La présidente du Front national, candidate à la présidentielle, a débattu mercredi soir sur i>Télé et Europe 1 avec la ministre de l'Ecologie, qui a publié en juin dernier "le Front antinational" et se veut en pointe du combat anti-FN.
Pierre Charon : "Il n'est pas interdit d'avoir de l'humour"
Revenant dans les colonnes du Parisien sur ses propos controversés visant Chantal Jouanno, l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy se défend dans un entretien que publie Le Parisien. Quant à sa liste dissidente pour les sénatoriales à Paris, il affirme : "Sarkozy ne m'a pas dissuadé".
Publié le 08/09/2011
Nathalie Kosciusko-Morizet a répété lors d'une discussion à fleuret moucheté qu'à ses yeux, la dirigeante du FN a nettoyé la "vitrine" du parti fondé par son père, Jean-Marie Le Pen, mais que la "vieille boutique familiale, l'arrière-boutique, est toujours la même". "Je crois que le Front national tend à la France le miroir de la peur", a-t-elle dit. Marine Le Pen a rétorqué qu'elle avait toujours récusé "la formule d'extrême droite" brandie par ses adversaires "pour faire peur aux Français". "Moi, je ne suis ni de droite, ni de gauche, je porte un modèle qui est radicalement différent de la classe politique française", a-t-elle répété.
"Vision naïve de l'immigration"
Au-delà du débat sur la qualité intrinsèque du Front national, les deux adversaires ont également croisé le fer sur l'économie, un domaine sur lequel le FN tente de plus en plus de se faire entendre. Proposant de revenir à un modèle de "patriotisme économique" et de sortir de la zone euro, la dirigeante du FN a dit vouloir "protéger la France du cataclysme". "Nous sommes engagés dans un amateurisme terrible (...) qui conduira à l'effondrement de l'euro", a-t-elle prédit. "Vous voudriez faire croire aux Français que c'est quand une monnaie est forte que ça va mal", a rétorqué la ministre de l'Ecologie, soulignant que la sortie de l'euro provoquerait une hausse de la dette de 20% et une "inflation gigantesque."
Sur l'immigration, Nathalie Kosciusko-Morizet a estimé que le discours de la présidente du FN était "toujours le même fourre-tout, une espèce de bulle générale". Elle s'est fait reprendre par Marine Le Pen lorsqu'elle a parlé "d'immigrés naturalisés." "Des immigrés naturalisés, ce sont des Français, madame", a dit la présidente du FN. Marine Le Pen, pour qui le gouvernement a échoué dans la lutte contre l'immigration irrégulière, a reproché à la ministre d'avoir "une vision extrêmement naïve de l'immigration" et a développé son idée de "préférence nationale".
Retour MYTF1
Pierre Charon : "Il n'est pas interdit d'avoir de l'humour"
Chargement en cours...




