cette situation de crise, comment des repères se perdent, des valeurs s'estompent et combien il faut pour mobiliser un pays, faire que les valeurs fondamentales de la République et la laïcité soient au coeur de notre école", a ajouté David Assouline. Selon lui, Luc Chatel "n'a pas dû mesurer l'ampleur de ses mots qui (...) doivent certainement atteindre ceux qui ont vécu dans leur chair ce qu'a signifié les pages sombres de l'Histoire de France et du pétainisme".
Raccourci immonde
Dans un communiqué, les Jeunes socialistes ont pour leur part estimé que Luc Chatel s'était révélé un "piètre historien, auteur d'un raccourci immonde et grotesque rappelant les pires heures de l'Histoire française". "Luc Chatel, dans la droite lignée de certains de ses camarades de classe à l'UMP, ne valorise pas la fonction publique", ajoute le communiqué.
Lundi, dans un message sur son compte Twitter, Luc Chatel, soutien de Jean-François Copé pour la présidence de l'UMP, a écrit : "Effarante interview de Peillon dans le JDD : +redressement intellectuel et moral+, mot pour mot l'appel du maréchal Pétain le 25 juin 1940". "Ce sont les propos d'une déclaration, d'un appel, du 25 juin 1940 du maréchal Pétain. Alors naturellement, j'y vois une maladresse fâcheuse", a ajouté l'ex-ministre UMP sur iTélé.










