Jean-François Copé, François Fillon, François Baroin... et Rachida Dati. L'eurodéputée est la dernière en date, mardi à envisager de se présenter pour prendre la tête de l'UMP. Aux journalistes qui lui demandaient si elle souhaitait présenter sa candidature à la présidence de l'UMP, lors de son congrès en novembre, Rachida Dati a répondu : "Pourquoi pas? Collectivement. Nous sommes plusieurs. Pourquoi pas? A plusieurs".
L'ancienne garde des Sceaux (2007-2010) n'a pas développé, faisant remarquer seulement qu'il est "toujours plus compliqué" pour les femmes de présenter une candidature à un poste de responsabilité que pour les hommes. "Si elles disent qu'elles ont envie d'y aller, on dit ‘encore une ambitieuse'", a-t-elle fait remarquer. La maire du VIIe arrondissement de Paris a déploré qu'il n'y ait eu que 30% de femmes investies par l'UMP lors des législatives et indiqué que "depuis trois mois", un groupe de femmes du mouvement avait élaboré des "propositions, sur les valeurs, sur l'éducation, sur l'emploi, sur la place des femmes".
Elle a aussi défendu l'action de Jean-François Copé à la tête de l'UMP. "Il a rassemblé, il a maintenu l'unité (...) C'est un homme courageux. Regardez dans sa circonscription (Meaux). C'est quand même des territoires de mission. C'est pas si simple que cela". L'ancienne ministre n'a jamais caché son attachement pour Jean-François Copé et son hostilité à François Fillon, l'ancien Premier ministre, est notoire.









