La ministre déléguée à la Justice, Delphine Batho, sur Europe 1 (13 juin 2012) © TF1/LCI"Valérie Trierweiler est une femme indépendante, sa parole n'est pas celle d'une responsable politique", a déclaré Delphine Batho interrogée sur le tweet de la compagne du président François Hollande encourageant Olivier Falorni, l'opposant aux législatives de l'ancienne candidate à la présidentielle. Sa parole "n'engage ni le président de la République, ni le gouvernement, ni le Parti socialiste, elle a émis une opinion personnelle, qui n'est ni la mienne, ni celle du gouvernement", a ajouté la ministre.
"C'est une femme libre, indépendante, elle a le droit d'avoir ses opinions personnelles mais ça n'engage pas ni le président, ni le gouvernement, ni le Premier ministre, ni le PS", a-t-elle insisté. Pour elle "les Rochelais sont des citoyens libres, ils ne vont pas voter en fonction d'un tweet, ils vont voter en fonction des projets, de la qualité des personnalités, du bilan". Delphine Batho, à qui Ségolène Royal avait laissé son ancienne circonscription des Deux-Sèvres en 2007 (la ministre y a été réélue au premier tour dimanche, ndlr), s'est dite convaincue qu'"elle va gagner" car c'est "une grande dame de la politique française".
La "boulette"
François Rebsamen, président du groupe socialiste au Sénat juge quant à lui que Valérie Trierweiler est sortie de son rôle. Sur France Info mercredi matin, il parle d'un "message personnel qui répond à des considérations personnelles alors même qu'il faut qu'elle apprenne la réserve qui doit être la sienne en tant que président de la République". "Un devoir de réserve, de prudence, d'abnégation", évoqué aussi par Jules Joffrin sur LCI. Le directeur de la rédaction du Nouvel Observateur parle d'une "boulette" sur LCI, d'une "confusion totale entre entre public et privé" et rappelle le vieil adage français : "la parole est d'argent mais le silence est d'or".
Valérie Pécresse, revient elle aussi sur la "confusion des genres" de cette affaire qu'elle juge "affligeante". Sur LCI, l'ancienne ministre UMP du Budget estime qu'à trois jours d'une scrutin qui engage le destin de la Nation, "on a pas envie de se poser la question : est-ce que François Hollande peut gérer son couple ?"









