Delanoë tire à boulets rouges sur le "parachutage" de Duflot

le 19 novembre 2011 à 09h32 , mis à jour le 19 novembre 2011 à 09h39

Dossier : Élection présidentielle 2012

L'accord PS-EELV fait toujours des remous. Alors que les Verts doivent voter le texte ce samedi - un vote qui n'est peut-être pas acquis - le maire socialiste de Paris, dans un entretien à Libération, justifie son hostilité à une candidature de l'écologiste Cécile Duflot dans la capitale.

Bertrand Delanoë (à gauche) ; Cécile Duflot (à droite) - montageBertrand Delanoë (à gauche) ; Cécile Duflot (à droite) - montage © TF1/LCI

Dernière étape d'une semaine mouvementée, le Conseil fédéral d'Europe Ecologie-Les Verts doit valider - ou pas - ce samedi l'accord accouché dans la douleur avec le Parti socialiste pour 2012, lors d'une séance à huis clos qui s'annonce animée. La semaine a déjà été extrêmement cacophonique à la suite du retrait par la direction du PS mardi soir d'un passage du texte sur la filière du combustible nucléaire Mox, avant sa réapparition jeudi. Eclairant d'un jour nouveau les négociations, l'hebdomadaire Marianne explique ce samedi que les écologistes ne pouvaient pas refuser un accord avec le PS sur les législatives, synonyme de rentrées d'argent en fonction du nombre de voix obtenues, dans un parti au plus mal financièrement depuis la déconfiture de Dominique Voynet à la présidentielle de 2007 (1,57%). Vrai et faux, dit-on à EELV. Car en fait, les deux scénarios (avec ou sans PS) ont été étudiés financièrement et ne changeaient au final pas grand chose, assure Pascal Durand. Mais le porte-parole d'EELV reconnaît qu'un accord avec le PS pourrait quand même être un peu plus avantageux. Globalement, selon Jacques Archimbaud, secrétaire national adjoint d'EELV, l'accord sur les législatives est "moins bon qu'espéré mais meilleur que redouté". Une soixantaine de circonscriptions ont été réservées par le PS aux candidats EELV, faisant grincer les dents de certains socialistes comme à Paris avec l'arrivée de Cécile Duflot. Au total, les écolos (4 députés actuellement) devraient obtenir 15 élus en cas de défaite de la gauche et 25 à 30 si elle l'emporte.

  • Le plafond du Livret A va passer à 30.600 euros

    Si elle n'a pas donné de date de mise en oeuvre, la ministre du Logement Cécile Duflot a confirmé jeudi que le plafond des dépôts sur le Livret A sera doublé pour permettre la construction de plus de logements sociaux.

    Publié le 31/05/2012 Le plafond du Livret A va passer à 30.600 euros
  • Joly reproche au PS d'être fait en "bois de marionnette"

    La candidate écologiste met fin à son silence dans une interview au Monde. Elle s'y affiche "plus déterminée que jamais" et critique le camp Hollande.

    Publié le 22/11/2011 Joly reproche au PS d'être fait en "bois de marionnette"
  • Le nucléaire s'invite au débat entre Copé, Mélenchon et Lang

    Jean-François Copé, était l'invité jeudi soir de l'émission "Des Paroles et des actes". Face à lui, deux grosses pointures de la gauche : Jean-Luc Mélenchon et Jack Lang. De son côté, en pleine polémique sur l'accord PS-EELV sur le nucléaire, Eva Joly avait décliné l'invitation.

    Publié le 18/11/2011 Le nucléaire s'invite au débat entre Copé, Mélenchon et Lang
  • Les idées de Hollande qui font mouche... et celles qui divisent

    Baisse du salaire des ministres et du président, création d'un contrat de génération favorisant les entreprises : ces mesures proposées par le candidat socialiste recueillent une adhésion massive. La création de 60.000 postes dans l'Education nationale suscite un clivage plus marqué.

    Publié le 17/11/2011 Les idées de Hollande qui font mouche... et celles qui divisent
  • Colères d'après-compromis entre PS et écologistes

    L'accord électoral passé entre Europe Ecologie-Les Verts et le PS en cas de victoire de la gauche aux législatives provoque notamment la colère de Bertrand Delanoë, qui voit deux circonscriptions parisiennes réservées aux écologistes. Julien Dray relativise : la tension, "normale", va retomber.

    Publié le 16/11/2011 Colères d'après-compromis entre PS et écologistes
  • PS-écologistes : polémique autour d'un passage manquant dans l'accord

    Après le coup d'éclat de Bertrand Delanoë mardi soir, furieux des concessions faites à EELV, c'est désormais un passage sur la reconversion du combustible nucléaire MOX qui pose problème. Il ne figure plus dans la version de l'accord validée par le PS. Dans le camp Hollande, on essaie de calmer le jeu.

    Publié le 16/11/2011 PS-écologistes : polémique autour d'un passage manquant dans l'accord
  • L'équipe de campagne de Hollande révélée

    Le député PS Pierre Moscovici, qui était coordinateur de la campagne de François Hollande pour la primaire, dirigera la campagne présidentielle du candidat socialiste.

    Publié le 16/11/2011 L'équipe de campagne de Hollande révélée
  • Les dates de l'élection présidentielle 2012

    22 avril pour le premier tour et 6 mai pour le second tour, ce sont les deux dates à retenir pour l'élection présidentielle 2012. Deux jours de vote qui tombent pendant les vacances scolaires de Pâques.

    Publié le 16/11/2011 Les dates de l'élection présidentielle 2012
  • Accord PS-EELV sur le nucléaire : Besson dénonce "une régression"

    Le ministre de l'Energie, Eric Besson, a critiqué l'accord entre PS et écologistes, plus précisément son volet sur le nucléaire, fustigeant "une régression absolument invraisemblable".

    Publié le 16/11/2011 Accord PS-EELV sur le nucléaire : Besson dénonce "une régression"
  • Cécile Duflot : "L'accord signé est un pacte de coalition parlementaire"

    Le conseil fédéral d'Europe Ecologie-Les Verts a validé samedi l'accord conclu avec le Parti socialiste pour 2012. A l'issue du conseil, Cécile Duflot en donne les grandes lignes.

    Publié le 19/11/2011 Cécile Duflot : "L'accord signé est un pacte de coalition parlementaire"
  • François Hollande : "Il n'y a pas de troc avec les Ecologistes"

    Le candidat socialiste à la présidentielle François Hollande était l'invité mercredi soir du 20h de TF1. Il est revenu notamment sur l'imbroglio qui entoure l'accord PS-EELV sur la question du nucléaire et sur les circonscriptions parisiennes.

    Publié le 16/11/2011 François Hollande : "Il n'y a pas de troc avec les Ecologistes"
Plus d'infos

Mais alors même que l'accord continue à susciter des remous chez les Verts, Bertrand Delanoë remonte au front dans un entretien à Libération en dénonçant une fois encore un "parachutage". Un terme déjà considéré avec ironie par l'intéressée, qui a une implantation locale, étant conseillère régionale d'Ile-de-France après avoir été adjointe au maire de Villeneuve-Saint-Georges... à quelques stations du RER D de la capitale, ce qui ne nécessite nullement de prendre l'avion et d'atterrir à la mairie de Paris en parachute. Ce terme de parachutage, l'actuel maire de la capitale s'y accroche pourtant.

"Une pratique délétère pour la démocratie"

"Je refuse que les Parisiens soient instrumentalisés et que notre ville serve, comme par le passé, de marchepied vers d'autres ambitions", explique Bertrand Delanoë qui "entend bien que l'accord évolue sur ce point". Il n'y voit pas "un enjeu de personne", mais en fait "une question de principe et de méthode". Et de dénoncer : "Le parachutage est une pratique délétère pour la démocratie, dans la mesure où il rompt le lien de confiance et de proximité avec les électeurs. C'est une façon datée de faire de la politique, une conception distante, voire utilitariste, du rapport avec les citoyens".

Il est vrai que l'accord de mandature conclu dans la douleur par le PS et Europe Ecologie-Les Verts doit permettre à la secrétaire nationale d'EELV de se présenter dans la sixième circonscription parisienne, actuellement détenue par la socialiste Danièle Hoffman-Rispal, ce à quoi s'oppose farouchement Bertrand Delanoë. Dans un communiqué publié dès mardi soir, le maire de Paris avait estimé "légitime que deux circonscriptions (...) soient réservées (à EELV) dès le 1er tour à Paris, comme cela avait déjà été le cas en 2002 et 2007". Tout en refusant l'idée que ces deux circonscriptions "aient été arbitrairement modifiées par rapport aux dernières élections, aboutissant à exclure deux députés sortants - Danièle Hoffman-Rispal et Serge Blisko (10e circonscription, XIII-XIVe arrondissements) - dont la légitimité est incontestable".

le 19 novembre 2011 à 09:32
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Politique
  

24 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • kosotto1, le 20/11/2011 à 02h05

    Désolée matger , le PS n'a rien lâché sur le nucléaire(François Hollande avait annoncé bien avant cet accord ses intentions sur le nucléaire, il n'a rien lâché sur l'EPR de Flamanville ni sur la filière Mox), il a lâché sur des circonscriptions, ce qui n'a rien d'exceptionnel puisque cela se pratique dans toutes les élections, et si quelqu'un s'est vendu c'est EELV

  • mcg35, le 19/11/2011 à 23h02

    Chiche ... On compte les coups???

  • matger, le 19/11/2011 à 19h54

    Sans doute que monsieur Fillon et madame Dati se font la guerre,par contre,madame Duflot,elle fait du chantage aux postes et le PS se vend , et j'ose même dire qu'il se prostitue pour quelques voix.

  • jeanbart9, le 19/11/2011 à 19h34

    Encore une qui veut être députée 5 ans pour toucher une bonne retraite

  • kosotto1, le 19/11/2011 à 16h55

    Drimup et cousinhub67 : ce que vous dénoncez est le principe même d'un accord non ? Un accord demande aux parties de faire des concessions. La fermeture de centrales nucléaires avait été annoncée par François Hollande AVANT cet accord ( réduction de 75 à 50% du nucléaire d'ici 2025). Et ils ont cité des centrales : Fessenheim sera immédiatement fermée (elle a été déclarée comme peu sûre). Pour les autres cela se fera progressivement et en fonction de leur exposition aux risques sismiques ou d'inondation. D'autres seront en fin de vie d'ici à 2025. La durée de fonctionnement d'un site nucléaire oscille entre 45 et 60 ans, et il faut jusqu'à 25 ans pour le démanteler, à titre d'exemple celui de Gravelines (6 réacteurs) sera en fin de vie d'ici 2025.

  • gege2703, le 19/11/2011 à 16h41

    Je ne suis pas souvent d accords avec vous mais aujourd'hui vous n avez pas tout a fait tord. le seule différence est qu a droite les deux clients ont déja du vécu politique alors Mme Duflos a du boulot devant elle.

  • cousinhub67, le 19/11/2011 à 16h24

    2 personnalités du même parti qui se chamaillent un poste , ça n'est pas offrir un groupe parlementaire à une bande d'illuminés, en l'échange de la fermeture d'une vingtaine de centrales nucléaires. Ils ont été très précis sur les circonscriptions, par contre ils ont été incapables de citer la moindre centrale. Quel courage !

  • drimup, le 19/11/2011 à 16h15

    Peut être, mais tout cela ne se fait pas sur fond d'échange avec des réacteurs nucléaires, on n'est pas dans le même contexte.

  • kosotto1, le 19/11/2011 à 15h56

    Cet avis peine à être publié mais amis umpistes, il est assez malvenu de votre part de venir critiquer la bisbille entre PS et EELV pour ces candidatures à Paris, alors que dans votre propre camp, 2 personnalités du MEME parti, et non des moindres, je veux nommer François Fillon et Rachida Dati se font une guerre sans merci pour présenter leurs candidatures dans la 2ème circonscription de Paris. Le moins que vous puissiez faire c'est profil bas !

  • 732..poitier, le 19/11/2011 à 15h56

    Monsieur delanoê est sauvé.....mais vous n'aurez aucune ouverture avec lui....

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience