"Je demande solennellement au président de la République de renoncer à ce projet de donner le droit de vote aux étrangers", a déclaré le candidat à la présidence de l'UMPFrançois Fillon lors d'un meeting avec plusieurs centaines de militants à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).
"Je lui demande d'être à la hauteur de ses fonctions, il est le garant de l'unité nationale, il sait que ce sujet va créer un débat très violent à l'intérieur de notre pays, il sait que c'est un sujet qui va diviser profondément les Français au moment où on n'a pas besoin de se diviser parce que c'est déjà suffisamment difficile comme ça", a ajouté M. Fillon.
"S'il est à la hauteur de la responsabilité qui lui a été confiée par les Français, même si sa conviction, c'est que les étrangers doivent avoir le droit de vote aux élections locales, il doit retirer ce projet de loi", qui figure parmi les promesses de campagne de François Hollande, a-t-il poursuivi sous des applaudissements nourris. (Lire notre papier Vote des étrangers : la majorité dissone, l'Elysée promet)
Avant lui, son concurrent à la présidence de l'UMP, Jean-François Copé avait sommé le chef de l'Etat de "clarifier ses intentions" sur le droit de vote des étrangers aux élections locales et, s'il décidait de s'engager dans cette voie, de soumettre "immédiatement à référendum" cette question. (Lire notre article Droit de vote des étrangers : Copé somme Hollande de s'expliquer)










