DSK évoque sa succession à la tête d'un FMI transformé

le 02 décembre 2010 à 17h25 , mis à jour le 02 décembre 2010 à 17h37

Dominique Strauss-Kahn devrait être, selon toute vraisemblance, le dernier Européen élu à ce poste avant très longtemps. Des propos qui relancent les supputations sur son retour.

DSK : "je ne crois pas à la faillite" de l'EuropeSelon le patron du FMI il n'y a pas de risque de faillite mais il a toutefois précisé que cela nécessitait des politiques assez dures. © LCI

Quitter le Fonds monétaire international afin de retourner sur la scène politique française est une décision délicate à prendre pour Dominique Strauss-Kahn, à un moment où son institution est en première ligne dans la crise budgétaire de la zone euro. Partira, partira pas ? La question intéresse autant en France qu'à Washington, où "DSK" a pris ses fonctions il y a trois ans et a encore deux ans de mandat devant lui. Après l'annonce de la participation de Ségolène Royal à la primaire socialiste, l'économiste Nouriel Roubini estime, sur Twitter, qu'"avec Royal candidate, "DSK" doit bientôt partir du FMI s'il veut être président en France". Au siège du FMI, le sujet gêne. Aussi bien les porte-parole de l'institution que les délégations éludent la question. "Il y a beaucoup de rumeurs", dit à l'AFP, sous le couvert de l'anonymat, le représentant d'un des 27 membres de l'Union européenne, qui loue "le très bon travail" du directeur général de l'institution. "Savoir s'il va partir, c'est un sujet politique. Je m'abstiens de faire des commentaires là-dessus", a-t-il poursuivi.

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Une chose est sûre, DSK devrait être, selon toute vraisemblance, le dernier Européen élu à ce poste avant très longtemps. En déplacement jeudi à New Delhi, il a d'ailleurs lui-même déclaré "penser que l'accord entre Américains et Européens en vertu duquel le chef du FMI était un Européen et le président de la Banque mondiale était un Américain est terminé". "Donc, je pense qu'il serait simplement juste que les prochains dirigeants  des deux institutions viennent d'ailleurs dans le monde", a-t-il ajouté. "A la fin de mon deuxième, troisième, quatrième mandat au FMI, quelqu'un d'une autre région du monde deviendra mon heureux successeur", a conclut sur le mode ironique DSK.

Paradoxe, l'Europe n'a jamais eu autant besoin du FMI. Il a prêté 12,3 milliards d'euros à la Hongrie en novembre 2008, 12,9 milliards à la Roumanie en mai 2009, 30 milliards à la Grèce en mai 2010 et s'apprête à apporter 22,5 milliards pour l'Irlande... Le Fonds est un pilier de l'édifice pour stabiliser les finances publiques des pays de l'UE. "L'une des grandes oeuvres de Strauss-Kahn a été de faire entrer le FMI dans la zone euro", rappelle Adam Lerrick, de l'American Entreprise Institute à Washington.

"Il y a rien de nouveau"
 
Cet expert écarte cependant le risque d'une "guerre de succession" qui ferait perdre du temps et de l'énergie aux Etats membres. "Si les perturbations continuent sur les marchés, ce ne sera pas le moment d'avoir un vaste débat diplomatique en pleine crise financière. Il y aura un compromis rapide. Et cela pourrait être par exemple d'avoir un Européen qui remplisse ces fonctions pendant un an et demi, jusqu'à la fin théorique du mandat de Dominique Strauss-Kahn", poursuit-il. L'intéressé entretient quant à lui le suspens. Sur la présidentielle de 2012, "DSK" a tantôt dit qu'il ne serait pas candidat, comme au magazine allemand Stern ("je vais mener mon mandat comme directeur du FMI jusqu'à son terme") le 17 novembre, tantôt qu'il n'excluait pas de l'être, comme sur RTL  le 4 février ("dans certaines circonstances, je pourrais me reposer cette question").
 
Assurant jeudi qu'"il n'y a rien de nouveau" sur cette question ("c'est comme lorsqu'on prend dix fois la température d'un enfant au même moment, on aura dix fois le même résultat"), Dominique Strauss-Kahn, 61 ans, s'est dans le même temps dit "ravi" de voir que les Français l'aimaient bien, en réaction à un récent sondage. "Je suis ravi de voir ces sondages, (de voir) que mes compatriotes m'aiment bien, mais je ne crois pas que ce genre de sondage ait une quelconque signification", a-t-il déclaré. D'après une enquête d'opinion dont les résultats ont été publiés le 23 novembre, "DSK" arriverait en tête du premier tour avec 29%, si la présidentielle avait lieu maintenant, et il battrait nettement le sortant Nicolas Sarkozy au second tour (59/41).
 

le 02 décembre 2010 à 17:25
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8 Commentaires

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  • tropdimpots, le 03/12/2010 à 13h44

    Quand on signe un contrat on va jusqu'au bout autrement comment lui faire confiance?????? Les militants socialistes sont trop nuls, c'est en 2007 qu'il aurait fallu le désigner comme candidat, maintenant c'est trop tard.

  • sahara06, le 03/12/2010 à 09h56

    J'en fais parti et je confirme.

  • sahara06, le 03/12/2010 à 09h52

    Si dsk revient viiite... on a besoin de toi en toute urgence

  • cassuntella, le 03/12/2010 à 07h20

    DSK de retour?? Ah non pas lui !!! les 35 heures c est lui !!!!!

  • juli3600, le 02/12/2010 à 20h30

    Tiens?! Un fantôme!

  • sambrest, le 02/12/2010 à 18h40

    Monsieur Sarkozy, par contre, ne doit pas s'impatienter beaucoup!

  • tequilap, le 02/12/2010 à 18h22

    On ne tient pas compte dans les sondages de la place politique FN en 2012...electorat silencieux qui ne répond pas aux sondages, electorat pas négligeable devnat le laxisme de l'ump ! d'ici que la gauche soit obligé de s'allier a la droite en 2012 ! il y a peu a parier !

  • diktatur, le 02/12/2010 à 17h44

    Personne n'attend DSK avec autant d'impatience que les socialistes....

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