Voilà plusieurs jours qu'elle ne cache pas son intérêt pour la présidence de l'Assemblée nationale. Sans pour autant faire ouvertement acte de candidature. Mais, tout de même, si la chose devait se faire, Ségolène Royal n'en serait sûrement pas trop mécontente. Samedi à La Rochelle, au milieu des journalistes, elle s'était risquée à glisser : "Je n'ai pas à le cacher, et ce ne sera pas un handicap vis-à-vis des électeurs d'être candidate à la présidence de l'Assemblée nationale".
Mais l'appel du pied était sans doute trop voyant puisque ce dimanche, interrogée sur Europe 1 et i>télé, la présidente PS de la région Poitou-Charentes a décidé de mettre beaucoup d'eau dans son vin. "Je n'ai fait aucune annonce de ce type", a-t-elle commenté face aux journalistes qui lui posaient une nouvelle fois la question. "Nous ne sommes pas dans un moment où je dois parler de mon cas personnel", a-t-elle ajouté. "Je répondrai avec précision à cette question après la mise en place du gouvernement".
Pas de confirmation non plus de son désir d'être présente mardi, où elle côtoierait, si son voeu était exaucé, non seulement François Hollande, son ancien compagnon et le père de ses quatre enfants, mais l'actuelle compagne de François Hollande, Valérie Trierweiler. Les enfants qu'elle a eus avec François Hollande seront en revanche absents, a-t-elle répété : "Les enfants n'y seront pas car ils ne souhaitent pas être surexposés".









