Jean-Luc Mélenchon. © DRDimanche soir, il n'avait pas prononcé le nom de Philippe Kemel, au terme de tensions entre le PS et le Front de gauche sur le terrain pendant la campagne. Il s'est exprimé lundi. Eliminé dimanche dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, Jean-Luc Mélenchon a cette fois clairement appelé à voter au second tour en faveur du candidat PS face à Marine Le Pen. "J'exprime mon soutien à la candidature de M. Kebel (sic) pour le deuxième tour et je lui souhaite bonne chance face à Madame Le Pen", a déclaré Jean-Luc Mélenchon sur France 2. "Il est cinq heures de l'après-midi et je n'ai pas eu le moindre contact avec le Parti socialiste. Je dois prendre les devants", a commenté l'ex-candidat à l'Elysée qui était interrogé par la chaîne publique lundi à son retour à Paris.
"Je suis un lutteur, je crois que je vais continuer à l'être", a dit l'eurodéputé qui devrait retourner dès cette semaine au Parlement européen. Jean-Luc Mélenchon est arrivé troisième (21,48%) derrière Philippe Kemel (23,50%) et Marine Le Pen (42,36%) dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais où il avait décidé de poursuivre sa stratégie "front contre front" mise en oeuvre pendant l'élection présidentielle.
"Pas une voix ne doit manquer pour battre l'extrême-droite"
Le 22 avril, au premier tour de la présidentielle, le candidat du FG (11,10%) avait déjà terminé loin derrière sa rivale du FN (17,90%). De son côté, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a souligné dans un communiqué cosigné avec plusieurs élus communistes du Pas-de-Calais, que "pas une voix ne doit manquer pour battre l'extrême droite".
Affirmant que le candidat FG a recueilli dimanche "plus de 900 voix supplémentaires par rapport à la présidentielle de 2012", Pierre Laurent appelle "l'ensemble des électrices et des électeurs attachés aux valeurs de la République à se rassembler le 17 juin autour de la candidature de Philippe Kemel". Cet appel est co-signé par Hervé Poly, premier secrétaire de la fédération PCF du Pas-de-Calais, qui était le suppléant de M. Mélenchon, et par Bernard Baude, Bernard Czerwinski, Bernard Staszewski et Jean Haja, maires respectivement de Méricourt, Drocourt, Evin Malmaison et Rouvroy.









