Jean-François Copé, le 11 juin 2012. © LCIL'UMP choisit de ne pas choisir. L'ancien parti majoritaire a opté lundi pour le ni-ni (ni Front national, ni Front républicain) en vue du second tour des élections législatives dans les circonscriptions où un candidat de gauche se retrouve seul en lice face à un candidat d'extrême droite.
Cette ligne, qui avait déjà prévalu au second tour des cantonales de 2011, a été arrêtée lundi après-midi lors d'un bureau politique extraordinaire à huis clos du parti, organisé à l'Assemblée nationale. Elle a été énoncée lors d'une conférence de presse du secrétaire général du parti de droite, Jean-François Copé. "Pas question d'appeler à voter pour le Front national ni d'appeler à voter pour le candidat socialiste qui en plus fait alliance avec le Front de gauche", a lancé Jean-François Copé.
L'information avait été dévoilée un peu avant par le député Bernard Debré : "Il y a eu unanimité pour une position qui est de ne pas faire évidemment d'alliance avec le Front national, on n'en a jamais fait ce n'est pas maintenant qu'on va en faire", avait-t-il déclaré à l'issue du bureau politique de l'UMP. "Pour le front républicain et quand il n'y a pas de candidat UMP on ne votera ni pour l'un ni pour l'autre et s'il y a des triangulaires, on maintiendra notre candidat qui qu'il arrive". "Il y a eu des débats raisonnables mais on est arrivé à un consensus tout à fait satisfaisant pour tout le monde", avait-t-il ajouté.
Ce bureau politique avait été convoqué dès avant le premier tour pour analyser les résultats de dimanche où l'UMP a enregistré un net recul par rapport à 2007 sans pour autant subir de déroute. Le ni-ni constitue déjà une semi-victoire pour le FN car il revient à mettre sur un même plan extrême droite et gauche. "Quel est le sens d'appeler à voter pour le PS qui, lui, s'allie avec l'extrême gauche de Mélenchon ?", avait redit lundi matin le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé.










