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Copé et Fillon se positionnent pour la future bataille de l'UMP


le 08 juillet 2012 à 11h30 , mis à jour le 08 juillet 2012 à 22h07.
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4min
Montage photo : François Fillon (gauche) ; Jean-François Copé (droite)

Montage photo : François Fillon (gauche) ; Jean-François Copé (droite) / Crédits : AFP / B. Langlois / J.-C. Verhaegen

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PolitiqueUn François Fillon endossant déjà les habits de chef de l'opposition, un Jean-François Copé qui apparaît plutôt en "chef de famille" de l'UMP : les deux rivaux pour la présidence du parti ont eu samedi l'occasion, devant les cadres de l'UMP, de tracer leurs lignes de campagne.

Côté pile, de grands sourires devant les journalistes et des odes réitérées à l'union de l'UMP. Côté face, des petites phrases parfois assassines et des rumeurs peu glorieuses - comme celle qui affirme que la date de la réunion avait été choisie par Jean-François Copé spécialement pour frustrer François Fillon d'une course automobile dans la Sarthe, alors que l'ex-Premier ministre est un passionné de ce sport... Au final, l'ex-Premier ministre est arrivé à 11h30, soit une heure et demie après le début de la réunion, et malgré sa participation le même jour à la sixième édition de la course automobile du Mans Classic. Mais que retenir de la "réunion de travail" qui a vu, samedi, les deux adversaires désormais déclarés pour la présidence de l'UMP s'exprimer devant les cadres du parti ? Essentiellement le fait que François Fillon et Jean-François Copé ont établi leurs positions avant la bataille qui s'annonce, à quatre mois du premier congrès de l'après-Sarkozy qui devrait marquer le point culminant de leur affrontement.

Pour ses partisans, l'ex-chef du gouvernement, arrivé en cours de réunion, "s'est placé en chef de l'opposition contre Hollande et contre Ayrault". "Il a fait un discours très structuré pour sonner la mobilisation générale", a déclaré un député filloniste. "On a vu deux lignes de campagne : François Fillon avec une certaine idée de la France, et Copé s'adressant de manière plus modeste et plus humble à un parterre de militants", selon une ex-ministre qui penche pour le second. Face à François Fillon, Jean-François Copé, candidat qui se déclarera "le moment venu", a mis en scène son rôle de "chef de famille", animant de bout en bout la réunion à la tribune, fixant le cap des ambitions de l'UMP. La réunion "a été un meeting électoral de Copé", a d'ailleurs ironisé un participant dans un SMS, parlant d'une "longue litanie d'interventions de militants auxquelles répond Copé".

Alain Juppé a brillé par son absence

Si la réunion était à huis-clos, beaucoup bien sûr a filtré, y compris l'essentiel des interventions des deux frères ennemis de l'UMP. Candidat déclaré, l'ex-Premier ministre a prononcé un réquisitoire contre l'exécutif actuel. Le député de Paris a accusé François Hollande de "mettre en danger l'Europe par son aveuglement idéologique" et a qualifié de "mystification" le discours de politique générale de son successeur Jean-Marc Ayrault. Il a avancé quelques pistes, comme la remise en cause des 35 heures pour répondre à la fin des heures supplémentaires défiscalisées annoncée par le gouvernement. "Cette campagne qui s'ouvre ne doit être ni dramatisée ni escamotée", a ajouté François Fillon au sujet de son bras de fer annoncé avec Jean-François Copé pour le poste de président de l'UMP, gelé pendant le bail élyséen de Nicolas Sarkozy.

Jean-François Copé, qui dit "rester zen", affirme qu'il n'est pas question de brûler les étapes et souligne se concentrer sur l'installation de l'opposition loin de "la confusion des genres". "Dans l'opposition, il faut créer les conditions d'une vague bleue aux élections de 2014", année de plusieurs scrutins locaux, a déclaré le député-maire de Meaux à sa sortie. Il a plaidé pour "l'unité d'un grand parti de droite et de centre-droit", où l'expression des sensibilités qu'il défend "n'étouffe pas la parole du parti". Et il s'est empressé de souligner que l'UMP avait réaffirmé le bien-fondé de la stratégie du "ni-ni" face au Front national (ni alliance avec le FN, ni appel à voter à gauche). "Il y a eu un soutien unanime à la ligne que je défends", s'est-il félicité, alors que François Fillon avait contesté cette ligne en mars 2011, avant de rentrer dans le rang.

Alain Juppé a brillé par son absence. "Ce n'est pas forcément un signe de désintérêt pour le parti", a tempéré l'un de ses proches, l'ancien ministre du Logement Benoist Apparu. "Il a montré qu'il avait un projet très clair : ne pas confondre 2012 et 2017".


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  • michalowice : Placez vous sur un ring, pour faire un beau match !!!

    Le 11/07/2012 à 13h45
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