Ségolène Royal à la Rochelle le 17 juin 2012. © AFPLes espoirs de perchoir se sont définitivement envolés pour Ségolène Royal. A La Rochelle, la candidate du PS a brisé l'embargo en annonçant à 19h55 dimanche soir sa défaite au second tour des législatives. Olivier Falorni, son adversaire socialiste dissident, a été "élu avec le soutien de l'UMP", a affirmé la candidate déchue. Il "a permis à la droite de réussir son tir de barrage contre la candidate de la gauche et ce soir c'est en effet un député de droite qui est élu, puisqu'il recueille plus de 75% de voix de droite et 25% de voix de gauche", a-t-elle affirmé. "Le résultat de ce soir est le résultat d'une trahison politique puisque la mobilisation de l'UMP a été associée à l'utilisation malhonnête de l'étiquette majorité présidentielle, qui a trompé un certain nombre d'électeurs", a accusé Ségolène Royal. "Je garde intacte ma volonté de continuer à servir notre territoire rochelais et charentais-maritime que je sers depuis huit ans à la tête de la région Poitou-Charentes, dans laquelle je suis élue depuis 25 ans sans discontinuer. Je continuerai donc à appuyer tous les projets du territoire en cours", a-t-elle dit.
Interrogée sur l'impact possible du tweet de Valérie Trierweiler, compagne de François Hollande, soutenant le candidat dissident, Ségolène Royal a indiqué : "Je pense que ça n'a pas arrangé les choses, pourrais-je dire pudiquement", a répondu sur France 2 la présidente de Poitou-Charentes.
"J'ai beaucoup d'émotion, de fierté", a déclaré de son côté à des journalistes, peu avant la proclamation des résultats officiels Olivier Falorni. "C'est une victoire de la démocratie (...), un message fort adressé par les citoyens de La Rochelle", a-t-il ajouté. "C'est un vote pour ma candidature de centaines de milliers d'électeurs, qui ont mis leur bulletin dans l'urne. Tout au long de la journée, des électeurs m'ont dit merci, merci d'avoir tenu bon, de nous avoir donné le droit de nous exprimer", a-t-il ajouté. "Je serai dans l'hémicycle du côté gauche", a-t-il dit en évoquant l'annonce de la première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, qui avait indiqué qu'il ne serait pas autorisé à siéger au sein du Parti socialiste. Sur TF1, Olivier Falorni a indiqué qu'il "respectait" la déception de Ségolène Royal, mais "cela implique aussi qu'elle respecte la décision" des électeurs, a dit le nouveau député.
La direction du PS ? Elle "n'exclut rien"
Au micro de TF1, Ségolène Royal a confié sa "déception très importante". Elle a dénoncé la "confusion indescriptible" d'Olivier Falorni, qui a "utilisé l'étiquette 'majorité présidentielle' tout en acceptant le soutien de l'UMP". "Je vais réfléchir à la façon dont je peux mettre mon expérience politique et les idées auxquelles je crois au service de la France", a ajouté Ségolène Royal. La présidente de région a concédé qu'elle aurait eu "une immense joie" à s'assoir au perchoir.
Alors qu'on lui demandait si elle "pourrait briguer la direction du PS à l'automne prochain", elle a répondu : "Je réfléchis à toutes les possibilités qui me permettront de continuer à me mettre au service de notre pays". "Vous n'excluez rien ?", a repris un journaliste ? "Je n'exclus rien, je réfléchis et je veux de toutes mes forces continuer à mettre mon expérience et mon savoir faire et mon amour de la France au service des Français", a-t-elle affirmé. "Ce qui m'importe c'est de repartir au combat", a souligné l'ex-candidate à la présidentielle 2007.
Voir l'annonce de Ségolène Royal :
Ségolène Royal au micro de TF1 :
La réaction d'Olivier Falorni au micro de TF1 :









