François Hollande lors de son premier meeting au Bourget. © ABACAAprès le président-candidat, voici désormais l'homme-candidat. La 4ème de couverture annonce la couleur : "pour que les Français me fassent confiance, ils doivent d'avantage me connaître". François Hollande fait siens les mots de Montaigne dans ses Essais : "Je veux qu'on m'y voie dans ma façon d'être, simple, naturelle et ordinaire, sans recherche ni artifice : car c'est moi que je peins". Et c'est donc par un chapitre intitulé "être soi-même", que débute son ouvrage. Exit donc les apparats, les habits de candidats, place au chandail et à l'humain. Le "comme tout le monde" de François Hollande s'énonce simplement en début d'ouvrage : "j'ai connu des succès et des revers, des élans et des embûches, des ascensions et des chutes".
Pourtant, pas ou peu d'exemples de "ces revers" personnels dans la suite du livre. Les seules désillusions évoquées par le candidat, sont celles connues par son parti (Jospin en 2002, le non au traité constitutionnel....). Quelques mots sur son père devenu médecin "à force d'étude", sa mère "assistance sociale chaque jour au contact des réalités du salariat" et rapidement le livre prend une tournure politique. Seule confidence glissée parmi les 8 chapitres : l'élu corrézien préfère Les Misérables à Loft Story et Madame Bovary à Desperate Housewives. Et encore, il s'agit de défendre "l'exception culturelle française". "Changer de destin " est donc avant tout un ouvrage politique, une sorte de programme imprimé et relié. A moins de voir dans la présentation de ses propositions, un portrait en creux de l'homme.
Un livre programme
Après Nicolas Sarkozy, candidat de la rupture en 2007, François Hollande veut incarner "le changement". Et selon lui, ce n'est pas la même chose. Pour mieux mettre en valeur son programme, le candidat épingle la droite qui en "dix ans de pouvoir conservateur a conduit "la France là où elle en est, c'est-à-dire au bord de la rupture avec elle-même". Pour le candidat socialiste, "La droite c'est la dette, l'empire de l'argent, le recul de la France, inégalités folles, croissances molle, la classe ouvrière oubliée". Autrement dit, tout ce que la gauche ne sera pas. Et qui dit droite, dit Nicolas Sarkozy. Même si François Hollande tente de s'en défendre : "je n'accable pas le président sortant, il n'est pas responsable de tout", écrit-il. Mais d'une bonne partie quand même.
S'il ne le cite nommément qu'à quatre reprises et s'il reconnaît l'importance qu'a pu prendre la crise, François Hollande ne se prive pas de dresser un portrait au vitriol de son adversaire : "la trace que laissera Nicolas Sarkozy dans l'Histoire, ce n'est pas une trace. C'est une dette", il "se voulait le candidat de la rupture. Ce fut la rupture avec l'équité fiscale, avec la solidarité, avec la justice !". Tout en taclant le président en fonction, François Hollande revient sur certaines propositions de son programme et en précise d'autres. Dans son chapitre, "La République", il annonce ainsi qu'il remplacera la loi Hadopi "par une loi qui signera l'acte 2 de l'exception culturelle française". Concernant les retraites, il rappelle que "ceux qui ont leur durée de cotisations doivent pouvoir prendre leur retraite à taux plein à 60". S'ensuivent des engagements contre l'échec scolaire, pour l'emploi des seniors.... Rien de plus, rien de moins qu'un programme donc. Et si ça n'était encore pas clair, François Hollande clôt son livre en donnant rendez-vous aux Français le 22 avril et le 6 mai.















Ont le voit pas assez en ce moment il faut qu'il fasse un livre pourquoi pas une piece ,ou un film,et pourquoi pas un bebe il y'en n'a un qui la fait quand il est arriver il a meme changer de femme
A t'il l'intention de reverser ses droits d'auteur aux restos du coeurs ou tout autre oeuvre de charité????
Bientôt nous allons avoir un président capable d'écrire ses livres et ses discours lui même !!!
"CHANGER DE DESTIN" Il pense certainement plus à changer le sien qu'à celui des français qu'il amènerait au même niveau que celui des grecs.
AH bon! Je croyais qu'un candidat devait parler de ce qui préoccupent les francais ?