Borloo réclame la "convocation urgente" des G8 et G20

le 08 août 2011 à 12h32 , mis à jour le 08 août 2011 à 14h24

Le président du Parti radical réclame la réunion rapide de ces deux instances internationales "au niveau des chefs d'Etat" et formule plusieurs propositions dont une "taxe sur les transactions financières" pour mettre un terme à la crise.

Jean-Louis BorlooJean-Louis Borloo/Image d'archives - décembre 2010 © ABACA

"Le moment est historique. Il faut agir vite". Lundi dans Le Figaro, le président du Parti radical Jean-Louis Borloo s'inquiéte de la crise des dettes souveraines et réclame une "convocation urgente du G8 et du G20 au niveau des chefs d'Etat". "Ce sont les lieux de la concertation et de la discussion. La France préside aujourd'hui les deux. Elle est, de fait, le principal point de responsabilité au niveau mondial", ajoute-t-il.

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Pour lui, "la situation peut exiger que les exécutifs européens se réunissent dans les jours qui viennent et que les Parlements nationaux soient convoqués dans la foulée". "Il faut associer les Parlements le plus tôt possible", souligne-t-il, rappelant qu'il a déjà demandé une convocation de la représentation nationale sur la crise économique.
 
"Se serrer les coudes"
 
La France "doit, dès 2012, revenir à 3% de déficit, au lieu des 4,6%  prévus", juge également Jean-Louis Borloo, plaidant, "au-delà de la règle d'or" - de  retour progressif à l'équilibre budgétaire -, pour "l'union nationale chez nous et l'union sacrée en Europe". "Si le Parlement français se réunissait demain pour soutenir l'intervention de la BCE et la mise en place d'un fonds anti-spéculatif alimenté par la taxe sur les transactions financières, il y aurait probablement consensus", estime-t-il. "Les démocraties occidentales doivent de toute façon se serrer les coudes. Car c'est la capacité de résistance des démocraties qui est testée aujourd'hui", poursuit l'ancien ministre de l'Ecologie.

Contre la crise, Jean-Louis Borloo formule quatre propositions: "une intervention massive des banques centrales, et notamment de la Banque centrale européenne". "Doter l'Europe  d'un fonds de stabilisation anti-spéculation" alimenté par une "taxe sur les  transactions financières" qui serait "modulée en fonction des attaques des marchés". Il faut aussi "crédibiliser l'assainissement des finances publiques des pays occidentaux par généralisation de la règle d'or, de manière soutenable socialement" et "organiser la régulation financière internationale".

le 08 août 2011 à 12:32
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19 Commentaires

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  • Jean Louis Epinoux, le 09/08/2011 à 15h23

    Oui,c'est la seule attitude a tenir

  • hdsxm, le 08/08/2011 à 18h19

    De quoi se mêle-t-il, il n'est plus au gouvernement que l'on sache?

  • tonmoulin52, le 08/08/2011 à 18h16

    Et notre président promet...... de ne rien faire.

  • 1337sysop1337, le 08/08/2011 à 17h02

    Borloo ? C'est le Ségolène Royale de droite, non ?

  • dom145, le 08/08/2011 à 16h40

    A lire ce que vous écrivez, vous devez faire partie des 27% qui croient encore aux capacités de sarko, à faire en moins de 8 mois, ce qu'il n'a pas fait en plus de 4 ans !!!

  • rose-marie54, le 08/08/2011 à 16h32

    Une vrai girouette,aucun crédit,il me semble plutôt fatigué,des vacances lui ferait le plus grand bien

  • claudcouledouce, le 08/08/2011 à 16h15

    Tout à fait d'accord. Les crises sont la respiration de l'économie.

  • didierbretagne, le 08/08/2011 à 15h35

    Le tout est de savoir taxe sur toutes les activités financières ou celles de ceux qui spéculent en bourse ou sur les monnaies (ce qui est très facile à savoir). Si c'est encore sur les petits porteurs qui ont qq actions et qui ont perdu dans certains cas plus de 75 % difficile à digérer. Les fonds d'épargne entreprises sont les premiers touchés pourtant il s'agit du fruit du travail des salariés : voyez ceux du Crédit Agricole 30? avant la crise des subprimes 7? à ce jour. Ce ne sont ni des capitalistes ni des spéculateurs mais ils subissent les actes des seconds (plus spécialement). Il faut arrêter cela.

  • robert.13, le 08/08/2011 à 15h35

    Il ne doit pas se tenir au courant des évènements, on ne l'a pas attendu pour que tout ceux qui ont la possibilité de faire quelque chose, ce qui n'est pas le cas de Mr Borloo, ne cessent de se parler. Notre Président et Mme Merkel et bien d'autres encore, ont passé leur WE a discuter des choses à faire tout comme la BCE ou les autorités Américaines. L'intervention de ce Monsieur c'est, "PARLER POUR NE RIEN DIRE".

  • claudcouledouce, le 08/08/2011 à 15h16

    Qu'est-ce que ça vous coûte que des spéculateurs se plument réciproquement ? La seule spéculation qui coûte aux autres c'est celle qui consiste à emprunter en espérant que la croissance permettra de rembourser. Les gouvernements qui ont mis trop d'état et pas assez d'initiatives privées sont les premiers à avoir pratiqué cette spéculation là pour financer le "rasage gratis" et la corruption de leurs électeurs par toujours plus d'assistanat. Monsieur Borloo est bien naïf de croire qu'une taxe sur les transactions financières va empêcher les gouvernements imbéciles d'emprunter pour aider leurs compatriotes à consommer (comme on en a eu quelques uns de 1981 à 2007 puis comme ceux qu'on risque d'avoir de 2012 à 2013 alors que créer 300.000 emplois jeunes fera exploser l'Euro pour faire de l'Europe un continent de mendiants sans assistanat).

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