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- Bachy : "un président qui entend l'être jusqu'au bout" - 01 min 18 s
- A Toulon, Sarkozy se pose en capitaine de navire - 02 min 20 s
"Germanophobie" : la gauche contre-attaque
De François Hollande à Benoît Hamon en passant par Pierre Moscovici, des voix s'élèvent au sein du PS pour dénoncer le procès en "germanophobie" qui lui est fait par la droite.
Publié le 05/12/2011
Mélenchon appelle à "ne pas s'enfermer" dans un "tête à tête" avec Merkel
En pleine polémique sur un retour de la germanophobie sur fond de crise de la dette, le candidat du Front de gauche à la présidentielle, appelle "à ne pas s'enfermer" dans un "tête à tête" avec la chancelière Allemande Angela Merkel, estimant qu'"il y a des progressistes en Allemagne".
Publié le 04/12/2011
"Germanophobie" : Fillon tance Hollande sur les "dérapages"
Après Alain Juppé, c'est le chef du gouvernement qui s'en est pris dimanche à François Hollande pour les propos "aux relents germanophobes" entendus au sein du PS, en l'appelant à trouver "la fermeté de mettre un terme aux dérapages de ses amis".
Publié le 04/12/2011
Sarkozy à Toulon : "un aveu d'échec" pour Hollande
Après le nouveau discours de Toulon du chef de l'Etat, François Hollande juge que "la parole de Sarkozy s'est épuisée". Le candidat PS à la présidentielle voit dans ce discours "un aveu d'échec et un constat d'impuissance".
Publié le 04/12/2011
"Germanophobie" : la gauche répond à Juppé
Après la mise en garde du ministre des Affaires étrangères, la gauche tente de faire front. Selon Jean-Marc Ayrault, "ce qui est dommageable, ce n'est pas que Mme Merkel défende ses convictions, c'est que la France n'ait plus, depuis que M. Sarkozy la dirige, les moyens de faire contrepoids".
Publié le 03/12/2011
"Germanophobie" : Juppé met en garde, Hollande est d'accord
Alain Juppé dénonce les socialistes qui "prennent les risques de ressusciter en France les vieux démons de la germanophobie", après les déclarations de responsables de gauche critiquant la politique européenne de l'Allemagne. Du côté du camp Hollande, on tente de calmer le jeu.
Publié le 02/12/2011
Sarkozy et la panoplie du candidat
REVUE DE PRESSE - Même si l'Europe a été au coeur du discours de Nicolas Sarkozy à Toulon, les éditorialistes y ont vu le lancement de la campagne présidentielle. Et malgré les dénégations de l'UMP, ils estiment que le chef de l'Etat a déjà endossé "la panoplie du parfait candidat".
Publié le 02/12/2011
Face à la crise, les Français ne font pas confiance à Sarkozy
Pessimistes sur l'évolution de la situation du pays (pour 86% des sondés, les choses ont tendance à aller plus mal), les Français ne comptent guère sur le chef de l'Etat pour trouver des solutions, selon un sondage TNS-Sofres qui montre une cote de confiance de Nicolas Sarkozy en baisse.
Publié le 02/12/2011
Sommet sur l'emploi : les syndicats méfiants
Après l'annonce d'un sommet sur l'emploi en janvier auquel Nicolas Sarkozy a invité jeudi les partenaires sociaux, les premières réactions syndicales sont mitigées. "On en a un peu marre d'être invité au coup par coup", se plaint la CFTC. La FSU craint de voir "le débat confisqué".
Publié le 02/12/2011
Crise de l'euro : Sarkozy vante "le désendettement et le courage"
Le chef de l'Etat a plaidé jeudi soir à Toulon pour une "refondation" de l'Europe, reposant sur la "discipline". Il a déclaré que "la France milite avec l'Allemagne pour un nouveau traité" pour l'Union européenne.
Publié le 01/12/2011
Crise de l'euro : Merkel à Paris lundi pour discuter de la gouvernance
Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi, lors de son discours sur la crise à Toulon, qu'il recevrait Angela Merkel lundi et qu'ils feraient des "propositions" communes sur l'Europe. Au programme : un renforcement de la gouvernance de la zone euro pour une plus grande discipline budgétaire.
Publié le 01/12/2011
Sarkozy prend la parole sur la crise à Toulon, épisode 2
Trois ans après celui qu'il avait prononcé en pleine tourmente financière, le chef de l'Etat revient à Toulon pour un nouveau "grand discours" sur la crise et l'avenir de l'Europe à 18h30.
Publié le 30/11/2011
Pour Copé : l'Europe et l'euro, "une nécessité vitale"
Pour le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, sortir de l'euro ou de l'Europe c'est en fait "sortir de l'histoire". Marine Le Pen, elle, évoque un discours "particulièrement indigent" de Nicolas Sarkozy. On nous promet une "Europe punitive", ajoute-t-elle.
Publié le 02/12/2011
Discours de Toulon II : réactions de la Gauche
Si l'UMP salue un discours de vérité, à gauche, on y a vu un Sarkozy candidat venu, "se racheter de ses échecs". Ecoutez les réactions de Martine Aubry, Jean-Marc Ayrault et Jean-Luc Mélenchon.
Publié le 02/12/2011
Aubry : "un président pas à la hauteur de la situation"
La première secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry a estimé jeudi à Lille que "nous n'avons pas eu un président à la hauteur de la situation". Le président Nicolas Sarkozy "n'a tiré aucune conséquence de son échec qui est terrible pour les Français, il est temps que ça change", a ajouté devant la presse la maire de Lille pour qui "ses propositions n'ont jamais été suivies d'effet". "On attendait un président qui tire les leçons de la crise, on a eu un candidat qui a essayé d'auto-justifier son échec et de reporter la responsabilité sur les autres", a poursuivi Martine Aubry. "J'ai vu beaucoup de renoncement, rien n'a été fait, il vient encore de lâcher devant (la chancelière allemande Angela) Merkel", a-t-elle dit. "On a vu un président en campagne, il a capitulé partout, il défend mal les intérêts de notre pays, l'échec est total", a conclu Martine Aubry.
Joly : Sarkozy a ressorti "le même discours du frigidaire" qu'il y a 3 ans
La candidate EELV à la présidentielle, Eva Joly, a estimé que Nicolas Sarkozy avait jeudi
"ressorti du frigidaire le même discours tout fait" qu'il y a trois ans à Toulon "sur la moralisation du capitalisme et les ravages de la dérégulation". "Entretemps, l'opportunisme et la vacuité de ses propos ont été révélés par l'épreuve des faits. En tant que députée européenne, je vois bien qu'il y a un monde entre les discours d'estrades du président et les réformes qu'il soutient à Bruxelles", poursuit-elle. Eva Joly juge encore que "l'accord qui se dessine entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel n'est pas à la hauteur de la crise traversée par l'Europe". "Plus de discipline budgétaire en échange d'un peu plus de solidarité : ce sera un coup d'épée dans l'eau si nous n'y ajoutons pas l'harmonisation fiscale et l'approfondissement de la démocratie européenne", dit-elle.
Marine Le Pen : Sarkozy annonce "l'Europe à la schlague"
Marine Le Pen, présidente du Front national et candidate à l'élection présidentielle, a estimé jeudi sur Europe 1 que le discours du président Sarkozy annonçait "l'Europe à la schlague". "Ce discours qui devait être l'un des plus marquants de son quinquennat, ça a été le vide sidéral. "Les choses sont claires aujourd'hui: M. Sarkozy prend la tête de l'intégration fédéraliste et de l'abandon de toute souveraineté française", a-t-elle dénoncé. Pour elle, le discours de M. Sarkozy est une manière "de plaider coupable pour tout ce qu'il n'a pas fait".
Royal : "le show de Toulon II est un oral de rattrapage"
L'ex-candidate PS à la primaire: "Le show de Toulon II est un oral de rattrapage complètement raté. Le candidat Sarkozy a parlé d'urgence et de peur. La peur c'est lui, l'urgence c'est de changer de président en 2012", a dit à l'AFP la présidente de région Poitou-Charente. "Les Français ne sont plus dupes et n'acceptent plus les promesses non tenues: aucune des 10 promesses du discours de Toulon de 2008 n'a été tenue. Il s'est contenté de les répéter. Depuis 2007, le candidat Sarkozy a fait 75 discours sur la crise, pour quel résultat: une crise toujours plus grave". "En dénonçant la retraite à 60 ans et les 35 heures, le candidat Sarkozy annonce qu'il fera payer les retraités et les salariés, et que ceux qui s'enrichissent dans la crise restent intouchables".
Copé : Il a expliqué que nous sommes "en train de changer d'époque"
"L'essentiel du message du président est d'avoir expliqué aux Français que nous ne sommes pas simplement en train d'affronter une crise, aussi grave soit-elle, nous sommes en réalité en train de changer d'époque", a dit le secrétaire général de l'UMP dans un communiqué. "Il faut inventer un nouveau modèle de croissance et c'est à cela que le président de la République propose qu'on réfléchisse. "Il faut inviter notre nation au sursaut, à la prise en main de notre destin, et cela passe effectivement par le fait de travailler plus et mieux pour préserver le pouvoir d'achat. Il s'agit de plus d'investissements, de plus d'innovation, de plus d'exportations et surtout cette idée forte de réindustrialiser notre pays."
Fillon : "la franchise, la vision et le sens des responsabilités d'un homme d'Etat"
François Fillon a loué jeudi soir la "franchise", la lucidité ou encore la "vision" d'"homme d'Etat" de Nicolas Sarkozy, et réaffirmé l'engagement de son gouvernement dans la réduction des déficits, "première pierre de la stratégie de désendettement", dans un communiqué. Le Premier ministre a opposé cette attitude aux "fausses solutions" et aux
"renoncements qui caractérisent le discours de l'opposition". Selon lui, le chef de l'Etat "a su dresser un constat lucide de la situation de la France tout en l'invitant à rassembler ses forces et à agir avec son premier partenaire, l'Allemagne, pour refonder" l'Europe. "Le gouvernement s'emploiera à mettre en oeuvre les orientations annoncées par le président de la République et à respecter l'objectif de réduction des déficits sur lequel la France s'est engagé, première pierre de la stratégie de désendettement", a encore souligné François Fillon.
Mélenchon : "disque rayé d'un homme dépassé par la situation"
Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle, a jugé que le discours de Nicolas Sarkozy à Toulon jeudi n'était qu'"un disque rayé" d'un "homme perdu et dépassé par la situation". "C'était un discours totalement défensif" et un spectacle déplorable de dissertations socio-économiques devant une foule excitée de réactionnaires" qui sont opposés aux 35 heures, à la retraite à 60 ans et "aux autres acquis sociaux", a-t-il dit aux médias avant un meeting à Talence, en Gironde, avec Pierre Laurent et Clémentine Autain. Sur la perspective d'un nouveau traité annoncé par Nicolas Sarkozy, Mélenchon a ironisé: "voilà une nouvelle fracassante!". En ce deuxième anniversaire de l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne (1er décembre 2009), c'est un "aveu d'échec absolu de sa part", a relevé l'eurodéputé.
Moscovici : "un discours d'austérité"
Le directeur de campagne de François Hollande, Pierre Moscovici, a dit sur France 2 à propos du discours : "D'abord je l'ai trouvé candidat" devant "une audience de milliers de militants UMP et puis aussi très offensif contre la gauche". "Ce n'est pas forcément le rôle du président de la République que d'attaquer constamment, sur les deniers de l'Etat, la gauche et les socialiste. Ce n'est pas respectueux, le président doit d'abord porter l'intérêt général", a dit Pierre Moscovici. "Il a eu tort de retrourner finalement au même endroit, j'allais dire sur les lieux du crimes, parce qu'entre Toulon I et Toulon II, on voit qu'il n'y a eu que des mensonges" : "Il avait dit que le capitalisme serait moralisé, il ne l'est absolument pas; il avait dit que l'austérité serait évitée on est en plein dedans". "Le discours de Toulon II avant d'être volontariste est un discours d'austérité".
Hamon : "un discours de campagne électorale"
"On a bel et bien eu un discours de campagne électorale" au vu "des applaudissements d'un partaire de militants à chacune des attaques de Nicolas Sarkozy contre l'opposition", a dit Benoît Hamon. Nicolas Sarkozy "a usé jusqu'à la corde l'argument de la peur comme le moyen de faire accepter les efforts (...) On est bien dans un scénario de récession et d'austérité", a ajouté le porte-parole du PS. Le chef de l'Etat a signé "un abandon de la souveraineté française", "un alignement de la France sur la doctrine économique et financière allemande, sans sans aucune contrepartie. C'est vraiment la double peine. Le vrai discours, c'était celui de François Hollande à Strasbourg", estime Benoît Hamon.
Cambadélis : "le discours fut un prétexte"
"Le discours de Toulon 1 fut un hymne à la régulation du capitalisme. Il s'est perdu dans les sables mouvants des G20 et sommets européens (...) Le Toulon 2 moins lyrique, fut tout à la gloire de la refondation de l'Europe et de sa réélection. Il n'est pas impossible qu'il ait le même destin", a dit Jean-Christophe Cambadélis. "Pour le reste, et ce fut le plus instructif tant le discours fut un pretexte. Il nous indique la ligne de campagne de Sarkozy. A droite tout simplement !", ajoute le secrétaire national du PS à l'international dans un communiqué.
Borloo : "des mots assez forts"
"Ce qui m'a frappé, c'est le caractère historique du rapport à l'Allemagne, les allusions à la guerre et au drame. Et puis des mots assez forts: 'la France et l'Allemagne décident d'unir leurs destins'. L'Europe doit être repensée. Il faut passer d'une Europe de la concurence à une Europe de la compétitivité industrielle et, inévitablement, cela va se terminer par un nouveau traité. J'ai entendu quelque chose qui me paraît aussi important, c'est le sommet pour l'emploi avec les partenaires sociaux en janvier. La relance sociale dans la crise est aussi importante que de sécuriser les marchés.", a dit le président du parti radical sur France info.
Marielle de Sarnez : "pas de vision globale"
"Je n'ai pas aperçu ce soir de vision globale, concrète, cohérente et de réponse à la crise de l'Euro. J'ai eu le sentiment bizarre qu'au fond, Nicolas Sarkozy nous disait: 'Je ne maîtrise pas tout, je ne ne maîtrise pas le destin de la zone euro et de la France et j'attends Angela Merkel. Alors, j'ai beaucoup de respect pour l'Allemagne mais je ne crois pas que la solution soit une méthode intergouvernementale réduite aux acquets. J'espérais une profession de foi renouant avec l'esprit communautaire et je suis déçue", a dit l'eurodéputée Modem sur France info.
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