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Droit de vote des étrangers : Valls et Ayrault se disent sur la même ligne

Edité par
le 20 septembre 2012 à 16h42 , mis à jour le 20 septembre 2012 à 17h37.
Temps de lecture
3min
Forte popularité pour François Hollande, Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls, selon un sondage BVA publié le 29 mai 2012.

François Hollande, Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls. Photo montage. /

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PolitiqueAlors que la position de Manuel Valls sur le droit de vote des étrangers est critiquée au sein de la majorité présidentielle, le chef du gouvernement a affirmé son soutien à son ministre de l'Intérieur. Il a aussi appelé les parlementaires socialistes à "un débat apaisé ".

"Je soutiens sans état d'âme l'action de Manuel Valls". C'est ce qu'a déclaré, ce jeudi, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, qui clôturait les journées parlementaires socialistes qui se tenaient à Dijon. Une petite phrase qui permet de faire taire les polémiques alors que Manuel Valls est critiqué pour ses récentes déclarations sur le vote des étrangers.

Lundi, le ministre de l'Intérieur avait affirmé que le vote des étrangers n'était pas "une revendication forte dans la société française".  Des propos qui ont suscité des remous au sein de la majorité, car beaucoup sont pressés de réaliser les promesses de François Hollande. Ce jeudi, Manuel Valls est cependant quelque peu rentré dans le rang, en déclarant qu'il fallait "arriver" à tenir cet engagement, mais qu'il ne fallait néanmoins pas "se précipiter".

Une majoritée "caporalisée" ?

Jean-Marc Ayrault  a lui aussi fait un pas vers son ministre. Pour l'appuyer, il a rappelé que pour instaurer le droit de vote des étrangers non communautaires aux élections locales, il faudra "trouver une majorité des trois cinquièmes dont la gauche ne dispose pas au Parlement". Et d'ajouter : tenir cet engagement "suppose un débat apaisé, dépassionné", "nous aurons besoin de concours extérieurs, d'esprits éclairés"

Evoquant l'appel de 75 parlementaires socialistes, publié dans Le Monde et dans lequel ceux-ci exhortent le gouvernement à  accélérer le processus, il a ironisé sur ces "impatients" qui "aimeraient que nous ayons achevé l'ensemble du projet présidentiel avant Noël".  

Finies les dissonances, Jean-Marc Ayrault a appelé à la "cohérence". "La situation exige de nous autant de retenue dans l'expression que de détermination dans l'action", a-t-il lancé.

Tout en se défendant de vouloir "une majorité caporalisée", il a prévenu : "la discussion doit être libre, votre parole doit être respectée, mais le respect du cadre collectif doit être aussi notre règle". Au PS, l'heure est au resserrement des rangs.  

Voir aussi : Droit de vote des étrangers, la majorité dissone, l'Elysée promet et Droit de vote des étrangers : le doute de Valls

Commenter cet article

  • receptacle : Referendum de suite point/

    Le 21/09/2012 à 17h00
  • toutamis : Bien vu menerlach, vous venez de mettre le doigt sur une des contradictions des droitistes, qui d'un côté disent que s'ils veulent voter il doivent faire des démarches pour être naturaliser, mais de l'autre côté ont tout fait pour rendre cette naturalisation plus compliquée quand ils dirigeaient le pays

    Le 21/09/2012 à 11h09
  • leterrac : Et hollande il pense quoi ? il est encore en vacances ?

    Le 21/09/2012 à 10h13
  • toutamis : Si les umpistes sont si sur que la réponse sera non, pourquoi l'UMP a changé son fusil d'épaule et a choisi la solution d'une pétition où on n'a pas le choix de s'exprimer (on n'a le choix que du non) en lieu et place du référendum qui laisse le choix entre oui et non ?

    Le 21/09/2012 à 09h25
  • oursdeloural : ça y est,c'est fait il y a pas 5 minutes.

    Le 21/09/2012 à 09h04
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