le 06 février 2012 à 13h46
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, mis à jour le 06 février 2012 à 18h07

Dette grecque, présidentielle : ce qui s'est dit entre Sarkozy et Merkel

Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont présidé ce lundi le 14e Conseil des ministres franco-allemand. Si le règlement de la crise grecque a été au coeur des discussions, la chancelière allemande en a profité pour réaffirmer son soutien "sur tous les plans" au président français car "nous appartenons à des partis amis".

 

Après un peu plus d'une heure et demi d'entretien, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel se sont présentés devant la presse pour présenter les différents  points abordés lors du 14e conseil des ministres franco-allemand qui s'est tenu à l'Elysée. Au cœur des discussions ? Le règlement de la crise de la dette grecque. Alors que le gouvernement grec a reporté à mardi la présentation d'un plan à la Troïka, sous peine de connaître un défaut de paiement (Lire : Ultime sursis pour la Grèce avant le défaut de paiement ), le président français a appelé les dirigeants grecs à "prendre leurs responsabilités" pour que la situation du pays soit réglée "une bonne fois pour toutes". Tout en précisant que les éléments d'un accord n'avaient jamais été aussi proches, aussi bien du côté des créanciers privés que des institutions publiques. Et "le temps presse", a rappelé Angela Merkel, "Les Grecs ont pris des engagements, ils doivent les respecter scrupuleusement. Il n'y a pas le choix".

"Nous souhaitons que la Grèce reste dans l'euro", a-t-elle déclaré en ajoutant qu'il "ne peut pas y avoir de nouveau programme pour la Grèce s'il n'y a pas d'accord avec la Troïka", composée de l'Union européenne, du FMI, de la BCE. Le couple franco-allemand a ainsi annoncé qu'il n'y aurait aucun nouveau déblocage de fond en faveur de l'économie grecque tant qu'un accord n'était pas acté. Ils ont également proposé de "verser les intérêts sur la dette grecque  sur un compte séparé". "Les intérêts de la dette grecque doivent permettre d'être sûr que cet argent sera durablement disponible", a-t-elle expliqué. Et permette donc aux Grecs de régler leurs dettes.

Merkel : "Il est normal de soutenir" Sarkozy

La chancelière n'a pas échappé aux questions sur son soutien à une possible candidature de Nicolas Sarkozy à la présidentielle. Elle a réaffirmé le soutenir "sur tous les plans". Un appui qu'elle juge "normal" "car nous appartenons à des partis amis". Elle a également évoqué le fait que le président français était venu la soutenir en 2009 lorsqu'elle briguait un second mandat à la Chancellerie. Un porte-parole a précisé dans la matinée que Mme Merkel soutiendrait la campagne de Nicolas Sarkozy en tant que chef de l'Union chrétienne-démocrate et non comme chef de gouvernement.

Une "amitié" et une "confiance" revendiquées par Nicolas Sarkozy, qui a fustigé, sans le nommer, la volonté de François Hollande de renégocier le nouveau traité européen sur la discipline budgétaire s'il est élu en mai. Le président a estimé que la négociation d'un traité européen était un "engagement d'Etat, pas un engagement politicien". "Quand l'Allemagne signe un traité, quand la France signe un traité, ils engagent le peuple allemand, le peuple français, pas les Allemands de gauche ou de droite, les Français", a-t-il indiqué. Si elle a indiqué que le candidat socialiste s'était rendu au congrès du SDP début décembre, elle n'a pas répondu à la question de savoir si elle le rencontrerait pendant la campagne.

En déplacement à Dijon, François Hollande a estimé que le fait "que Nicolas Sarkozy ait besoin de Merkel en dit long sur sa situation". "Moi, mon seul critère, c'est le peuple français (...). je n'ai besoin du soutien de personne d'autre que le vote des Français pour l'élection présidentielle", a-t-il lancé. Il a réaffirmé qu'il était "prêt à venir en Allemagne" mais qu'il ne demandait "rien de particulier".

 

sep_haut

  • svetlana11Le 07/02/2012 à 05h44

    Il a fallu attendre 30 ans pour que les anglais disent merci à madame Tatcher , alors imaginés en France

  • svetlana11Le 07/02/2012 à 05h42

    Vous avez tout compris cher monsieur , mais nous ne sommes qu'une minorité à penser cela ...il y a trop de français qui attendent depuis trop de decennies l'état providence...mais un état ce n'est qu'une machine à dépenser et jusqu'à présent sans compter et qui ne peut régler à lui seul les problèmes de chaque français , et c'est pour cela qu'à chaque élection on se ballade de droite à gauche puis de gauche à droite et que la France elle stagne..parce que c'est ceux qui ont le courage d'entreprendre les grandes réformes dont le pays a besoin sont haïs....

  • michalowiceLe 06/02/2012 à 22h17

    Cette belle union se terminera par un mariage......... et ils auront beaucoup de pépins !!!

  • j.bonLe 06/02/2012 à 20h20

    Pourquoi juste parce que vous ne l'aimez pas?

  • matgerLe 06/02/2012 à 17h49

    Sûrement pas ce que vous en pensez vous-même,ils sont d'une autre intelligence que celle que vous montrez.

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