le 23 février 2012 à 07h36
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, mis à jour le 23 février 2012 à 13h14

Interview de Sarkozy : Hollande parle de "mystification"

L'intervention du président-candidat mercredi soir est encensée à droite où il est décrit en "candidat déterminé" et où l'on vante son "courage" et sa "lucidité". A gauche, François Hollande parle de "mystification" et Harlem Désir ironise sur son "pseudo-mea culpa".

Réforme de la prime sur l'emploi : une "mystification" pour HollandeInvité sur France Inter jeudi matin, François Hollande, candidat PS à la présidentielle, a qualifié jeudi de "mystification" le projet de Nicolas Sarkozy visant à réformer la prime pour l'emploi. © LCI

 - François Hollande (PS) : "une mystification"
Le candidat PS à la présidentielle a qualifié jeudi de "mystification" le projet de Nicolas Sarkozy visant la réforme de la prime pour l'emploi. Interrogé par France Inter sur cette proposition du président-candidat - allègement des charges sur les bas salaires en supprimant la prime pour l'emploi - le candidat a assuré : "nous sommes dans une campagne électorale. Les promesses peuvent se faire, elles ne peuvent pas être des tours de passe-passe, des mystifications et hier, c'était une mystification". On dit "à des salariés qui gagnent 1000, 1200, 1400 euros qu'ils vont gagner 1.000 euros en plus", a fait valoir le député de Corrèze. "Ce qu'on ne dit pas - et c'est là la mystification et le tour de passe-passe - c'est que ces mêmes salariés vont perdre la prime pour l'emploi. J'ai fait les calculs: trois euros, vont avoir les salariés concernés. Trois euros par mois en plus", a-t-il assuré. ".
 
 - Pierre Moscovici (PS) : "il a eu 5 ans pour interdire les retraites chapeau"
Pour le directeur de campagne de François Hollande, "Nicolas Sarkozy découvre tout à coup les rémunérations excessives, alors qu'il a été l'ami des conseils d'administration". Selon lui, "s'il s'agit de moraliser le capitalisme, tant aidé par Nicolas Sarkozy, le plus simple est de le faire avec la gauche". Le président-candidat "reprend là des propositions qui sont exactement les nôtres", a ajouté l'ancien ministre socialiste, rappelant que le chef de l'Etat "a eu cinq ans pour interdire les retraites chapeau, cinq ans pour interdire les stock-options et moraliser les rémunérations".
 
 - Harlem Désir (PS) : un "pseudo-mea culpa"
Le numéro 2 du PS estime "qu'aucun artifice, aucun pseudo-mea culpa, ne transformera le président des riches en candidat du peuple. Après avoir accumulé les fautes économiques, comme la TVA anti-sociale et la défiscalisation des heures supplémentaires, le président aux 4 millions de chômeurs ose encore faire des promesses sur l'emploi. Cela fait cinq ans qu'il gouverne et il découvre maintenant le problème du chômage. Il n'y a que dans les promesses électorales que Sarkozy augmente les salaires. Qui peut le croire maintenant? (...) Surtout, après avoir capitulé face à l'explosion du chômage, il stigmatise aujourd'hui les chômeurs, les bénéficiaires du RSA, il veut casser la Prime pour l'Emploi. Au lieu de mener une politique anti-chômage, Nicolas Sarkozy propose un référendum anti-chômeurs".
 
 - Olivier Dartigolles (PCF) : "la bonne vieille droite réac"
Aux yeux du co-directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon, "pour se sauver, Nicolas Sarkozy tire ses dernières cartouches : TVA antisociale, offensive sur les salaires et la durée légale du temps de travail, traités européens austéritaires. Le cru Sarkozy 2012, c'est la bonne vieille droite réac, nationale-populiste, celle qui tache, qui ne fait pas dans la dentelle, qui tape comme une brute (...) Un référendum sur les chômeurs et les étrangers pour diviser le salariat et stigmatiser les plus fragiles (...) Remise en cause de la prime pour l'emploi et du RSA, mise sous surveillance des plus pauvres, volonté d'opposer celles et ceux qui ont un petit salaire aux privés d'emploi (...) le candidat UMP propose des assemblées générales des actionnaires pour fixer le niveau des hauts salaires tout en promettant de ne plus retourner au Fouquet's. Quelle audace !".
 
 - Patrick Ollier (UMP) : "un candidat déterminé"
Pour le ministre des relations avec le Parlement, "Nicolas Sarkozy est apparu en candidat déterminé, responsable et humain en même temps. Il a fait avec lucidité des propositions courageuses qui renforcent sa crédibilité en tant que seul candidat à même de conduire le destin de la France face aux difficultés. Cette intervention s'adresse à l'ensemble des Français et les mesures proposées sont à l'évidence celles du bon sens et de l'intérêt général".
 
 - La Droite sociale contre le "social assistanat"
Aux yeux du groupe de parlementaires mené par Laurent Wauquiez, "Nicolas Sarkozy a le courage de poser la question essentielle du bon fonctionnement de notre système de protection sociale (...). C'est un thème que la Droite sociale s'est attachée à développer depuis longtemps. Il faut en effet passer d'un "social assistanat" à un "social responsable" comme le prouvent les propositions énoncées ce soir (...) Les propositions de suppression des retraites chapeaux, d'intégration d'un salarié dans les comités de rémunération permettront de lutter contrer les profiteurs du haut. Tout ceci consiste à remettre les classes moyennes au coeur de la société avec un principe simple : celui de l'équilibre entre les droits et les devoirs de chacun".
 
 - Brice Hortefeux (UMP) : "courage et lucidité"
Le vice-président du conseil national de l'UMP juge "qu'avec courage et lucidité, Nicolas Sarkozy a émis devant les Français plusieurs propositions très concrètes pour plus de responsabilité, plus de solidarité et plus de justice. S'inscrivant au-delà des clivages partisans et tirant tous les enseignements de la crise économique mondiale, Nicolas Sarkozy a tracé des pistes pour que chacun puisse être mieux rémunéré selon son mérite et son travail, pour que tous respectent leurs droits et leurs devoirs et que les hauts dirigeants soient contraints à des rémunérations plus raisonnables".
 
 - Jean-Louis Borloo (PR) : "priorité au travail"
Selon le président du parti radical, "Nicolas Sarkozy a illustré concrètement la priorité qu'il entend donner au travail et à la moralisation de la vie économique". Dans un communiqué signé avec Laurent Hénart, numéro 2 du PR, il "salue la poursuite de la réforme du financement de la protection sociale: l'allégement des charges sur les bas salaires, compensé par l'imposition des dividendes et la redistribution de la Prime pour l'Emploi, est une mesure forte en faveur du pouvoir d'achat des salariés les plus modestes". Tout en soulignant que "l'encadrement des rémunérations des hauts dirigeants, l'interdiction des retraites chapeaux et des parachutes dorés sont le signe évident d'une volonté de moraliser la vie économique de notre pays". Et tous deux ajoutent : "Concernant la réforme du RSA, nous saluons le fait que le retour au travail soit assigné comme chantier prioritaire des années à venir mais il ne peut se faire qu'accompagné d'un plan massif de qualification et de formation qui doit être négocié avec les partenaires sociaux".

sep_haut

  • mcg35Le 23/02/2012 à 21h31

    Sans être stratège en politique ... Monsieur Hollande est parti beaucoup trop tôt (Primaires et discours du Bourget). Il a abattu beaucoup de ses cartouches. Monsieur Sarkozy vient de se déclarer il y a huit jours. Il commence sa campagne (Meeting de Marseille). Attendons à voir qui des deux a raison.

  • bea80Le 23/02/2012 à 21h29

    C'est vrai regardez l'ensemble des pays en europe;

  • gerard4807Le 23/02/2012 à 19h41

    Rien ne vous empêche de rêver ,même si Sarkozy est en premiere place au 1er tour ,il sera battu par n'importe quel second au 2ieme tour

  • dom145Le 23/02/2012 à 18h01

    Même avec le battage médiatique de sarko, comme hollande, je suis serein !!!

  • patdef52Le 23/02/2012 à 17h15

    Cà commence à paniquer chez les socialistes...et encore, ce n'est que le début, peut être 3éme au 1er Tour.....!!!!!

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