Malgré le désaccord entre socialistes et écologistes sur le traité de stabilité budgétaire, Cécile Duflot n'envisage pas son départ du gouvernement. "Tant que je suis utile à mon travail de ministre, utile à cette majorité et tant que le travail que mène le gouvernement de Jean-Marc Ayrault est bon pour notre pays, alors ma place est au sein de ce gouvernement", a déclaré à France 2 la ministre de Logement qui n'a pas livré sa "position personnelle" sur le traité, la jugeant "pas intéressante".
N'y a-t-il pas un problème de cohérence alors qu'EELV rejette un traité qui est au coeur de l'action gouvernementale ? "Etre ministre ça veut dire s'appliquer un principe de solidarité avec les autres membres du gouvernement (...) C'est normal et naturel", a répondu Mme Duflot. Relancée par David Pujadas qui lui demandait sa "position personnelle" sur le traité, elle a assuré que celle-ci "n'est pas intéressante pour la bonne et simple raison qu'une ministre n'a pas à exprimer sa position personnelle sur tel et tel sujet". "Quand on est membre d'un gouvernement, on exprime la position du gouvernement sur des questions qui sont des questions importantes. Vous imaginez la cacophonie si les uns et les autres faisaient part de leurs états d'âme ?", a-t-elle interrogé. "Je soutiens les positions qui ont été prises par le gouvernement", a-t-elle insisté.
La droite en profite
A propos de la position exprimée samedi par le conseil fédéral d'EELV, "je ne suis pas en désaccord ou en accord je respecte la position de mon parti et des parlementaires parce qu'ils ont raison de débattre". Cécile Duflot a aussi exclu de démissionner de son parti. Le conseil fédéral d'Europe Ecologie-Les Verts a rejeté samedi le traité, en recommandant aux députés et sénateurs du parti de faire de même, une position qui vient affaiblir encore le gouvernement, déjà confronté à la menace de vote "contre" de certains parlementaires socialistes.
La droite en a profité, le chef de file des députés UMP Christian Jacob estimant que les deux ministres EELV, Cécile Duflot et Pascal Canfin, devraient démissionner, un scénario que Matignon avait déjà exclu dans l'après-midi.











