Jean-François Copé/Image d'archives © ABACAL'UMP prend un peu plus ses distances avec le Rassemblement bleu marine. "Il n'y a pas d'alliance possible" avec le FN parce que, "au delà des désaccords de fond qui (les) séparent, je pense par exemple à la question de l'Europe et à un certain nombre de valeurs, Marine Le Pen travaille à notre perte", explique Jean-François Copé dans un entretien à l'hebdomadaire Valeurs actuelles.
"A l'image de cette vieille alliance qui existait entre François Mitterrand et Jean-Marie Le Pen. Voter FN aux législatives, c'est donner tous les pouvoirs à la gauche", argue le patron de l'UMP en appelant "solennellement" les électeurs tentés d'adresser "un message d'exaspération" à "voter pour les
candidats de l'UMP dès le premier tour".
L'UMP "plus rassemblée que jamais"
Interrogé sur l'attitude de son parti si un candidat FN risquait de l'emporter face à un candidat PS, Jean-François Copé renvoie à une décision collective. "Attendons de voir s'il y a des duels. Dans ce cas de figure, je réunirai un bureau politique extraordinaire au lendemain du premier tour pour prendre collectivement une décision", dit-il.
Reconnaissant que son parti est aujourd'hui divisé entre partisans d'un "front républicain" et ceux qui prônent le "ni vote FN, ni vote PS", Jean-François Copé assure que ces différences n'entachent pas l'unité du mouvement pour les législatives. "Beaucoup se régalaient à l'avance de voir l'UMP exploser et il n'en n'a rien été. L'UMP est plus rassemblée que jamais et c'est grâce à la direction collégiale que j'ai proposée", fait-il valoir.
Marine Le Pen soutient le tract litigieux d'Hénin-Beaumont
De son côté, Marine Le Pen, candidate aux législatives dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, prend fait et cause pour la diffusion d'un tract par des proches du FN reprenant une citation de Jean-Luc Mélenchon. "Marine Le Pen a tout loisir d'inclure cette opération de communication qu'elle soutient pleinement dans son compte de campagne", indique l'équipe de campagne de la candidate FN dans un communiqué mercredi. Le candidat suppléant du dirigeant du Front de gauche, Hervé Poly (PCF), a porté plainte mardi après la diffusion par des "proches" du FN, selon ce parti, d'un tract anonyme portant la mention "Votons Mélenchon" en français et dans un arabe approximatif et reprenant une phrase prononcée le 14 avril par M. Mélenchon : "Il n'y a pas d'avenir pour la France sans les Arabes et les Berbères du Maghreb".










