Selon le patron du FMI il n'y a pas de risque de faillite mais il a toutefois précisé que cela nécessitait des politiques assez dures. © LCIQuitter le Fonds monétaire international afin de retourner sur la scène politique française est une décision délicate à prendre pour Dominique Strauss-Kahn, à un moment où son institution est en première ligne dans la crise budgétaire de la zone euro. Partira, partira pas ? La question intéresse autant en France qu'à Washington, où "DSK" a pris ses fonctions il y a trois ans et a encore deux ans de mandat devant lui. Après l'annonce de la participation de Ségolène Royal à la primaire socialiste, l'économiste Nouriel Roubini estime, sur Twitter, qu'"avec Royal candidate, "DSK" doit bientôt partir du FMI s'il veut être président en France". Au siège du FMI, le sujet gêne. Aussi bien les porte-parole de l'institution que les délégations éludent la question. "Il y a beaucoup de rumeurs", dit à l'AFP, sous le couvert de l'anonymat, le représentant d'un des 27 membres de l'Union européenne, qui loue "le très bon travail" du directeur général de l'institution. "Savoir s'il va partir, c'est un sujet politique. Je m'abstiens de faire des commentaires là-dessus", a-t-il poursuivi.
DSK le chouchou au coeur de toutes les (grinçantes) déclarations
Loin des yeux, mais pas du coeur. Donné largement vainqueur de la primaire au PS par le dernier sondage, le très populaire patron du FMI a fait l'objet ce dimanche de toutes les attentions lors des interviews politiques de dirigeants PS. Des déclarations plus ou moins tendres...
Publié le 05/12/2010
Candidate aux primaires PS ? Aubry dira en juin
Silencieuse depuis l'annonce lundi par Ségolène Royal de sa propre candidature aux primaires, la n°1 du PS déclare au JDD qu'elle annoncera sa décision personnelle "en juin", comme prévu par le calendrier du PS.
Publié le 04/12/2010
DSK toujours le plus à même de battre Sarkozy en 2012
Le patron du FMI est toujours loin devant dans les sondages à gauche pour être candidat pour la présidentielle. Et pour 84% des sondés par OpinionWay, il est le plus à même de battre Nicolas Sarkozy.
Publié le 03/12/2010
DSK et Royal vus par l'ambassadeur américain... en 2006
Selon des documents révélés par Wikileaks et Le Monde, la diplomatie américaine portait un regard bien différent sur les deux présidentiables socialistes alors en compétition en 2006.
Publié le 01/12/2010
Royal se positionne face à DSK
Celle qui vient d'annoncer sa candidature aux primaires socialistes, a estimé mardi que Dominique Strauss-Kahn avait décidé de ne pas se présenter à la présidentielle.
Publié le 30/11/2010
Royal candidate aux primaires. Et maintenant ?
L'ancienne candidate a pris de vitesse le PS en annonçant lundi soir sa candidature à la primaire. Les proches de Martine Aubry et DSK appellent "au calme".
Publié le 30/11/2010
"Pas de crise au PS", malgré le coup d'éclat de Royal
Ségolène Royal faisant acte de candidature pour les primaires, à rebours du "pacte de non-agression" évoqué par Martine Aubry, est-ce le signe d'une tempête au PS ? Benoît Hamon relativise. Elisabeth Guigou redoute "précipitation et surenchère".
Publié le 30/11/2010
2012 : DSK creuse l'écart avec Sarkozy
Dominique Strauss-Kahn battrait largement Nicolas Sarkozy au deuxième tour de la présidentielle de 2012 : il recueille 59% des intentions de vote dans un sondage TNS Sofres Logica pour le Nouvel Observateur.
Publié le 25/08/2010
Une chose est sûre, DSK devrait être, selon toute vraisemblance, le dernier Européen élu à ce poste avant très longtemps. En déplacement jeudi à New Delhi, il a d'ailleurs lui-même déclaré "penser que l'accord entre Américains et Européens en vertu duquel le chef du FMI était un Européen et le président de la Banque mondiale était un Américain est terminé". "Donc, je pense qu'il serait simplement juste que les prochains dirigeants des deux institutions viennent d'ailleurs dans le monde", a-t-il ajouté. "A la fin de mon deuxième, troisième, quatrième mandat au FMI, quelqu'un d'une autre région du monde deviendra mon heureux successeur", a conclut sur le mode ironique DSK.
Paradoxe, l'Europe n'a jamais eu autant besoin du FMI. Il a prêté 12,3 milliards d'euros à la Hongrie en novembre 2008, 12,9 milliards à la Roumanie en mai 2009, 30 milliards à la Grèce en mai 2010 et s'apprête à apporter 22,5 milliards pour l'Irlande... Le Fonds est un pilier de l'édifice pour stabiliser les finances publiques des pays de l'UE. "L'une des grandes oeuvres de Strauss-Kahn a été de faire entrer le FMI dans la zone euro", rappelle Adam Lerrick, de l'American Entreprise Institute à Washington.
"Il y a rien de nouveau"
Cet expert écarte cependant le risque d'une "guerre de succession" qui ferait perdre du temps et de l'énergie aux Etats membres. "Si les perturbations continuent sur les marchés, ce ne sera pas le moment d'avoir un vaste débat diplomatique en pleine crise financière. Il y aura un compromis rapide. Et cela pourrait être par exemple d'avoir un Européen qui remplisse ces fonctions pendant un an et demi, jusqu'à la fin théorique du mandat de Dominique Strauss-Kahn", poursuit-il. L'intéressé entretient quant à lui le suspens. Sur la présidentielle de 2012, "DSK" a tantôt dit qu'il ne serait pas candidat, comme au magazine allemand Stern ("je vais mener mon mandat comme directeur du FMI jusqu'à son terme") le 17 novembre, tantôt qu'il n'excluait pas de l'être, comme sur RTL le 4 février ("dans certaines circonstances, je pourrais me reposer cette question").
Assurant jeudi qu'"il n'y a rien de nouveau" sur cette question ("c'est comme lorsqu'on prend dix fois la température d'un enfant au même moment, on aura dix fois le même résultat"), Dominique Strauss-Kahn, 61 ans, s'est dans le même temps dit "ravi" de voir que les Français l'aimaient bien, en réaction à un récent sondage. "Je suis ravi de voir ces sondages, (de voir) que mes compatriotes m'aiment bien, mais je ne crois pas que ce genre de sondage ait une quelconque signification", a-t-il déclaré. D'après une enquête d'opinion dont les résultats ont été publiés le 23 novembre, "DSK" arriverait en tête du premier tour avec 29%, si la présidentielle avait lieu maintenant, et il battrait nettement le sortant Nicolas Sarkozy au second tour (59/41).
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