Débat PS : Copé dénonce "une course aux promesses démagogiques"

Par L.G, le 28 septembre 2011 à 22h50 , mis à jour le 29 septembre 2011 à 09h32

Dossier : PS : dossier sur le Parti socialiste

Réactions - Jean-François Copé, Christian Jacob et Valérie Rosso-Debord ont vivement critiqué mercredi soir l'échange entre les six candidats à l'investiture PS lors du second débat télévisé de la primaire. D'autres membres de la majorité ont organisé une railleuse "iRiposte".

Jean-François Copé UMPJean-François Copé/Image d'archives © ABACA

A 11 jours du premier tour de scrutin qui investira l'un d'eux pour la présidentielle, les 6 candidats à la primaire socialiste ont pris part mercredi à un débat télévisé plus concret et plus vif que le précédent (> lire notre article Débat animé entre les 6 candidats sur des sujets de fond). En deux heures trente sur i>Télé, les candidats sont restés plutôt consensuels, s'interpellant parfois sans agressivité, sur des sujets aussi variés que la politique industrielle, les salaires et la sécurité. Les critiques de l'UMP n'ont pas tardé.

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  • Education : ce que proposent les candidats à la primaire

    Martine Aubry, qui appelle de ses voeux un "grand pacte éducatif", était dans les rangs des manifestants mardi. François Hollande veut recréer les 60.000 postes supprimés par la droite, tandis que Ségolène Royal veut rétablir l'année de formation des maîtres.

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  • Aubry veut "tourner la page" de la "République délétère" de Sarkozy

    Martine Aubry, candidate à la primaire socialiste, a estimé dimanche sur Canal+ qu'il était "temps de tourner la page" de la "République délétère" du quinquennat de Nicolas Sarkozy.

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  • Primaire : Ségolène Royal veut dire "sa vérité"

    <b>"Oui-Non" spécial Primaire PS - </b>A 3 semaines du 1er tour de la primaire, les 6 candidats viennent défendre leur programme sur LCI. Ségolène Royal a répondu lundi soir aux questions de Michel Field et de Nicolas Beytout des Echos.

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  • Baylet : "nous pourrons faire des choses ensemble avec Bayrou si..."

    <b>"Oui-Non" spécial Primaire PS - </b>A 3 semaines du premier tour de la primaire PS, les 6 candidats défendent leur programme sur LCI. "Candidat pour porter le projet des radicaux" et "dans une volonté de rupture", Jean-Michel Baylet a répondu mardi soir aux questions de Michel Field et de Nicolas Beytout des Echos.

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  • Valls : "les thèmes qui sont les miens sont en train de s'imposer"

    <b>"Oui-Non" spécial Primaire PS - </b>A 3 semaines du premier tour de la primaire PS, les 6 candidats défendent leur programme sur LCI. Estimant que "les choses sont en train de changer", Manuel Valls a répondu mardi soir aux questions de Michel Field et de Nicolas Beytout des Echos, évoquant la possibilité de "se retrouver" avec François Bayrou.

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  • Le pacte Aubry/DSK ? "L'arrangement était connu de tous", dit Hollande

    <b>"Oui-Non" spécial Primaire PS - </b>A 3 semaines du 1er tour de la primaire, les 6 candidats viennent défendre leur programme sur LCI. Le pacte DSK/Aubry : une "vérité", le projet pour 2012 qu'il ne "ne récuse pas sur le fond, mais sur l'agenda", son bilan à la tête du PS... François Hollande a répondu lundi soir aux questions de Michel Field et de Nicolas Beytout des Echos.

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  • Pour Harlem Désir, DSK "n'est plus un acteur de la politique française"

    Harlem Désir estime que Dominique Strauss-Kahn n'est plus un acteur de la politique française. Le premier Secrétaire par intérim du PS rappelle que l'ex-patron du FMI a reconnu dimanche sur TF1 qu'il avait laisser passer son rendez-vous avec les Français.

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Plus d'infos

 
Copé : "promesses les plus démagogiques et les plus irréalisables". "Après ce deuxième débat des primaires du PS, nous n'avons pas davantage de réponses concrètes et crédibles pour la France et les Français", a estimé Jean-François Copé dans un communiqué. "Beaucoup de critiques, beaucoup de vieux poncifs, beaucoup de voeux pieux, beaucoup de promesses de lendemain qui chantent, mais jamais de mode d'emploi, jamais de financement", a dénoncé le patron du parti majoritaire. Pour Jean-François Copé, "un cap nouveau a été franchi" mercredi soir "dans la course aux promesses les plus démagogiques et les plus irréalisables", avec "les proposition tous azimuts de nationaliser les banques, d'interdire les licenciements et de bloquer les prix". "Dans un éclair de lucidité, Manuel Valls et Jean-Michel Baylet ont quand même dénoncé ce retour aux vieilles recettes qui ont échoué", a-t-il constaté. Le patron du parti présidentiel appelle à la mobilisation autour des valeurs de son parti et de Nicolas Sarkozy "seul candidat, dit-il, à même de les porter et de protéger la France et les Français des crises qui nous frappent".
 
Jacob : "Les propositions socialistes sont de vieilles recettes du passé". "La vérité est que les propositions socialistes accroîtront les déficits publics et pèseront lourdement sur nos entreprises et les ménages français, notamment les millions de salariés qui bénéficient de la défiscalisation des heures supplémentaires et qui, demain, verront leur pouvoir d'achat amputé", a dit Christian Jacob, le chef de fil des parlementaires UMP dans un communiqué. "La vérité est que les propositions socialistes sont de vieilles recettes du passé qui n'ont aucun sens dans un pays ouvert, exportateur et engagé dans la compétition européenne et mondiale", ajoute-t-il. "Comme en 1981, ils proposent nationalisations, protectionnisme aux frontières, blocage autoritaire des prix et des loyers, retour à la retraite à 60 ans..."
 
Rosso-Debord : "un peu de confusion sur les idées". Pour Valérie Rosso-Debord, députée UMP, le débat a "surtout permis de voir à quel point le projet socialiste était mort-né". La députée a jugé sur LCI Martine Aubry "très en difficultés face à Mr Montebourg. On voit qu'elle a essayé de se démener comme elle a pu". Valérie Rosso-Debord a vu dans les idées développées "un peu de confusion et la volonté des deux principaux candidats de sauver les meubles pour apparaître comme crédibles".
 
"iRiposte". L'UMP a également tenté d'apporter sa contribution au débat socialiste en organisant mercredi soir sur Internet la "iRiposte", selon le mot du député de Haute-Savoie Lionel Tardy : des commentaires sur les interventions des candidats par des "tweets" et des communiqués aussi critiques qu'ironiques. François Hollande veut une "présidence normale" pour rétablir la morale en politique? "Si on a une présidence normale, plus de problèmes de corruption des élus pour François Hollande ! Un vrai bisounours !" a raillé le député UMP sur twitter, qu'il utilise assidument.

Benoist Apparu, le secrétaire d'Etat en charge du logement, a participé plus classiquement en faisant parvenir, au milieu du débat, un communiqué de réaction intitulé : "Le débat socialiste, c'est Masterchef mais avec des vieilles recettes et des produits périmés". Commentaire ironique sur Arnaud Montebourg : il "a résumé le programme de ses concurrents par une formule très dure mais lucide: les socialistes proposent d'arroser le sable avec de l'eau", estime-t-il. "Première salve de propositions démago entre Martine Aubry, Ségolène Royal et Arnaud Montebourg" a été le premier jet de ce "live-twitter". Certains se faisaient un plaisir de reproduire les critiques des uns sur les autres - telle la phrase du candidat PRG Jean-Michel Baylet: "Ne faisons pas croire aux Français que nous allons revenir dans les années 60" - , et ont fait leur sel de la passe d'armes entre Martine Aubry et Arnaud Montebourg sur l'affaire Guérini. Autre filon, reprendre l'antienne de l'UMP sur la gauche "archaïque": "nationalisation des banques, blocage des prix, interdiction de licencier... Bienvenue en URSS".

Conclusion prévisible de Geoffrey Carvalhinho, délégué des jeunes UMP d'Aubervilliers et Pantin (Seine-Saint-Denis) ? "Le rassemblement des Français, c'est Nicolas Sarkozy qui le fera le 6 mai 2012".

Par L.G le 28 septembre 2011 à 22:50
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38 Commentaires

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  • criticdailleurs, le 29/09/2011 à 17h30

    Les élus de gauche ne sont pas capables de reconnaitre un leader dans leurs rangs...Voilà pourquoi les primaires ont été inventées. On voit un semblant de politiquement correct face aux caméra.... Mais après les primaires, une fois le vainqueur nommé, malheur aux perdants et à leurs soutients réciproques car les divisions resurgiront...Pittoyable !!! Et alors, de savoir que la droite souhaite faire elle aussi ses primaires, cela va donner une fois de plus du crédit au FN qui considère PS et UMP comme les bonnets-blancs et blanc- bonnets de la politiques françaises. Car ne nous y trompons pas mais on ne parlera que de la gauche et de la droite avec ce jeu des primaires à l'avenir et cela sera réservé aux parties les plus riches car ces primaires sont très couteuses pour les partis....Bref bon moyen pour ces 2 partis de maintenir comme de bon mafieux qu'ils sont leur main mise sur le système politique....Honte à la démocratie made in France !!!

  • romarin30, le 29/09/2011 à 14h27

    Les financements sont prévus. Il suffit de lire ou d'écouter.

  • sambrest, le 29/09/2011 à 12h22

    "les paradis fiscaux c'est fini" (et ce n'est qu'un exemple), c'est sûr, ce n'est pas démagogique...

  • michalowice, le 29/09/2011 à 11h56

    Sarko au bout du rouleau ............

  • le juste, le 29/09/2011 à 11h27

    C est pas mr cope qui a dit y a 2 semaines continuont comme ca et nous allons vers 2002 a l envers . a part des inepties speculatrices sur la gauche , que fait la droite pour empecher ce futur clataclisme l an prochain pas puisque devedjean a dit a marseille nous n avont pas de projet de societe pour les francais pour dans 8 mois quels beaux 2 aveux , plus les beaux bilans , c est sur il vaut parler de la gauche a droite comme dirai dalida et delon ( paroles ,paroles , paroles rien que des mots et quand elle parle de la gauche c est si , si , si

  • matger, le 29/09/2011 à 11h22

    Le problème chez les électeurs PS,c'est qu'ils ne retiennent que ce qui est promis sans s'intéresser à la façon dont vont être financées ces promesses mirobolantes.Du moment qu'on leur promet monts et merveilles,ils mordent à l'hameçon .

  • aureflo34, le 29/09/2011 à 10h35

    Pas grave de toute façon aucun n'est capable de battre Sarkozy en 2012 et heureusement pour la France

  • 2koko, le 29/09/2011 à 10h33

    Je rêve !!! soyez démocrates, choisisez votre candidat faites des primaires, et ensuite vous aurez le droit de critiquer

  • patou-55, le 29/09/2011 à 10h24

    Pas pire qu'Hollande pendant 10 ans de 1er secrétaire socialiste....

  • sambrest, le 29/09/2011 à 10h02

    Monsieur Copé, occupez vous de votre parti... entre les mallettes, les écoutes et tout le reste, il me semble que ça va vous occuper un moment...

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