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De VGE à Hollande, le moment où leur vie a basculé


le 06 mai 2012 à 20h24 , mis à jour le 07 mai 2012 à 00h31.
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4min
Le moment où leur vie a basculé.

Le moment où leur vie a basculé. / Crédits : DR

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Dossier Election présidentielleFrançois Hollande se trouvait à Tulle avec son équipe rapprochée, dans son bureau du Conseil général de Corrèze, dont il est le président, quand il a appris son succès dimanche soir. Quid de ses prédécesseurs depuis 1974 ?

1974 : VGE seul, ou presque
Le dimanche 19 mai 1974, Valéry Giscard d'Estaing est alors ministre des Finances, dont le siège se trouve encore à l'époque au musée du Louvre à Paris. Dans son bureau, il est seul, ou presque. Le réalisateur Raymond Depardon, qui l'a suivi pendant la campagne pour le documentaire Une partie de campagne, son preneur de son et un photographe sont les uniques personnes présentes. Aucun proche, y compris Anne-Aymone, la femme de VGE, n'a été autorisé par le candidat à partager l'attente.

A partir de 18h, il reçoit quelques coups de fils, notamment de Jacques Chirac, alors ministre de l'Intérieur, lui donnant les premières estimations. A 20h, le nouveau président est toujours seul, quand il voit apparaître son visage à la télévision. Alors que le téléphone n'arrête plus de sonner, il va ensuite chercher de quoi... manger. Après un discret et rapide passage par son QG de campagne en milieu de soirée, il revient au Louvre. Toujours seul.

1981 : Mitterrand, entre famille et fidèles
Comme d'habitude, François Mitterrand passe l'après-midi du dimanche à l'hôtel Au Vieux-Morvan, au cœur de Château-Chinon, son fief de la Nièvre où il a voté dans la matinée. Il est accompagné de sa famille, notamment sa femme Danielle, de quelques collaborateurs, comme Jean Glavany, ou d'amis, comme le couple de journalistes Anne Sinclair-Ivan Levaï. 

Vers 18h30, Lionel Jospin appelle Jean Glavany pour donner les premières estimations. Ce dernier répercute au candidat socialiste... qui reste de marbre.  A 20h, le nouveau président est encore impassible à l'annonce des résultats à la télévision. Il rentre ensuite sur Paris avec  toute sa "troupe". Au péage de l'A6, des motards l'attendent pour lui ouvrir la route.

1988 : Mitterrand, sûr de lui
Contrairement à 1981, François Mitterrand, qui a voté encore une fois à Château-Chinon dans la matinée, est rentré rapidement à l'Elysée pour attendre les résultats dans son bureau avec quelques collaborateurs. Cette fois, c'est Jacques Pilhan qui lui annonce sa large victoire (54-46) face à Jacques Chirac. Comme en 1981, il reste impassible. Interrogé par le JDD, Michel Charasse se souvient ensuite d'une soirée très calme, voire d'un "non-événement".
 
1995 : Chirac, entre famille et fidèles
Jacques Chirac est alors maire de Paris. C'est donc logiquement dans son bureau de l'Hôtel de Ville qu'il attend les résultats, avec son équipe de fidèles -sa fille Claude, Jean-Louis Debré, Alain Juppé, François Baroin ou encore Alain Madelin. Frédéric de Saint-Sernin, son "Monsieur sondage", l'appelle pour lui donner l'estimation le donnant gagnant.

Il s'isole ensuite avec Claude et sa femme Bernadette, arrivée après le coup de fil libérateur. Dans le JDD, Claude Chirac, en larmes comme sa mère, se souvient en revanche que son père reste impassible.

2002 : Chirac, aucune joie
Face à Jean-Marie Le Pen, Jacques Chirac est assuré de sa réélection. Cette fois, il attend le résultat à l'Elysée. Et face à la situation, l'ambiance est tout sauf à la joie. La colère du président n'est toujours pas retombée depuis le premier tour.

2007 : Sarkozy, seul comme VGE
Nicolas Sarkozy a choisi  son QG de campagne, situé rue d'Enghien, dans le 10e arrondissement de Paris, pour attendre les résultats. Seul dans son bureau -les locaux sont en revanche remplis de partisans. A 18h30, il reçoit le coup de fil libérateur.

Ses fils et sa mère le rejoignent, mais pas son épouse Cécilia.  Puis le nouveau président sort de la pièce. Il est vivement applaudi, notamment par Johnny Halliday et sa femme Laeticia.  Il se rend ensuite au Fouquet's pour fêter son succès. Premier faux-pas médiatique !

2012 : Hollande, avec les élus locaux de son fief
Le 6 mai 2012, François Hollande vote à Tulle dans la matinée. Comme il en a l'habitude les jours d'élections, il effectue ensuite  une tournée des bureaux de vote du secteur. A chaque fois, il est accueilli chaleureusement. En fin d'après-midi, il retourne dans son bureau de président du Conseil général de Corrèze. Il y attend les résultats avec Valérie Trierweiler, sa compagne, d'Aquilino Morelle, sa plume, d'élus locaux et de quelques proches corréziens.

A 19h52, huit minutes avant l'heure fatidique, mais alors que les estimations le donnant vainqueur circulent depuis plus d'une heure sur Internet, il laisse entrer une équipe de TF1 et de France 2 dans son bureau où seule Valérie Trierweiler est alors présente. La consigne : pas de question des journalistes. Mais François Hollande s'autorise un petit signe de la main et un large sourire en direction des caméras. Premier joli coup de communication pour le "futur" nouveau président !

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