Ségolène Royal © TF1/LCIUne obsession, du matin au soir, ne pas se laisser banaliser. Ni par la rénovation du PS, ni par ses anciens lieutenants du congrès de Reims, ni par le zapping permanent de l'actualité et encore moins par une large victoire de la rue de Solférino aux régionales. Ségolène Royal l'a compris. Depuis que le parti est allé à sa rivale Martine Aubry l'an dernier, sa région de Poitou-Charentes reste pour elle le point d'appui de tout rebond. Malmenée dans les enquêtes d'opinion, défiée dans son courant par Vincent Peillon, elle veut prouver à l'opinion, mais surtout aux sympathisants de gauche, qu'elle seule a la capacité charismatique et le culot stratégique de les mener à la victoire contre la droite en 2012. Et elle veut le montrer dès mars. Afficher sa capacité à court terme, pourquoi pas, de remporter les régionales dès le 1er tour dans son fief.
Elles ont marqué l'actualité politique en 2009
Selon un sondage publié dans Le Figaro, Martine Aubry, Ségolène Royal et Rachida Dati arrivent en tête du palmarès des femmes ayant le plus marqué l'actualité 2009 de leur camp.
Publié le 29/12/2009
Minc irrite le camp Royal
Dimanche, le conseiller officieux du président avait estimé que la socialiste était "incapable de gouverner". Elle "n'a aucune leçon à recevoir d'un ami du CAC-40", ont répliqué ses proches.
Publié le 28/12/2009
Régionales : Aubry prête à "mouiller sa chemise"
La patronne du PS, a lancé samedi à Tours la campagne des élections régionales, avec pour objectif le grand chelem pour les socialistes.
Publié le 12/12/2009
Frêche n'aura pas de socialiste sur sa route
Le bureau national du PS a "pris acte" mardi soir du vote des militants en Languedoc-Roussillon et entériné la candidature du président sortant de la région, exclu du PS, pour les régionales.
Publié le 08/12/2009
DSK parle de la crise, pas de 2012
"Ce n'est pas mon sujet d'aujourd'hui", a-t-il assuré, concernant la présidentielle sur Canal +. "Oui, bien sûr, je suis de près ce qui se passe en France", a admis le patron du FMI.
Publié le 25/11/2009
Royal, mauvaise candidate à l'Elysée pour les Français ?
Selon un sondage CSA pour Le Parisien, à paraître samedi, Ségolène Royal est jugée comme une mauvaise candidate à l'élection présidentielle de 2012 par un Français sur deux (54%).
Publié le 20/11/2009
Les socialistes en ordre de bataille pour les régionales
A trois mois et demi des régionales, les militants PS ont validé jeudi soir massivement leurs listes pour ce scrutin.
Publié le 04/12/2009
Entre Royal et le MoDem, le courant ne passe pas
L'offre d'alliance aux régionales de Ségolène Royal a pris le MoDem de court. Réponse de François Bayrou : c'est non.
Publié le 06/12/2009
Aubry défend "son" identité contre la droite
La patronne du PS a profité de sa dernière étape à Rennes pour parler valeurs de la gauche et répondre au débat lancé par Nicolas Sarkozy.
Publié le 02/12/2009
Mais deux éléments sont venus compliquer ces dernières semaines le plan de Ségolène Royal : des sondages prédisant une vague rose-verte en mars prochain qui banaliserait SA victoire, et d'autre part des alliés verts et communistes qui ont cette fois décidé de partir seuls au 1er tour, ceux-là même qui gèrent pourtant avec elle la région depuis cinq ans. D'où le risque d'un score moyen qui ne manquerait pas de donner de l'espoir à son adversaire UMP Dominique Bussereau pour le second tour..
Tel le judoka faisant toujours d'une difficulté une force, l'ex-candidate à la présidentielle a donc tout simplement ce week-end tendu la main à ses derniers alliés, les centristes du Modem pour qu'ils la rejoignent dès ce primordial 1er tour. Faisant fi des codes habituels de la politique, Ségolène Royal ne s'est pas contentée de les appeler discrètement ces derniers jours, elle s'est invitée médiatiquement au grand raout de François Bayrou à Arras. Quelques semaines après son irruption aux rencontres de Dijon, pour le plus grand malheur de son ancien ami Vincent Peillon.
"Le monde de Ségolène Royal"
"Elle est hallucinante !", se sont exclamés les proches du patron du Modem, apprenant samedi soir la sortie médiatique de la présidente de Poitou-Charentes. Mais dans son for intérieur, François Bayrou s'est-il vraiment étonné du dernier coup de Royal ? N'a-t-il pas dû lui refuser l'entrée de son domicile, un soir d'entre-deux-tours en 2007, pour éviter cette alliance dont, en réalité, il repousse à chaque étape la conclusion ? Cette fois, Ségolène Royal ne veut plus attendre. Se replaçant ce week-end au centre de cet "arc démocratique" visant à battre Nicolas Sarkozy que beaucoup espèrent voir naître, elle met les uns et les autres au pied du mur, et en premier lieu François Bayrou.
Paradoxalement, elle file un sacré coup de main à Martine Aubry. En montrant que le patron du Modem préfère le solo au rassemblement, sauf dans sa stratégie présidentielle de second tour, elle clarifie au grand jour les ambitions de chacun et valide, pour certains, la stratégie élaborée par le Parti socialiste : d'abord rassembler la gauche et voir ensuite. Pour preuve, la réaction très soft lundi matin d'un des piliers de Solférino, Claude Bartolone. Pas question de sanction ou de remontrance contre la rivale de la 1ère secrétaire, "ce serait la pire des choses de la part du PS de procéder de telle manière", soulignant qu'il fallait "éviter de tomber dans le piège de la victimisation". Lui conseillant juste d'être "plus attentive à ce besoin de rassemblement des socialistes", il a eu cette formule pour résumer l'épisode du week-end : c'est "le monde de Ségolène Royal". Les socialistes apprennent progressivement à vivre avec.
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Elles ont marqué l'actualité politique en 2009
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