le 20 février 2012 à 07h34
20
févr..
, mis à jour le 20 février 2012 à 13h25

Comment Sarkozy veut "faire croire qu'il est du peuple"

REVUE DE PRESSE - Après le meeting du président-candidat à Marseille, les éditorialistes estiment ce lundi que tout l'effort de Nicolas Sarkozy "consiste en gros, à faire oublier qu'il a présidé la France depuis cinq ans".

Revue de presse au lendemain du discours de Nicolas Sarkozy à Marseille (20 février 2012)Revue de presse au lendemain du discours de Nicolas Sarkozy à Marseille (20 février 2012) © TF1/LCI

 

En s'en prenant violemment à François Hollande et "aux élites" dimanche à Marseille, Nicolas Sarkozy veut "faire croire qu'il est du peuple" et tente de faire oublier son bilan, estiment lundi de nombreux éditorialistes. "Ce sera le grand enjeu de la campagne de Nicolas Sarkozy : faire croire, en dépit du Fouquet's, du yacht, du bouclier fiscal, des amis milliardaires, de la baisse toute récente de l'impôt sur la fortune, qu'il est du peuple", estime Nicolas Demorand de Libération. Pour lui, il s'agit de "faire oublier que la droite, depuis dix ans, a tous les pouvoirs pour régler les problèmes qu'elle feint de découvrir à deux mois de la présidentielle".

Dans L'Humanité, Jean-Paul Piérot fait chorus : "Ce serait si simple pour un président candidat (...) s'il avait face à lui un peuple sans mémoire. Des électeurs qui auraient oublié que le prétendu 'candidat du peuple' ne fut que le président du people, qu'il fut moins le président de l'action que le président des actionnaires".

"La guerre entre la France et l'anti-France"

Patrice Carmouze dans L'Eclair des Pyrénées pense aussi que tout l'effort de Sarkozy "consiste en gros, à faire oublier qu'il a présidé la France depuis cinq ans". "Le costume électoral du chef de l'Etat sortant atteint le comble du paradoxal. Nicolas Sarkozy prétend sans vergogne effacer son propre quinquennat en accusant les élites de l'avoir empêché d'exercer pleinement ses prérogatives de Chef de l'Etat", s'amuse Dominique Garraud de La Charente Libre.

Pour Pascal Jalabert du Progrès "les 'désamoureux' peuvent aussi interpréter cette position d'un Président en riposte comme une esquive du bilan et du programme." Tant pis pour ceux qui attendaient le programme regrette l'éditorialiste de Paris-Normandie Michel Lépinay. "On attendait un affrontement de programmes anti-crises, plus ou moins libéraux, ou plutôt sociaux-démocrates, et l'on nous projette la guerre entre la France et l'anti-France, les républicains et leurs ennemis !", regrette-t-il.

Hervé Cannet (La Nouvelle République du Centre-ouest) résume le discours de Marseille : "Sus au rival que l'on ne nomme pas, traité de démagogue et de menteur ; sus aux élites ; sus aux corps intermédiaires ; sus à tous ceux qui n'aiment pas la France." Dans La Croix, François Ernenwein regrette la bipolarisation du débat et exhorte à la prudence "d'autant plus nécessaire que cette logique binaire porte une part de risques. Elle s'accompagne notamment d'un appauvrissement des discours." "Nicolas Sarkozy n'est pas le général de Gaulle", veut bien admettre Paul-Henri du Limbert du Figaro, qui suggère pourtant sa proximité avec son illustre prédécesseur : "à Marseille, le président de la République n'a pas mis un képi sur la tête ni n'a endossé un uniforme, il a simplement proposé une vision exigeante du pays et cité le général de Gaulle."

sep_haut

  • angelle6369Le 21/02/2012 à 11h47

    Il peut dire tout ce qui lui plaira, la mayonnaise ne prend plus, pour beaucoup il a trahi notre confiance !! donnez moi une seule raison de lui donner une deuxieme chance ?

  • atomiqLe 21/02/2012 à 10h17

    Monsieur Sarkosy est le président non du peuple mais des mensonges !

  • cars38Le 20/02/2012 à 19h21

    Le programme de hollande va multiplier ce bilan par dix et vous serez le premier touché ....

  • syberyaLe 20/02/2012 à 19h03

    @belialgoth--Excellent !!! ceci dit il compensera en dansant, il est fort en expression corporelle, à défaut de l'être ailleurs....

  • matgerLe 20/02/2012 à 18h58

    Je vous conseille vivement de vous vacciner contre les promesses de F.Hollande,parce que là,ni guérison ni rémission pour la France,c'est la mort,et rapide !

      Présidentielle 2012 : les dernières infos

      • Les législatives, premier ring de la bataille Copé-FillonLa soirée du 1er tour avec les militants UMP

        L'UMP a décidé de nationaliser la campagne des législatives, avec deux meetings nationaux prévus. L'occasion pour les deux rivaux de commencer à conquérir le coeur des militants en vue du congrès de l'automne.

      • Le patron des "Inrocks" rejoint l'équipe de François HollandeDavid Kessler, qui fut directeur général des "Inrockuptibles" avant de devenir directeur de la publication du Huffington Post, et désormais conseiller de François Hollande (10 janvier 2012)

        De David Kessler, qui fut directeur général des "Inrockuptibles" et devient conseiller "culture et communication" du président, au médecin en chef Sergio Albarello en passant par le conseiller presse Christian Gravel, François Hollande a nommé 31 personnes pour l'entourer à l'Elysée.

      • La baisse des salaires des ministres ? "Une imposture" pour CopéJean-François Copé

        Le premier gouvernement Ayrault compte "14 membres de plus" que le premier gouvernement Fillon, note le secrétaire général de l'UMP. Il estime donc que ce gouvernement va coûter beaucoup plus cher au contribuable.

      • Et la palme de la passation la plus émouvante revient à... Mitterrand et FilippettiPassation de pouvoir à la Culture entre Aurélie Filippetti et Frédéric Mitterrand, le 17 mai 2012.

        Frédéric Mitterrand a passé jeudi le témoin de la Culture Aurélie Filippetti lors d'une passation de pouvoirs qui restera, peut-être pas dans l'Histoire, mais au moins dans les mémoires.


      logAudience