Alain Juppé, François Fillon, Jean-François Copé et Rachida Dati le 10 juin 2012 à l'issue du 1er tour des législatives © TF1-LCI- A l'UMP
Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP, s'est réjoui du "score" de l'UMP "supérieur à celui du PS", alors que le PS obtiendrait 35% des suffrages. Estimant qu'une "grande inquiétude" s'est exprimée "un peu partout", il a assuré qu'il n'y a "pas d'alliance avec le Front national" pour le second tour. Sur TF1, Jean- François Copé, sourire au visage, a ensuite estimé que l'UMP "continuait de coller à la réalité" avec son score, en appelant à la mobilisation générale. "Beaucoup de choses peuvent encore se passer" entre les deux tours, a-t-il lancé.
L'ancien Premier ministre François Fillon a souligné sur TF1 qu'il n'y avait "pas eu de vague rose" en faveur du PS et de ses alliés. "Pour le parti du président, il n'y a pas d'appétence pour son projet", a-t-il estimé, affirmant qu'il y avait "beaucoup d'inquiétudes quant aux premières mesures qui ont été mises en oeuvre". L'UMP maintiendra ses candidats "partout où ce sera possible", a-t-il dit, confirmant la stratégie de refus à une alliance avec le FN : "Je n'appellerai jamais à voter pour des candidats qui proposent des solutions folles comme la fin de l'Europe, la sortie de la monnaie européenne, le repli sur soi, mais je n'accepterai pas non plus d'appeler à voter pour des candidats socialistes qui seraient alliés ouvertement avec le Front de gauche et qui, je l'ajoute, ont dans leur projet la mise en place de la proportionnelle aux élections législatives.".
Le maire UMP de Bordeaux, Alain Juppé, qui n'est pas candidat aux législatives, a indiqué sur France 2 que les estimations du premier tour présentaient une "perspective de victoire du PS" à laquelle "nous ne nous résignons pas". L'ancien ministre UMP a notamment mis l'accent sur le fort taux d'abstention -estimé entre 57% et 60% par les instituts de sondage- ce qui représente une "forte capacité de mobilisation" pour le second tour.
Brice Hortefeux, ancien ministre de l'Intérieur, a estimé sur TF1 que "le succès" était "encore possible" pour l'UMP "parce qu'on sait très bien que la tendance au premier tour peut être accentuée au deuxième tour. Elle peut aussi être atténuée". "Souvenez-vous, en 1967 il y avait une majorité présidentielle qui était annoncée comme vainqueur au soir du premier tour et il n'y a eu qu'un seul siège de différence au deuxième tour", a-t-il argumenté. Autre enseignement du premier tour des élections législatives : "Il n'y a, à l'évidence, pas d'élan pour la majorité présidentielle", a estimé Brice Hortefeux.
Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre UMP, a estimé qu'il n'y avait "pas d'appétit de gauche", voyant "un vote d'inquiétude" dans ce premier tour. "Il ne faut pas aller trop vite dans les conclusions, le second tour peut mobiliser des électeurs. Si on a une abstention record, c'est parce qu'il n'y a pas d'appétit de gauche", a déclaré Jean-Pierre Raffarin.
L'ancienne garde des Sceaux de Nicolas Sarkozy, Rachida Dati, a estimé sur France 2 que les premiers résultats des législatives ne montraient "pas un engouement ou une forte appétence pour le Parti socialiste ou pour François Hollande", et noté "une participation nettement inférieure à celle de 2007". Rachida Dati a relevé que, "pour avoir la majorité, le Parti socialiste devra s'allier avec les écologistes ou le Front de Gauche dont la ligne politique (...), l'idéologie sont aux antipodes". A titre d'exemple, elle a cité "la polémique récente sur la dépénalisation du cannabis", mais aussi le nucléaire.
L'ancien ministre UMP Xavier Bertrand a estimé sur France 2 que les résultats démontraient que "les Français n'ont pas voulu signer un chèque en blanc" à la gauche.
- Au MoDem
François Bayrou, président du MoDem, a appelé les électeurs à élire des "voix libres", non inféodées à un parti, estimant : "mon électorat n'a pas compris" ni "accepté mon choix" pour François Hollande. Arrivé en deuxième position derrière la candidate socialiste dans sa circonscription du Béarn, il a pronostiqué qu'il aurait "un 2nd tour particulièrement ardu" après un 1er "difficile" où il devra en effet affronter aussi un candidat UMP.
La vice-présidente du Modem, Marielle de Sarnez, a estimé sur France 2 que la réélection de François Bayrou dans la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques "était à portée de main". "Pour reconstruire le pays, on aura besoin de cette force là et de François Bayrou", a déclaré l'eurodéputée.
- Au Nouveau Centre
Le président du groupe Nouveau Centre à l'Assemblée nationale, Yvan Lachaud, a relevé la "forte abstention au 1er tour des élections législatives", mais il s'est réjoui de la mobilisation de l'électorat du centre et de la droite, qui selon lui "démontre qu'il n'y a pas de désir de gauche dans le pays". Il a appelé les électeurs de la droite et du centre à "rester mobilisés pour donner une force politique à l'Assemblée nationale en situation de s'opposer efficacement au laxisme budgétaire de la gauche".










