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Royal, "général en chef" restée "près de ses soldats"

Edité par
le 18 juin 2012 à 17h22 , mis à jour le 18 juin 2012 à 23h48.
Temps de lecture
3min
Segolène Royal à Poitiers, le 18 juin 2012.

Segolène Royal à Poitiers, le 18 juin 2012. / Crédits : ALAIN JOCARD / AFP

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Dossier élections législativesA l'issue d'une session plénière du Conseil régional, la présidente de la région Poitou-Charentes a évoqué sa défaite de la veille. "Privée d'une place" de député qu'elle "désirait ardemment", elle est aussi revenue sur la mésaventure d'Olivier Falorni et de sa chaise. Sans toutefois y répondre.

Elle était restée plutôt discrète depuis sa défaite de la veille. Seuls bruits autour d'elle? Ceux des journalistes postés devant son domicile de La Rochelle mais aussi ceux sur sa non-venue puis sur sa venue à la session plénière du Conseil régional de Poitou-Charentes, dont elle est la présidente (Lire : Après "l'épreuve" de la veille, Royal cherche "un autre chemin"). Arrivée à Poitiers en milieu d'après-midi, elle n'aura assisté qu'à la fin de cette réunion organisée tous les trois mois et dirigée, exceptionnellement, par trois vice-présidents. Et n'aura même pas croisé Olivier Falorni, son adversaire lors du second tour des élections législatives, venu officialiser sa démission au poste de conseiller général.

"Comme tout général en chef, on doit rester près de ses soldats. C'est un peu ce que j'ai fait à La Rochelle ce matin", a-t-elle déclaré lors d'un point presse pour expliquer son arrivée tardive à la session du Conseil régional. "Je me dois de tenir bon car c'est moi qui ai mené ce combat difficile", a-t-elle ajouté. La candidate malheureuse aux législatives a ensuite évoqué ce second tour qui l'a "privée d'une place à l'Assemblée nationale, que je désirais ardemment"."Je suis aussi privée de la présidence de l'Assemblée nationale, que je désirais ardemment, mais pas par ambition personnelle", a-t-elle précisé.

Réponse à Falorni

Elle a dit avoir "pris acte avec lucidité et courage" de la décision des électeurs. "Je réflechis à la meilleure façon dont, en complément de cette activité [au Conseil régional de Poitou-Charentes], je peux être utile à notre pays". Elle a assuré qu'"aujourd'hui était un autre jour" et que les querelles de la veille étaient derrière elle. "Comme vous le voyez, je reprends mes travaux à la tête de la région, travail passionnant et exigeant", a-t-elle assuré avec le sourire. A-t-elle reçu des messages de soutien de la part de membres du PS après sa défaite face au dissident socialiste? "Beaucoup, beaucoup de messages de soutien", a-t-elle répondu. "Qui?" lui demande un journaliste. Visiblement gênée, Ségolène Royal rigole légèrement avant de simplement redire qu'elle avait eu "beaucoup de messages de soutien".

Lorsqu'on l'interroge sur la personnalité qu'elle verrait bien au perchoir, elle dit que ce sujet "ne répond pas à [ses] compétences". Elisabeth Guigou, qui est une femme comme elle? "Ne me réduisez pas à mon genre, comme disent les féministes", a-t-elle répliqué dans un éclat de rire. Quant à Falorni, qui a été relégué au fond de la salle du Conseil régional par les membres du groupe PS (Lire : Falorni préfère son "siège éjectable" au "parachute de Royal" ), elle a rétorqué que "là aussi, des décisions ont été prises dans le groupe majoritaire. Ce sont ses responsables qui ont à répondre à ces questions". Et de conclure, tout en humour : "Ceux qui sont au fond, ce n'est pas gentil de dire qu'ils sont relégués. Au contraire, ils ont une vue panoramique".

Commenter cet article

  • renard4973 : Y'en a qui ont le langage facile, méchant et dénué de tout sens... Madame Royal mérite le respect à plusieurs titres : 1. Être maman de 4 enfants n'est pas une affaire simple et pourtant elle a poursuit son parcourt politique... 2. Elle dirige la Région Poitou-Charente depuis un petit moment et elle a mise en place un certain nombre de choses. Elle a su démontrer que dans certains domaine cela fonctionnait. Après, comme tout dirigeant, elle a aussi commit des erreurs, mais quel dirigeant n'en fait pas ? je parle en général, politique, patronat, etc... Après, assit sur son fauteuil à matter la télé ou a lire un journal, c'est facile de critiquer... allez donc faire son travail, vous verrez que ce n'est pas une partie de plaisir. Elle a perdu sa députation ? Et alors? je crois que ça arrange bien les affaires de certains cadres du PS, Martine Aubry en tête. Sa défaite n'est pas du à un jugement d'incompétence, je suis certain qu'il y a eu des man?uvres pour la faire chuter? Dans notre pays nous sommes des spécialiste pour éliminer des personnes qui dérange. En tout cas, moi j'ai beaucoup de respect pour cette personne qui s'est construite toute seule, pas comme Aubry qui avait son papa pour la protéger et la guider... MME ROYAL, recevez toute ma considération...

    Le 20/06/2012 à 01h10
  • nini_1985 : Quelle classe MME ROYAL !!! COURAGE et ne vous laissez pas abattre !!! vous avez 4 enfants qui sont très bien éduqués, et qui vous soutiennent !! BRAVO ...

    Le 19/06/2012 à 15h04
  • michalowice : Vous avez un homme de qualité et de caractère qui fera la une des magazines, avec ses déboires avec la justice !!! devinez .......c'est S A R K O !!

    Le 19/06/2012 à 13h36
  • leduofusionne : Oui et non, dans la représentation du nouvel hémicycle on peut lire PS+divers gauche on les regroupe tout en les dissociant

    Le 19/06/2012 à 13h16
  • _phiphou_ : Les élus qui ne siègent pas devrait se voir retirer leur mandat !

    Le 19/06/2012 à 12h59
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