Jean Glavany et Rachida Dati © DRDans "Les marches du pouvoir", George Clooney dissèque une campagne de primaire démocrate aux Etats-Unis dans l'Etat décisif de l'Ohio. Le héros n'est pas le candidat mais son conseiller de campagne, joué par Ryan Gosling, jeune mais très doué. Le film montre bien la violence des luttes politiques, y compris au sein d'un même camp, des ambitions contradictoires, y compris au sein d'une même staff, des relations ambigües avec la presse, et de la nécessité, ou pas, de mettre ses principes dans sa poche pour accéder au pouvoir... conseillers comme candidat.
Dati prête à enterrer la hache de guerre avec Fillon ?
Selon le JDD.fr, Rachida Dati pourrait ne pas mettre à exécution sa menace de se présenter contre l'ex-chef du gouvernement dans la 2e circonscription de Paris lors des législatives. En échange, elle espèrerait obtenir une investiture pour briguer la mairie de Paris. Sur Twitter, Dati a toutefois démenti.
Publié le 12/05/2012
Le vrai nom du film de Clooney
"Les marches du pouvoir", c'est le titre français du quatrième film réalisé par George Clooney. Aux Etats-Unis, le film est sorti sous le titre de "Ides of March", une référence à la Rome antique.
Publié le 21/10/2011
Le tapis rouge de George Clooney : TF1 News y était !
People et anonymes se sont donnés rendez-vous mardi soir sur les Champs-Elysées pour l'avant-première du film "Les marches du pouvoir" réalisé par Georges Clooney et dans lequel il incarne un candidat à la primaire aux Etats-Unis.
Publié le 19/10/2011
Exclusif : Un extrait du nouveau film de Clooney rien que sur TF1 News
Partenariat TF1 News - Découvrez en avant-première un extrait du film "Les marches du pouvoir" qui sort mercredi 26 octobre en salles. Clooney y joue un candidat à la primaire démocrate. Dans cette scène, Clooney et son jeune conseiller médias sont dans un avion et traversent une zone de turbulences. Un signe pour l'avenir de leur relation ?
Publié le 24/10/2011
"Un thriller politique qui ne choisit pas son camp"
Dans "Les marches du pouvoir", George Clooney incarne le sénateur Mike Morris, candidat démocrate à la primaire aux Etats-Unis. Ryan Gosling, personnage principal de l'histoire, évoque un film sur la politique et le pouvoir où tous les coups sont permis.
Publié le 21/10/2011
Les blagues de Clooney sur le tournage des "Marches du pouvoir"
Lors du tournage de son dernier film, George Clooney a affiché son professionnalisme mais aussi son sens de l'humour hors pair, provoquant l'hilarité de la centaine de figurants présents.
Publié le 21/10/2011
"Les Marches du pouvoir" : la bande-annonce
Intégrité, dignité, pouvoir... découvrez la bande-annonce du dernier thriller politique de George Clooney avec Ryan Gosling. Au cinéma le 26 octobre.
Publié le 21/10/2011
"Les marches du pouvoir", le thriller politique de George Clooney
Dans son quatrième film en tant que réalisateur, George Clooney filme les coulisses d?une campagne pour les primaires aux Etats-Unis. Un film sur le pouvoir et l?ambition.
Publié le 18/10/2011
George Clooney : "Les primaires, c'est toujours une bonne chose"
Invité du 20 heures de TF1, George Clooney est revenu sur la sortie de son dernier film : "Les marches du pouvoir". Un thriller au coeur du système politique américain.
Publié le 18/10/2011
TF1 News a demandé à deux personnalités politiques qui ont suivi de très près les campagnes de Lionel Jospin en 2002 et de Nicolas Sarkozy en 2007, de raconter leur campagne : alors violente ou pas ?
Jean Glavany, député PS, ancien chef de cabinet de François Mitterrand et membre de l'équipe de campagne de Jospin en 2002, confie ses impressions de campagne.
TF1 News : Le film montre très bien la violence des primaires américaines. Finalement la primaire PS n'aura-t-elle pas été très sage ?
Oui, je suis assez d'accord avec votre analyse. Le débat politique est violent par nature. Lorsqu'il n'y a pas de confrontation d'idées ou de critiques, il n'y a pas vraiment de démocratie. Souvent le président de l'Assemblée nationale pousse des cris de sainte nitouche au prétexte que le débat serait trop violent dans l'hémicycle. Son prédécesseur Philippe Séguin n'aurait jamais fait ça car il savait que le débat démocratique pouvait être dur. Il ne faut pas tomber dans les coups bas mais il faut accepter le débat démocratique, une certaine violence organisée.
Aux Etats-Unis, quand Barack Obama et Hillary Clinton se sont affrontés, ils se sont foutus de belles peignées. Et cela n'a pas empêché du tout le premier de nommer la seconde secrétaire d'Etat, soit quasiment le numéro 3 du pouvoir américain. Cela me fait penser au rugby où les joueurs s'affrontent sur le terrain et puis ensuite, ils vont boire une bière ensemble.
TF1 News : Dans "Les marches du pouvoir", le spectateur est immergé dans la vie des staffs de deux candidats en campagne. Y a-t-il une guerre entre collaborateurs ?
Il y a à la fois une part d'intox et de communication dans tout ça. Tous les jours , je parle avec des socialistes avec qui j'ai des désaccords. Et pendant toute la campagne de la primaire où je soutenais Martine Aubry, je parlais tous les jours à des soutiens de François Hollande , voire à François Hollande lui-même. On fréquente les mêmes lieux, notamment l'Assemblée où nous avons nos bureaux, donc on se parle oui. Ce ne sont pas des guerres de tranchées.
TF1 News : Dans une primaire, ce sont les idées qui priment ou les partages de postes ?
A droite comme à gauche, dans les primaires comme dans toutes les élections, il y a toujours des gens qui se poussent du coude pour être ministre de ceci ou cela. J'imagine que dans les entourages de François Hollande et de Martine Aubry, il y en a quatre ou cinq qui se voient déjà ministre de l'Intérieur. D'ailleurs leurs noms circulent déjà dans la presse. Tout cela existe mais c'est dérisoire. L'essentiel, c'est ce que porte un candidat dans une campagne. Après, il y a toujours des phénomènes de cour. Dans les négociations, il y en a toujours qui font monter les enchères. Par exemple, il est de notoriété publique que pour sa rallier à François Hollande, Pierre Moscovici avait exigé d'être directeur de campagne. Il avait fait une forme de petit chantage. Tout ça existe oui.
TF1 News : Et les fuites de campagne... Comment faire fuiter des infos sur l'adversaire ?
Il suffit que des journalistes se fassent intoxiquer par du off, qu'ils ne fassent pas bien leur travail. Cela arrive tout au long de l'année, et en particulier pendant les campagnes électorales. C'est un moment où les rédactions doivent être extrêmement vigilantes pour ne pas se faire avoir par un camp.
TF1 News : Il y a des politiques qui sont spécialisés en petites infos ?
Oui, il y a des gens qui ont des contacts particuliers avec les médias et qui font cela très bien. J'ai des collègues qui passent leur temps en salle des quatre colonnes à l'Assemblée et qui font passer des messages à la presse et aux agenciers. Donc au moment des campagnes électorales, tout cela peut avoir une efficacité redoutable. Dans une primaire, les médias jouent un rôle important. Ils peuvent créer une dynamique ou la défaire. Les gens disent : « je l'ai vu dans le journal, ils l'ont dit dans le poste ». Ce n'est pas l'essentiel mais ça a une réelle influence.
TF1 News : La puissance d'Internet aujourd'hui, avec sa vitesse, ne rendait-elle pas la politique plus facile, sous François Mitterrand par exemple ?
Je ne sais si c'était plus facile, ce n'est pas sûr. Il n'y avait pas Internet sous François Mitterrand, c'est un fait. Donc il y avait une nécessité de se déployer beaucoup plus pour toucher le plus grand monde. Je me méfie des comparaisons comme ça.
TF1 News : Le poids des conseillers en communication, ou des consultants comme aux Etats-Unis, est-il vraiment très important ?
Vous savez, il y a conseillers et conseillers. Il y ceux qui se mettent en scène et qui communiquent en réalité sur eux-mêmes par une présence exagérée dans les médias. Et d'autres qui sont plus discrets et plus efficaces. Ce sont les politiques qui ont toujours la main dans une campagne. J'ai toujours pensé que la responsabilité était d'abord et avant tout politique. Les consultants sont dans les campagnes à la place que les politiques veulent bien leur donner. Point.
Rachida Dati, porte-parole de Nicolas Sarkozy en 2007 explique pourquoi « dans une campagne, ce n'est pas la peine d'être une armée »
TF1 News : Comment cela se passe-t-il entre collaborateurs d'un même staff de candidat ? Y a-t-il des tensions ?
C'est vrai que l'équipe du candidat Sarkozy a explosé après la présidentielle. Mais pendant toutes les années précédant la campagne, nous étions extrêmement soudés par un même objectif : faire gagner Nicolas Sarkozy. Il y avait un contexte. En 2002, Nicolas Sarkozy a été nommé ministre de l'Intérieur par défaut, il pensait plutôt être Premier ministre. A cette époque, il n'avait pas beaucoup de soutiens. Donc nous, les collaborateurs, nous étions au maximum dix et nous étions très unis. Et malgré des tempéraments différents et forts, il n'y avait pas de petites phrases qui sortaient dans la presse après les réunions. Je me souviens que lors des débats sur les déplacements, certaines propositions étaient refusées pour telle ou telle raison. Et bien lorsque le candidat Sarkozy avait tranché, chacun acceptait sa décision.
TF1 News : La presse est-elle un moyen d'influencer une campagne, de tester des idées ?
Les ballons d'essai, on ne les fait pas dans la presse mais dans les meetings et les réunions militantes. Pendant la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, je l'ai vu modifier un discours ou un thème, ou la manière de parler d'un sujet car cela ne prenait pas. Peut-être parce que ce n'était pas une priorité pour les Français ? Prenez la loi sur les signes religieux, Nicolas Sarkozy y était hostile car c'était important symboliquement mais cela ne mobilisait pas la population. D'ailleurs, même lorsque la loi a été adoptée, on n'a pas eu de manifestations de musulmans contrairement aux craintes annoncées.
TF1 News : Aujourd'hui, les campagnes sont-elles plus dures à mener avec la présence permanente des médias et d'Internet ?
Aujourd'hui, vous êtes forcés d'être sous contrôle en permanence. Vous devez faire attention aux photos , aux caméras ou aux enregistrements. En 2007, ce n'était pas comme ça. Pendant la campagne, il nous arrivait d'avoir des moments de vraies détentes où l'on pouvait réellement se lâcher. Il pouvait même y avoir un journaliste ou des personnes de l'extérieur, et cela ne posait pas de problème. Aujourd'hui, on ne peut plus le faire. C'est pesant car il y a beaucoup de pression et de tensions dans la politique, c'est très humain. Donc il faut pouvoir avoir des moments de détente. On ne peut plus. C'est la limite de la transparence.
TF1 News : Quelle est l'importance des conseillers en communication dans une campagne ?
Nous n'avions pas de conseillers en communication en 2007. Il y avait bien des gens comme Pierre Giacometti ou Patrick Buisson qui venaient nous faire des états des lieux de l'opinion mais c'est tout. Nicolas Sarkozy avait les idées et les intuitions. Il disait : "ces phrases, ce n'est pas moi. Ne me faites pas dire ce qui ne me ressemble pas". Et puis dans une campagne, ce n'est pas la peine d'être une armée, une petite équipe est efficace. Dans un documentaire de Serge Moati sur la campagne de Jospin en 2002, on voit des réunions avec cinquante personnes ! On n'a jamais connu ça nous.
Retour MYTF1
Dati prête à enterrer la hache de guerre avec Fillon ?

Chargement en cours...




