Eric Ciotti, le directeur de campagne de François Fillon pour la présidence de l'UMP a appelé Jean-François Copé à définir "très vite" son rôle au sein du parti lorsqu'il se déclarera candidat. Jean-François Copé devrait officialiser sa candidature à la présidence de l'UMP dimanche prochain. Il s'est dit favorable à un débat entre les candidats. Eric Ciotti a fait savoir que François Fillon, y était "bien entendu" favorable.
"Il est aussi partisan du fait qu'il y ait des règles claires pour cette élection", a ajouté le député des Alpes-Maritimes. "Est-ce que c'est le secrétaire général ou est-ce que c'est le candidat" qui s'exprime pour réclamer un débat, a demandé Eric Ciotti. "Si c'est le candidat, il y a manifestement un petit problème. On ne peut pas être à la fois candidat et secrétaire général de l'UMP, parce qu'on ne peut pas à la fois organiser les élections et être soi-même engagé dans les élections", a-t-il expliqué. Jean-François Copé "respectera scrupuleusement les règles fixées par les statuts et la Cocoe", la commission électorale de l'UMP, avait déjà répondu son entourage.
"Période de réserve"
La commission électorale a prévu qu'une "période de réserve" soit "imposée à l'équipe dirigeante et aux cadres locaux" pendant "la durée de la campagne officielle", du 5 octobre au 17 novembre, veille du premier tour de scrutin. Ce qui fait dire aux soutiens de François Fillon que son rival sera candidat et secrétaire général durant tout le mois de septembre". Il faut que Jean-François Copé tranche très vite (...) On ne peut pas être juge et partie", a insisté M. Ciotti.
Soutien de M. Copé, le sénateur UMP Roger Karoutchi a appelé "à ne pas durcir le ton dès le 21 août". Il a souligné auprès de l'AFP que les règles de la commission électorale avaient été adoptées "à l'unanimité" en juillet lors d'un bureau politique et que "François Fillon, Laurent Wauquiez, Eric Ciotti, etc. étaient là". Quant au fonctionnement du parti en septembre, "on ne peut pas imaginer que l'UMP n'ait pas de direction en pleine rentrée politique", a ajouté l'ancien secrétaire d'Etat.










