La journaliste Valérie Trierweiler, compagne de François Hollande/Image d'archives © ABACALes tensions entre Valérie Trierweiler, la compagne de François Hollande, et Ségolène Royal, la mère des enfants de l'actuel chef de l'Etat, ne sont pas un mystère. Elles sont même apparues publiquement en octobre dernier. François Hollande venait alors d'être désigné officiellement candidat de la gauche à l'élection présidentielle. Dans la salle (la halle Freyssinet, à Paris), une foule de militants, mais aussi Ségolène Royal... et Valérie Trierweiler. Et cette dernière, jusqu'alors plutôt restée dans l'ombre, embrassait publiquement son compagnon sur la bouche - Ségolène Royal ayant droit, pour sa part, à un baiser sur la joue de la part de son ancien compagnon. Difficile aujourd'hui de ne pas voir, dans le tweet d'encouragement de Valérie Trierweiler à Olivier Falorni, fidèle de longue date de François Hollande et challenger de Ségolène Royal au second tour des législatives à La Rochelle, une influence de cette inimitié personnelle... Pourquoi d'ailleurs un message envoyé sur twitter (retrouver le compte twitter de Valérie Trierweiler), par définition public, plutôt qu'un message envoyé sous forme privée (par un message téléphonique, un texto, un mail...) ?
Mais cette influence de sa vie privée sur son comportement politique, Valérie Trierweiler le nie. Elle s'est entretenue mardi soir avec une journaliste de RTL, Alba Ventura, à laquelle elle a fourni une toute autre explication de son geste. Si ses propos n'ont pas été diffusés directement à l'antenne de la radio, la journaliste en a livré de nombreuses citations.
Un déferlement "injuste"
Pourquoi ce tweet de soutien à Olivier Falorni ? Tout simplement, a assuré la compagne de François Hollande à la journaliste de RTL, parce qu'elle juge "injuste" le "déferlement" dont a été victime le challenger de Ségolène Royal, sommé par toutes les instances du Parti socialiste de se retirer du second tour des législatives. Alors même, souligne Valérie Trierweiler, qu'il est "l'un des plus anciens et solides soutiens de François Hollande". Revenant sur quelques-uns des propos aigres-doux qui ont pu viser Olivier Falorni et venus du sein du PS, elle juge notamment que "le traiter de Besson est inadmissible", tout comme il est injuste de l'accuser de faire le jeu de l'UMP. Selon ces propos rapportés par la journaliste de RTL, Valérie Trierweiler estime que Falorni n'est "pas moins socialiste qu'un autre".
Reste la question essentielle : y avait-il une part d'inimitié personnelle dans l'envoi de ce tweet qui irrite le PS et fait sourire à droite ? Valérie Trierweiler nie toute interférence entre sa vie privée et sa vie publique, et rappelle le cas de Danielle Mitterrand qui, souligne-t-elle, avait pu prendre "des positions différentes" de celles de son chef d'Etat de mari "sur des sujets autrement plus graves". Elle appelle donc à "relativiser" les implications d'un tel tweet et juge "démesurées" les réactions qu'il a pu provoquer au sein du monde politique ou sur la scène médiatique.
Au final, regrette-t-elle ce message ? Non. Le juge-t-elle embarrassant pour François Hollande ? Pas davantage.










