François Hollande mercredi 4 janvier à Mérignac pour un metting dans le cadre de la campagne présidentielle 2012. © DRBeaucoup de bruit pour rien ou première faute de campagne ? Il est bien trop tôt pour le dire mais les propos tenus mardi par François Hollande lors d'un déjeuner de journalistes ont enflammé le microcosme politique mercredi. Il a suffi d'une ligne dans un article du Parisien pour déclencher un tir de barrage de tous les ténors de l'UMP contre le député PS de Corrèze qui a lâché en fin d'après-midi lors d'un déplacement : "ça suffit les polémiques qui sont organisées chaque jour". "Ce que j'ai à dire de Nicolas Sarkozy, je le dis publiquement, directement, avec mes mots, sans intermédiaire, et je le dis devant les Français", a-t-il poursuivi.
Hollande célèbre Mitterrand avec l'Elysée à l'horizon
François Hollande et les ténors de la "Mitterrandie" ont célébré dimanche à Jarnac, en Charente, le 16e anniversaire de la mort de François Mitterrand. Le candidat socialiste a dit vouloir s'inspirer du seul président de gauche de la Ve République, sans l'imiter, dans sa façon d'aimer la France.
Publié le 08/01/2012
Hollande : Sarkozy est "le candidat de la dette"
Lors de la présentation des ses voeux aux militants corréziens, le candidat PS a exprimé samedi soir à Tulle l'espoir de "reprendre le fil du changement" et lancé une charge contre le Front national, "ennemi de la République".
Publié le 07/01/2012
Hollande fonde sa campagne sur "crédibilité, présidentialité et humanité"
Le candidat PS a dévoilé en Corrèze devant les élus du Conseil général l'esprit de sa campagne qui alliera "crédibilité, présidentialité mais aussi humanité" face à "l'attitude d'autorité" de Nicolas Sarkozy auquel il oppose "une vision, une capacité à comprendre le pays".
Publié le 07/01/2012
L'UMP a la riposte rapide, explications
En bon parti bonapartiste, le mouvement de Jean-François Copé ne loupe pas une occasion pour attaquer l'adversaire en meutes. François Hollande l'a une nouvelle fois expérimenté mercredi.
Publié le 05/01/2012
A Mérignac, Hollande voit la peur chez l'UMP
Le candidat socialiste à la présidentielle François Hollande s'est présenté mercredi soir à Mérignac en Gironde comme le candidat du combat et a estimé que les attaques du parti majoritaire UMP montraient la peur qu'il lui inspire.
Publié le 04/01/2012
L'UMP condamne des propos de Hollande rapportés par le Parisien
Selon le quotidien, le candidat socialiste aurait qualifié Nicolas Sarkozy de "sale mec" lors d'un déjeuner de presse. L'entourage de François Hollande dément.
Publié le 04/01/2012
Copé dénonce "l'imposture" de Hollande
Le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé, qui considère que voter Front national ne peut que favoriser la gauche, dénonce dans une interview au Figaro à paraître mercredi "l'imposture" de François Hollande qui se complaît à ses yeux dans "l'ambiguïté".
Publié le 03/01/2012
Quand l'UMP pastiche Libé et se moque de Hollande
L'UMP a annoncé mardi avoir acheté sur internet le nom de domaine correspondant au slogan de campagne de François Hollande, "Le changement, c'est maintenant", détournant au passage la Une de Libération.
Publié le 03/01/2012
Hollande : "Je suis candidat à l'élection présidentielle pour..."
Dans une longue "adresse aux Français" que publie le quotidien Libération, François Hollande dit vouloir, au terme d'un quinquennat marqué par des "fautes économiques et morales", susciter un "vrai changement" à même de conduire à "l'indispensable redressement de la Nation".
Publié le 03/01/2012
Hollande : "ça suffit les polémiques"
Le candidat PS a réagi mercredi après-midi à Mérignac aux attaques de l'UMP après ses propos sur Nicolas Sarkozy pris pour une injure contre le chef de l'Etat.
Publié le 04/01/2012
"L'UMP n'a aucune leçon de savoir-vivre à nous donner"
Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole de François Hollande, revient sur les propos de "sale mec" prêtés au candidat socialiste et nie toute insulte envers Nicolas Sarkozy. "C'est fort de café de la part de l'UMP avec la série de dérapage qui ont été faits", a-t-elle rappelé.
Publié le 04/01/2012
Pécresse : "c'est à François Hollande de s'en expliquer"
Pour la ministre du Budget, Valérie Pécresse, si les propos de François Hollande qui aurait qualifié Nicolas Sarkozy de "sale mec", sont avérés, il devra s'en expliquer et éventuellement les retirer.
Publié le 04/01/2012
Copé dénonce les propos "indignes" de François Hollande
Lors de ses voeux à la presse, Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP, s'est dit "profondément choqué" par les propos qu'aurait tenu François Hollande sur Nicolas Sarkozy, le traitant de "sale mec".
Publié le 04/01/2012
Morano exige des excuses publiques de François Hollande
Nadine Morano, la ministre de l'Apprentissage a exigé mardi matin des excuses publiques de François Hollande qui aurait traité Nicolas Sarkozy de "sale mec".
Publié le 04/01/2012
Guéant : les propos de Hollande sur Sarkozy "intolérables"
Le ministre de l'Intérieur a vivement critiqué, mercredi sur Europe1, les propos qui auraient été tenus par François Hollande sur le chef de l'Etat. Pour Claude Guéant, ils ne "sont pas dignes du débat présidentiel".
Publié le 04/01/2012
C'est mardi que François Hollande avait convié quelques journalistes, dont l'AFP, à déjeuner, pour évoquer la campagne électorale. Au cours de la discussion "off" (déclarations non officielles), il s'est mis à la place du président sortant, venant expliquer aux Français qu'il se représentait ainsi : "je suis le Président de l'échec, je suis un sale mec, mais dans cette période difficile, je suis le seul capable, j'ai le courage...". "Il va se présenter comme le capitaine courage recherchant l'impopularité", avait ajouté le candidat PS.
Alors que Le Parisien mettait ce propos dans la bouche de François Hollande («c'est un sale mec ») sans mentionner que lui-même parodiait Nicolas Sarkozy, l'UMP s'est emparée de ce qu'elle considère comme un dérapage. Valérie Pécresse, porte-parole du gouvernement, a jugé, lors de son point de presse post-conseil des ministres, que si les propos injurieux avaient bien été tenus, le candidat PS devait "s'expliquer et les retirer". Pas de "si" pour la ministre Nadine Morano qui a exigé illico, à la sortie du Conseil, "des excuses publiques" de François Hollande, pour ses mots "intolérables" et "inqualifiables". "Ca me rappelle les propos de M. Jospin dans l'avion lorsqu'il s'était laissé aller sur Jacques Chirac, le qualifiant de vieux et d'usé", a dit la responsable UMP. Point de vue partagé par Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP, qui a dénoncé lors des voeux de son parti, "des insultes très choquantes et indignes". La "cellule riposte" de l'UMP a été très active mercredi matin, envoyant pas moins de six ou sept communiqués en quelques minutes, à la grande satisfaction du député-maire de Meaux qui n'en constatait qu'un du côté PS.
La "cellule riposte" de l'UMP très active
Dans la cour de l'Elysée, le ministre de l'Industrie Eric Besson a rapporté la consigne présidentielle: "il nous a dit de rester au niveau du débat d'idées, qu'il ne voulait pas qu'on tombe dans des questions de personnes, c'était une marque de fragilité et de faiblesse". Alors que Laurent Wauquiez (Enseignement supérieur) dénonçait "une vraie perte de sang-froid" de François Hollande, les responsables UMP rivalisaient de formules assassines, la palme revenant peut-être à Christian Estrosi : "François le petit", "attitude abjecte sur le plan personnel mais également dangereuse sur le plan politique car elle abaisse la fonction présidentielle", selon le maire de Nice.
Face à cette salve, l'équipe de François Hollande est sortie du bois à la mi-journée. Deux de ses porte-parole ont d'une part contesté l'interprétation du propos parodique et d'autre part accusé l'UMP de "manipulation". "François Hollande n'a pas pour habitude de pratiquer l'invective", a déclaré le député-maire PS de Cherbourg Bernard Cazeneuve. « Cette manipulation grossière est particulièrement malvenue de la part d'un parti dont le président s'est caractérisé ces dernières années par une véritable vulgarité. On se souvient du +casse-toi pauvre con+ par exemple et des dégâts considérables pour l'image de la fonction présidentielle", a commenté Najat Vallaud-Belkacem."C'est le choeur des effarouchés sur un ragot", a ironisé le député PS Jean-Christophe Cambadélis. "Tout cela démontre l'extrême fébrilité du pouvoir face à la vraie fausse campagne Sarkozyste". A suivre...
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