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Laurent : les conditions "pas réunies" pour entrer au gouvernement


le 18 juin 2012 à 13h04 , mis à jour le 18 juin 2012 à 13h15.
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4min
Pierre Laurent.

Pierre Laurent. / Crédits : AFP/P. LEGUAY

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Dossier élections législativesPierre Laurent, patron des communistes, a estimé lundi devant le Conseil national du Parti réuni à huis clos que les conditions n'étaient "pas réunies" pour que des communistes entrent au gouvernement. Le parti est le grand perdant des législatives.

Depuis des mois, Jean-Luc Mélenchon comme la direction communiste répètent qu'aucun des membres du Front de gauche n'entrera au gouvernement, si ce n'est des "renégats" comme Robert Hue, ex-secrétaire général du PCF et soutien de François Hollande. Lundi, devant le Conseil national du Parti réuni à huis clos, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a sans surprise estimé que les conditions n'étaient toujours "pas réunies" pour que des communistes entrent au gouvernement. Un projet de bulletin de vote, proposé par le comité exécutif du PCF qui sera soumis aux militants lundi et mardi dans toutes les fédérations et dont l'AFP a eu connaissance, indique qu'"aujourd'hui, en dépit de nos appels répétés à la prise en compte de nos propositions, nous estimons que les conditions de notre participation au gouvernement Ayrault ne sont pas réunies. Ce qui ne préjuge pas de l'avenir". Une décision finale sera prise mercredi par 500 délégués PCF lors d'une conférence nationale.
  
Le Premier ministre "m'a dit hier (dimanche) soir : mon seul mandat est le programme présidentiel", a affirmé Pierre Laurent devant le Conseil national, selon des participants, jugeant que les conditions n'étaient "pas réunies" pour une entrée au gouvernement. "Nous ne nous reconnaissons pas dans une conception présidentialiste du gouvernement qui réduirait sa feuille de route au programme de premier tour du président" alors que François Hollande a été élu "grâce (...) notamment aux 4 millions de voix du Front de gauche", relève également le bulletin de vote.
 
De son côté, Martine Aubry a répété sur France Info que la porte était "ouverte" au Front de gauche : "Si le groupe communiste partage le projet du président de la République, la porte est ouverte. S'il ne le partage pas, il ne peut pas rentrer au gouvernement, évidemment", a-t-elle déclaré.

"Nous avons payé cher notre autonomie"
 
Le Front de gauche est loin d'être en position de force. Il a presque divisé par deux le nombre de ses députés, 10 députés contre 19 sortants. Un coup dur alors qu'il croyait encore début juin renforcer sa présence à l'Assemblée grâce à la percée de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle, lui-même vaincu dès le premier tour à Hénin-Beaumont. "Nous avons payé cher notre autonomie", a affirmé l'ex-candidat à l'Elysée (11,1%) dimanche, déplorant "l'énergie" déployée par les socialistes "pour essayer de faire perdre partout les candidats du Front de gauche".
 
 
Jean-Luc Mélenchon a plaidé pour un abaissement du seuil de 15 à 10 députés, relevant au passage qu'avec un scrutin à la proportionnelle il y aurait 45 députés FG.Mais Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, gardait espoir. En ajoutant notamment des députés d'outre-mer, le groupe à 15 est encore à portée de main, a-t-il assuré. Globalement "en termes d'élus, ce n'est pas un bon résultat", a-t-il toutefois reconnu, même si "dans les circonscriptions perdues la semaine dernière on fait des progrès partout" en termes de score.

Hécatombe de la "banlieue rouge"
  
Le PCF qui comptait 16 élus et apparentés poursuit ainsi son érosion, lui qui avait compté jusqu'à 86 députés en 1978 et a toujours disposé d'un groupe à l'Assemblée sous la Ve République (à l'exception de la période 1958-1962). Le Parti de gauche (trois sortants) n'a plus qu'un seul député, Marc Dolez (Nord), réélu à 100% suite au "désistement républicain" de la candidate PS, tout comme Marie-George Buffet et François Asensi en Seine-Saint-Denis. La "banlieue rouge" parisienne a subi une hécatombe, avec au total quatre députés communistes en moins. Patrick Braouezec qui s'était maintenu face au PS Mathieu Hanotin alors qu'un accord de désistements réciproques avait été conclu entre formations de gauche en Seine-Saint-Denis, a perdu dimanche. Seuls nouveaux élus communistes, Gaby Charroux à Martigues et Nicolas Sansu à Vierzon, qui remplacent respectivement les sortants Michel Vaxès et Jean-Claude Sandrier. Dans une triangulaire, Patrice Carvalho récupère, lui, son siège dans l'Oise, perdu en 2002.
  
Pour le politologue Vincent Tiberj, ces législatives confirment la "lente mort du PCF" alors que Jean-Luc Mélenchon a "su profiter de la fenêtre d'opportunité de la présidentielle où l'on vote pour une personnalité".

Commenter cet article

  • alcyon01 : @Yreveill79 Je suis sur les législastives d'une part et d'autre part le parti à Laurent est plus ancien et a joué un rôle plus important jadis. d'où mon interrogation. Je n'ai rien contre Madame Le Pen.

    Le 20/06/2012 à 09h35
  • yreveill79 : Marine Lepen a eu encore plus de voix aux présidentielles, donc pour vous elle a encore plus de légitimité à l'assemblée ?

    Le 19/06/2012 à 15h19
  • nicolas12072006 : Ce parti d'un autre siècle ne devrait plus exister, on devrait même l'interdire tellement il est dangereux ainsi que LO et le NPA !!

    Le 19/06/2012 à 11h14
  • libertecherie65 : C'est très bien...une petite épine qui va bien enquiquiner le ps......

    Le 19/06/2012 à 10h25
  • raghnar47 : Mais pour qui il se prend ce monsieur laurent, il vote pour Hollande et déjà il commence à critiquer, on reconnait bien là le côté sectaire des communistes.

    Le 19/06/2012 à 09h17
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