Ségolène Royal, Claude Guéant, Jack Lang et Jean-Luc Mélenchon, candidats malheureux aux législatives 2012/Image d'archives © AFP/TF1/Montage TF1 NewsIls ont tenté, ça n'a pas marché. Tour d'horizon de ces candidats qui se sont présentés dans des circonscriptions où ils étaient des "inconnus" et qui ont été battus. Ou quand le parachutage rime avec naufrage.
Ségolène Royal
Ségolène Royal a essuyé dimanche une amère défaite dans la première circonscription de Charente-Maritime, où les électeurs lui ont préféré le dissident socialiste Olivier Falorni. Le maire de Dijon François Rebsamen, proche du président François Hollande, a analysé son échec en le qualifiant de "parachutage qui s'est mal passé, tout simplement". "Je garde intacte ma volonté de continuer à servir notre territoire rochelais et charentais-maritime que je sers depuis huit ans à la tête de la région Poitou-Charentes", a-t-elle déclaré, assurant vouloir "continuer à appuyer tous les projets du territoire en cours", a réagi Ségolène Royal. Lire : "Quel avenir politique après sa défaite ?"
Claude Guéant
L'ancien ministre de l'Intérieur et proche de Nicolas Sarkozy, a été battu dans la 9e circonscription des Hauts-de-Seine par le dissident de l'UMP Thierry Solère, à 334 voix de son adversaire. Ce dernier arrive en tête avec 39,35% des suffrages, devant l'ex-secrétaire général de l'Elysée (38,41% des suffrages) et la socialiste Martine Even (22,24% des voix). "Je tire deux leçons: d'abord comme à La Rochelle les électeurs ont récusé les logiques de parachutage d'un autre temps, et puis Boulogne est une ville de droite modérée et républicaine plutôt tournée vers les problématiques économiques", a affirmé Thierry Solère. Lire : "Claude Guéant échoue à Boulogne-Billancourt"
Jack Lang
L'ancien ministre de la culture socialiste a échoué à se faire élire dans la deuxième circonscription de Saint-Dié. Le sortant UMP Gérard Cherpion lui a résisté avec un peu moins de 51% des suffrages recueillis. "Il y a des complicités locales entre l'UMP et le FN, ce sont des frères siamois, il y a une porosité", a estimé Jack Lang, qui dit avoir mené "la plus difficile et la plus belle des campagnes". "Je continuerai à me battre pour les Vosges. C'est un devoir moral que je ressens. On peut agir, s'exprimer, avancer sans fonctions", a expliqué le battu.
Jean-Luc Mélenchon
Lui, c'était dès le premier tour des législatives. Avec 21,48% des voix dans un contexte de forte abstention (42,88%), le Parisien a raté son parachutage dans l'ancien bassin minier deshérité qui a voté à 42,36% pour la présidente du Front National (FN) installée depuis 2007 dans la région et à 23,5% pour M. Kemel, maire de Carvin, une cité ouvrière de la circonscription.










